Le mercredi 3 septembre 2007 j'accompagnais Nathalie Rheims dans les studios de la Plaine Saint Denis pour l'enregistrement du "ça se discute" qui sera diffusé le mercredi 10 octobre à 22h35. Le thème : "Pourquoi aiment-elles un homme dangereux ?" Jean-Luc Delarue reçoit des jeunes femmes venues témoigner de leur souffrance et de leur amour. Il a demandé à Nathalie Rheims d'être le "grand témoin" de cette émission, car "Journal intime", son dernier roman évoque ce type de passion et de douleur. J'adore "ça se discute" qui est, pour moi, la meilleure émission de la télévision. Par ailleurs, Jean-Luc Delarue est un ami, c'est une personne pour qui j'ai une affection un peu filiale et familiale. J'avais créé, en 1986 une chaine de télévision qui s'appelait TV6, c'est là que Jean-Luc a commencé et c'est aussi là que j'ai rencontré Nathalie. On est bien là dans un "Journal intime". Nous étions installés dans une loge avec Anne Procureur, en train de regarder l'enregistrement, lorsqu'arrive Emmanuel Pierrat, auteur et avocat (entre autres) des Éditions Léo Scheer ("L'édition en procès" en 2003 et "Fin de pistes" en 2006), et dont je suis l'associé dans les Éditions Cartouche. Je découvre que Jean-Luc Delarue enchaîne avec l'enregistrement de l'émission suivante : "Paparazzi", consacrée aux problèmes de la protection de la vie privée et de la presse people. Parmi les invités, Emmanuel Pierrat, avocat des éditeurs et des écrivains, qui est également devenu un spécialiste de ces questions de protection de la vie privée et Daniel Ducruet, ex mari de Stéphnie de Monaco, qui a une certaine expérience du sujet. Jean-Claude Elfassi, paparazzi invité dans l'émission, a pu en découvrir les effets. Voici le témoignage exclusif d'Emmanuel Pierrat qui a été par ailleurs choisi comme avocat par Daniel Ducruet dans cette affaire :

" Le plateau était constitué de trois catégories d'intervenants. En nombre, disséminés, des people en tous genres (Richard Virenque, Eve Angeli, Laurence Bocolini, Amanda Lear, Elena, la "Russe de Nice People", quatre rescapés de Secret Story et Daniel Ducruet). Deux paparazzi, Joël Dubois "honorablement" connu, et Jean-Claude Elfassi, récemment arrivé dans ce métier et vite remarqué car il est seul à "signer" ses images, alors que, chez les chasseurs de scoops, la règle serait plutôt "vivons heureux, vivons cachés". Leurs sont adjoints Dominique Cellura (ex-rédac chef de Voici) et le rédacteur-en-chef de "Choc". Enfin. le député Yves Jego, David Abiker de France info, Alexia Laroche-Joubert et moi-même, sommes les "spécialistes/experts".

On l'aura compris, la composition du plateau est modifiée par rapport aux précédents opus de l'émission. Il est impossible de mettre d'un côté tous ceux qui vont faire l'objet de reportages et de l'autre les "sachants". De même, les traqueurs de people, et ceux-ci, sont mêlés...

En coulisses, dans les loges, tout va pour le mieux dans ce milieu où chacun se connaît. Je salue amicalement Nathalie Rheims, qui sort du plateau précédent et repart accompagnée de Leo Scheer et Anne Procureur. Puis, alors que nous sommes maquillés en attendant notre tour, je bavarde avec mes "camarades" d'émission juste avant l'enregistrement. Celui-ci vient de démarrer, quand Jean-Luc Delarue lance un reportage sur Daniel Ducruet. Son interview reprend une fois le sujet passé, lorsque Jean-Claude Elfassi intervient. Nous sommes à peine à six minutes et demi d'enregistrement lorsque le ton monte. La thèse de J.-C. Elfassi, qu'il assènera en termes souvent agressifs durant les quatre heures qui suivent : "vous n'êtes rien" et "je suis le meilleur"... Thèse que ses supposés alliés - son confrère et les deux journalistes de presse people - tenteront de modérer ou contester en vain à plusieurs reprises. Daniel Ducruet s'indigne d'être appelé par son seul patronyme ("Ducruet"), alors qu'il est à quelques mètres de J.-C. Elfassi. Ce dernier enchaîne à coups d'injures, ce qui fait sortir Daniel Ducruet de ses gonds. Les choses sont ensuite confuses, car les amis de Daniel Ducruet se précipitent, la sécurité de l'émission intervient, et le public recule dans les gradins, tandis que les autres invités s'écartent, à l'exception de Laurence Bocolini, installée entre les protagonistes et qui prend fatalement quelques "bleus" au passage. Il faudra un bon quart d'heure pour apaiser tout le monde. Restent ensuite quelques heures d'enregistrement aux phases plus ou moins tendues.



Le lendemain, ChocTV (rappelons que le rédac-chef du titre papier est sur le plateau) diffuse des images volées d'un petit bout des heurts, sans que le spectateur "lambda" qui en est l'auteur ait eu le réflexe de "dégainer" plus tôt son portable... Et J.C-. Elfassi s'en prend, au téléphone, à Laurence Bocolini, dans l'émission de Jean-Marc Morandini, en affirmant avoir tout manigancé avec un complice dans la salle, qui aurait pris les images...

Mieux que la baston-télé-réalité sur TF1, "ça se discute zen" sur France 2 !