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mercredi 20 août 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 20 août 2008
Je reçois aujourd'hui la confirmation du décès de Stéphane Darnat il y a trois semaines, le 30 juillet 2008 à l'âge de 34 ans. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
mercredi 20 août 2008
Investissements publicitaires en France au premier semestre 2008
- (1) Presse....... 3.821.000.000 € (+ 4,3 %)
- (2) Télévision.. 3.799.000.000 € (+ 1,8 %)
- (3) Internet..... 1.828.000.000 € (+38,1 %)
- (4) Radio........ 1.649.000.000 € (+ 3,2 %)
Source : IAB
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mardi 19 août 2008
Par Léo Scheer,
mardi 19 août 2008
(Bré.III-1) Le bien et le mal sont à prendre en un sens pragmatique et tout à fait extra-moral, enracinés dans ce que l’individu ressent tantôt comme joie, tantôt comme tristesse. Ce sont les vecteurs sur lesquels s’engouffre l’effort qui nous conduit à persévérer dans l’être, des ascenseurs capables de frayer la voie vers une vision renouvelée de nous-mêmes et de la nature. Au lieu de se soumettre à l’objet, le désir le produit. Au lieu d’imaginer une vérité extérieure à l’idée, l’âme doit la ramener dans l’intériorité de la pensée (« Par idée, j’entends un concept de l’Esprit que l’Esprit forme en raison du fait qu’il est une chose pensante » Eth. Déf. 2, II). Sous ce rapport, il est certain que l’éternité que vise Spinoza sera très fortement liée à ce mouvement producteur du désir mais encore au pouvoir formateur de l’idée. Y a-t-il une limite à ce pouvoir de l’idée et du désir ? Peut-on souhaiter leur extension maximale ? Comment, en s’appuyant sur un désir ainsi défini en son immanence, devenir éternel et ne déployer que des idées adéquates? Telle est finalement la question que L’Ethique va creuser au point de ramener Dieu lui-même dans cette nature qui en constitue le déploiement. Pas de chiquenaude initiale comme chez Newton, ni d’horloger hors l’horloge. Le Dieu de Spinoza est pris jusqu’au cou dans la nature : Deus sive natura, un point c’est tout ! En sorte qu’il serait tout à fait absurde de supposer que nous soyons des élus dans cet auto-déploiement de l’être constitutif de la nature, ou pis que nous soyons « un empire dans un empire ». Lire la suite
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Par Léo Scheer,
mardi 19 août 2008

Jour J pour la mise en vente du FlasPop de la lecture (Livre-Audio) par Nathalie Rheims de son livre Le chemin des sortilèges qui sera dès demain (20 août) en librairie. En cliquant sur la page d'accueil du site des E.L.S. vous voyez apparaître le FlashPop que vous pouvez soit acheter en ligne (Pay Pal sécurisé), soit commander si vous êtes libraire. (Nous contacter) pour connaître les conditions de vente aux libraires. Pour ceux qui voudraient payer par chèque bancaire, ils peuvent utiliser le formulaire "Nous contacter".
En savoir plus sur le FlashPop.
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Par Léo Scheer,
mardi 19 août 2008
Ref, the stacks in the cornfield. Actually the area under wheat & barley was about the same, & the crop makes 4 stacks, 2 of 30’ x 18’ x 24’ (high) & 2 of 18’ x 15’ x 20 (high.) This works out at about 28, 000 cubic feet of stack for 22 acres. Yesterday fine and rather windy. A fair number of ripe blackberries. Elderberries changing colour rapidly. Hazel nuts almost fully formed. Valerian & mulleins over.
For improving finish of cement.
NEWSPAPER CUTTING
London, W.C.1. You can, however, hasten the setting, improve the strength and wearing qualities, and reduce porosity, by treating the finished work with a special solution after the cement has set. These solutions have the effect of slowing up the drying if mixed with the gauging water, but they increase speed of curing or final setting if applied in the form of a wash. Common washing soda 1lb. To 2 gallons of water is one method of hardening. A superior result can be got by a wash of sodium silicate (water glass) by adding 1 part of liquid sodium silicate to 4 parts of water (5 parts altogether). The tiles are washed with a rose can a week after making, and the silica sinks into the pores of the cement and forms a “gel” which chemically hardens and renders the cells further water and oil resisting. A second was a few days afterwards gives still further improvement. (7363)
Weather today cold, blowy & rather wet. Haws getting quite red. Some rain in the afternoon.
