"Mon siècle, dans le passé, c’est le dix-neuvième, commencé avec Chateaubriand, et prolongé jusqu’à Proust, qui vient l’achever un peu au-delà de ses frontières historiques, tout comme Wagner est venu lui-même achever le romantisme off limite. Je n’aime pas le dix-huitième siècle sinon peut-être pour un ou deux livres de Rousseau : les livres, non l’homme (les Rêveries, la Nouvelle Héloïse, certaines parties des Confessions). Quelques pages aussi de Sade, qui par ailleurs m’ennuie extrêmement : j’aime bien la Philosophie dans le boudoir et la Révolution commentée pendant les pauses de la fouterie (" Français, encore un effort si vous voulez être républicains "). Ce qu’il y a de meilleur pour mon goût dans l’esprit de l’époque est concentré là, plus nerveusement encore que dans Les Liaisons. Il y avait peut-être dans ce siècle, comme on l’assure, un art de vivre : nous n’en avons plus l’emploi; il y avait aussi des lumières sur la chose publique : nous en avons eu trop l’emploi. Le dix-neuvième siècle est de nature pythique et prophétique : il atteint à des profondeurs divinatoires dont le dix-huitième siècle n’a eu aucune idée, car il éclairait tout et ne devinait rien ; son air de flûte humanitaire etait celui du preneur de rats de Hamelin, mais il ne le savait pas."

"En lisant en écrivant."

José Corti. Le site.

Entretien.

Un balcon en Anjou. par Jérôme Garcin . 24 janvier 2002.

Le prestidigitateur exquis. par Juan Asensio. 23 décembre 2007

La littérature à l'estomac. Site de Pascale Arguedas. Le surréalisme contre le roman. C. Dominguez-Michael.

Préférences. Le Non de Gracq. Le Monde. Pour saluer Louis Poirier et Julien Gracq. Pierre Assouline (La bulle de l'écrivain). (Rome). (Programme des agrégations). (Classique)

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Le joueur de flûte de Hamelin.