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Par Léo Scheer,
mardi 19 août 2008
(Bré.II-1). Le principe d’inertie que Descartes avait plus ou moins formulé et qui connaîtra toute sa fortune avec Newton veut dire que rien dans la nature ne possède de force propre ou ce que Spinoza appellerait Conatus. Un corps en mouvement le conservera aussi longtemps qu’il ne rencontrera pas un autre corps pour lui faire obstacle et un corps en repos restera en repos tant qu’un autre ne lui communiquera pas le sien. Toute force est, pour cela même, transmise. Au point d’ailleurs qu’il faudra imaginer un coup de pouce initial, un principe extérieur à la nature pour expliquer l’origine du mouvement. Toute animation observable, la plus infime comme la plus spectaculaire, ne serait alors que le résultat d’une transmission ou d’un mouvement d’emprunt, celui que la loi des chocs permettra de formaliser. Une horloge suppose qu’on la remonte de l’extérieur selon un ressort qui est dépourvu d’impetus ou d’impétuosité. On pourrait dire appétit, volition comme les physiciens du moyen âge pour expliquer comment la chute d’un corps puisse s’accélérer. Descartes nous débarrasse de tout ce langage en même temps que de toute énergie dans la matière. Il s’agit simplement d’une tension, comme le ressort des automates, et qu’un système de rouage va distribuer selon plus ou moins de complexité. Mais aucun rouage ne manifeste un effort. Son mouvement ne lui appartient pas et en cela reste inerte, ne désire rien, ne manifeste aucune puissance propre.
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Par Léo Scheer,
mardi 19 août 2008
Je crois bien que nous avons été repérés dans nos activités pirato-participatives par 20Minutes.fr, ce qui prouve qu'on peut faire grève en restant sur le pont. Nous sommes signalés ainsi :
"Sur ce blog seront publiées au fur et à mesure les pages des journaux «domestique» et «politique» qu’Orwell a rédigés de 1938 à 1942. En anglais (mais l’éditeur Léo Scheer propose des traductions en français ici). Le tout est assorti des notes de Peter Davison (celles qui se trouvent dans les «Œuvres complètes» d’Orwell) et a été validé par Richard Blair, fils adoptif de George Orwell et héritier des droits de l’auteur de «1984».
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lundi 18 août 2008
Par Léo Scheer,
lundi 18 août 2008
Voici le premier des 6 billets de l'abrégé de Jean-Clet Martin, proposés à la discussion avant sa reprise en M@nuscrits puis sur papier :
(Bré.I-1) « Une chose, selon Spinoza, ne peut être détruite que par une cause extérieure » (Eth. 3, III) . C’est là une nécessité absolue : il ne peut pas suivre de l’essence d’une chose -ou de ce qui la définit de l’intérieur- d’envelopper ni de contenir le principe de sa destruction. « Aucune chose ne contient en elle rien par quoi elle pourrait être détruite autrement dit qui nierait son existence ; mais elle s’oppose au contraire à tout ce qui pourrait la nier » (Eth. 6, III). Il s’agit du grand principe selon lequel, comme le redira Bichat, la mort provient de l’extérieur : une mauvaise rencontre, un virus, un oxygène utile mais qui ne se compose avec ma nature que très partiellement en la détruisant progressivement. Chose inévitable, du reste, pour autant que nous appartenons à une nature qui nous modifie de multiples manières et que même la nourriture dont nous avons besoin n’est pas absolument pure d’éléments qui souvent disconviennent à notre nature.
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dimanche 17 août 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 17 août 2008
M@nuscrits mettra en ligne en septembre un petit "bréviaire" (6p) de Jean-Clet Martin. En voici la préface. Je la dédie à George-s pour sa résurrection permanente et, bien sûr, à l'auteur du blog de Philippe Val pour ses méditations.
"Abréger l’éternité : un projet qui rime à merveille avec l’art de la fiction pratiqué par Borges, un art incisif comme l’ongle qui pèse sur sa pointe à la rencontre de la matière, en un seul point, un seul impact rétréci. Mais l’abrégé est, en outre, un art de la Logique qui consiste à raccourcir et simplifier au maximum les chemins de la démonstration. Il s’agit là d’une méthode d’écriture qui conviendrait à merveille à L’Ethique de Spinoza où l’éternité est approchée selon l’ordre axiomatique de la géométrie.
Un abrégé serait une forme d’abréviation qui ferait essai au sens le plus noble du terme, essai ou expérimentation, tentative de réaliser un précipité comme cela advient du coté de la chimie lorsqu’elle extrait l’essence d’un parfum, parfum d’éternité. Spinoza parlera, quant à lui, de substance, étoffe qui va au plus simple et pare au plus pressé. Normal en ce sens qu’on ait, chez Spinoza, une seule substance pour une infinité de modes – ou de modulations - comme on imaginerait une tunique infiniment fripée, recouverte de plis, inextricables à la façon des fleuves. Les plus larges seraient des attributs produisant le sens des courants, tandis que la myriade des affluents désignerait les modes capables de capter, de diversifier ces cours. Et plus on approchera de l’étoffe, plus fines, plus nombreuses seront les ridules en mesure de la froisser.
Mais du précipité ainsi chiffonné, il sera question surtout dans l’art cinétique des vitesses, des accélérations qui constituent le rythme même de L’Ethique lorsque le propos s’intensifie pour se muer en un éclair, un réseau instantané comme celui, moins fluvial, de la lumière qui joue sur les deltas de Vermeer, quand, dans le Livre V achevé par Spinoza, l’éternité enfin adviendra sous un événement inscrit dans nos corps autant que dans nos âmes : une brûlure de notre existence qui ne saurait s’effacer jamais et qu’il ne tient qu’à chacun de développer ici-même. Alors on pourra comprendre peut être que, sur les fleuves de Vermeer et Spinoza, joue la même lumière que sur les rives de l’Alhambra. D’où qu’on l’aborde l’intuition sera la même. Devant sa splendeur Mahmûd Shasbestari pourra dire que la nature toute entière « est un miroir, dans chaque atome se trouvent cent soleils flamboyants. Si tu fends le coeur d’une seule goutte d’eau, il en émerge cent purs océans…"(1)
(1) Eva de Vitray-Meyerovitch, Anthologie du soufisme, Paris, Sinbad 1986, p. 290, cité également par Christine Bucy-Glucksmann, in Philosophie de l’ornement, Galilée, p. 99."
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Par Léo Scheer,
dimanche 17 août 2008
Chaud et beau, plutôt venteux
L’orge, du champ de 22 acres, n’est pas encore en gerbes, mais le blé est gerbé et produit deux gerbiers mesurant, autant que je puisse en juger, 30’ par 18’x 24’ (hauteur) & 18’ x 15’ x 20 (hauteur). Si ces estimations sont correctes, cela représente plus de 4.000 mètres cubes de gerbes soit une tonne de grain. NB. Vérifier lorsque tout le champ sera gerbé.
Herbe à chat, menthe poivrée et tanaisies donnent à plein. Séneçon et laurier de Saint-Antoine sur le point de germer. Quelques mûres sauvages à maturité. Le sureau vire au pourpre. Les planches en chêne etc, issues des branches et non du tronc, connu pour être du chêne bâtard et meilleur marché. Des madriers désaffectés sont vendus ici à 1£ =1 =0 10 cwt. Ce qui représente environ 1/- chaque, ie. 2d pour un pied.
Coupure de journal
Le bois de Greenheart, probablement le plus durable au monde, entre dans la famille du laurier et pousse au sommet des versants des hautes terres de la Guyane britannique. De couleur vert foncé, il est si lourd qu’il coule et requiert un bon lustre. Sa grande élasticité le rend parfait pour la fabrication de cannes à pêche et l’extrémité des queues de billard, il entre dans la catégorie A1 du Lloyd’s dans la construction navale et nous sert en outre de piliers pour les pontons, les jetées, les docks et les écluses. Il résiste à l’attaque des parasites sous-marins tels que le termite de mer et - beaucoup moins vulnérable que la plupart des bois - même des bois durs tropicaux, à l’attaque des termites terrestres.
Le bois de Greenheart a été amplement utilisé dans la construction du canal de Panama. Ailleurs, on a sorti de l’eau des piliers conçus dans ce bois, pour les découvrir en excellent état de conservation après 80 ans passés en immersion.
Au musée de Glasgow, deux madriers récupérés des restes d’un naufrage sur la côte ouest de l’Ecosse depuis plus de 18 ans : l’un, en teck, tombe presque en poussière; l’autre, en bois de Greenheart, est légèrement piqué à la surface. Un tronc de bois de Coeur mesurant 45 pieds sur deux pieds sur deux, pèse six tonnes. A.B.
(Traduction de Zoé, liens de Christians, le 17 août 2008) Lire la suite
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samedi 16 août 2008
Par Léo Scheer,
samedi 16 août 2008
Un iceb@rg est un fragment de M@nuscrit qui s'est détaché du texte pour venir flotter à la surface d'un blog.
Voici le bout d' Une complétude de Beauté et beauté le roman d'Alain Descarmes, un ami de Duras.
1. Cela se passe à Paris au printemps. Deux personnes s'aiment en présence d'une troisième, à moins qu'il ne s'agisse de l'absence de cette troisième personne. Et à moins encore qu'il n'y ait là qu'une seule personne. Cela se passe à Paris au printemps, et à Calcutta. A l'origine je n'avais pas mesuré la permanence de Calcutta en moi, quelque chose comme cela, au-delà de l'alternance de mes voyages là-bas. Mais je supposais désormais la réalité de cette permanence, d'une répétition et d'un arrachement, de cette sorte de dépossession : je commençais à reconnaître quelques phénomènes épars, tout le long de la surface du temps et voyage après voyage, qui témoignaient de cette répétition et de ma dépossession d'alors, qui témoignaient de Calcutta.
Combien de temps duraient mes absences ? C'était d'une violence physique précise et incontrôlable, celle d'une aimantation soudaine et exclusivement intime en son amorce, même si la chose déviait rapidement et inévitablement en direction de quelques autres : sans doute y avait-il toujours eu une joie en cette violence, j'en conviens aujourd'hui, une irradiante joie intime et aucune autre cause à cela, à cet arrachement de Calcutta. Mais à présent je ne voulais plus. Je ne voulais plus laisser faire ni laisser venir cela. Comment s'y prendre ? Lire la suite
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Par Léo Scheer,
samedi 16 août 2008
Plusieurs jours de temps instable, pluvieux & parfois chaud. L’essentiel du blé et de l’orge est à présent coupé et en gerbes. Cueillette de mûres sauvages plus ou moins mûres par des enfants, il y a deux jours. Ai vu un hibou blanc il y a deux nuits. Et puis aussi, de loin un autre oiseau, probablement un petit hibou.
Les marrons d’Inde ont trouvé leur taille mais pas encore la maturité. Les cônes de houblon environ de la taille de noisettes. Hier, je suis retourné au Zoo*. Une nouvelle portée de lionceaux blancs, un petit peu plus gros qu’un chat domestique & attirent une grande curiosité. Ceux nés, il y a un an à peine, sont à peu près de la taille d’un Saint-Bernard. La ration de viande pour un lion - sachant que c’est le seul repas de la journée - semble de l’ordre de 6 ou 7 livres.
Le mouflon de Sardaigne¹ a de gros pis comme la chèvre & donnerait probablement une pinte ou davantage. Je remarque que les sabots du zèbre, du moins la paire postérieure, sont plutôt perpendiculaires quand ceux du zébrâne ressemblent plus aux sabots du cheval. L’hybride a des oreilles très légèrement plus larges, sinon en ce qui concerne la silhouette, il est presque semblable au zèbre.
¹A wild sheep found in the mountains of Sardinia and Corsica but, by extension, any large, wild, big-horned sheep.
Traduction par Zoé le 16.08.08. Lire la suite
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vendredi 15 août 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 15 août 2008
Pour Antoine Lefébure les opérations en Géorgie marquent un tournant dans l'utilisation du Net (Google) dans le domaine militaire, comparable au rôle joué par la télévision (CNN) en Irak. Il souligne également l' importance croissante des organismes de recherche (spécial Seds) qui suivent l’activité d’Internet.
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Par Léo Scheer,
vendredi 15 août 2008
Sur le site Europa Film Treasures on peut voir le film de John Ford Bucking Broadway DVD offert en supplément de la livraison 2004 de notre revue Cinéma 08 .
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Par Léo Scheer,
vendredi 15 août 2008
J'évoquais les enjeux rhétoriques du Net. Ce qui est en train d'apparaître en Chine semble confirmer cette tendance. Pour passer entre les mailles du filet d'un logiciel il faut créer une nouvelle langue et imposer de nouvelles règles, ce qu'est en train de faire la blogosphère chinoise.
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