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mercredi 7 janvier 2009

918. De la modération.

A priori ou à posteriori.

917. Toute une affaire : conversation avec Sibylle Grimbert

J'aurai l'occasion de vous reparler du nouveau roman de Sibylle Grimbert, Toute une affaire, sur lequel il y a beaucoup à dire, et d'abord qu'il est emballant, la plus belle réussite, peut-être, de cette écrivain unique, rare, merveilleusement singulière. Mais, puisque j'ai commencé par en parler avec elle, je préfère vous livrer d'abord cette conversation, tenue il y a peu dans un café (silencieux) de Ménilmontant. Le reste viendra à son heure, ne serait-ce qu'à l'occasion des articles que ce livre ne manquera pas de susciter, sauf à désespérer de tout.

mardi 6 janvier 2009

916. Claire Guezengar parle de Sister Sourire

… la caméra avait froid, le son est donc un peu capricieux, mais vous y entendrez tout de même très distinctement Claire Guezengar parler de son Sister Sourire, en librairie dès demain.

J’ajoute qu’elle signe son livre vendredi 9 janvier à partir de 19 heures à la Librairie Michèle Ignazi, 17 rue de Jouy, 75004 Paris. On vous y attend !

lundi 5 janvier 2009

915. Fantaisie III : Ah! Que j'aime les critiques ! (Opéra-Bouffe. Musique : Jacques Offenbach)

Alex - C'est intéressant l'évolution des critiques lorsque ce sont justement des personnes qui écrivent qui s'y collent...

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vendredi 2 janvier 2009

914. Extension du domaine de la rétropublication.

Comme le souligne Emmanuel Laurent-Piperno à propos de la publication de son thriller par Simi, la mise en ligne de son M@nuscrit a été une première étape positive pour Expresso agitato. D'une certaine manière, même si le propos et la démarche sont différents, la publication sur papier des livres de Reine Bale : Civilisation perdue chez the Book edition, suivent un chemin similaire.

De leur côté, les ELS publieront entre 8 et 10 livres en 2009 dans la Collection M@nuscrits, mais ce qui me semble décisif pour la rétropublication, si on veut envisager son extension, c'est la convergence à trouver entre la distribution classique du livre (que nous assurons pour la Collection M@nuscrits) et la distribution sur le Net (vente directe ou semi-directe). Il y a de nouvelles formules qui apparaissent, comme celles qu'on observe dans le domaine de la musique, qui permettent de miser, individuellement ou collectivement, sur des tirages limités dont les coûts sont en train de baisser avec les systèmes d'impression à la demande.

P.S. Cet article de Laurent Margantin dans la Revue des ressources à propos L'Autofictif, le blog de Éric Chevillard, rétropublié par les Éditions L'Arbre vengeur de Talence, en librairie le 20 janvier et en vente sur Lekti-écriture.

913. DADO

Nous avons publié en 2005 Notes du dehors de Matthieu Messagier et DADO, mêlant écriture et dessin. Dans notre catalogue il apparaît à Messagier et pas à Dado (ce que nous allons compléter), dont voici, par ailleurs, le site officiel.

jeudi 1 janvier 2009

912. BONNE ANNÉE

00h. 00mn. 01s. 01.01.2009.

lundi 29 décembre 2008

911. Top Blog 2008

Voici le classement littérature établi par Wikio. Ce classement est effectué de la façon suivante :

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vendredi 26 décembre 2008

910. Les m@nuscrits de la semaine 26.12.08

- Éric Meije, Retours difficiles - 26 p.
- Toritana, Gillia, passé composé futur simple - 400 p.
- Perrine Le Querrec, Populations civiles - 32 p.
- Nourit Masson-Sékiné, Tirer la langue sous la pluie - 28 p.
- Manuel Montero, Catherine - 6 p.
- Louis Raoul, La Chambre multiple - 4 p.
- Lislandais, Sex à Reykjavik - la suite - 69 p.
- Isabelle Catherine, Trace de vie - 101 p.
- Françoise-Renée Jamet, Un petit collège si tranquille - 146 p.
- Sylvie Bourgeois, Ariane - 4 p.

909. Voeux.

Voeux pour 2009 :

1) Zoé Balthus :

Chers amis,

Un vif plaisir de coeur me saisit à venir souhaiter, en ces jours de fêtes, que dans vos poitrines battent des émotions pures et vives, que vos âmes s'émeuvent de douces et tendres caresses, que des paroles d'amour et de joie s'échangent avec vos êtres chers, et qu'enfin, avec sérénité, puissent se relâcher les nerfs fatigués et émoussés par les rudes épreuves auxquelles certains d'entre nous aurons été soumis cette année.

Mes remerciements les plus profonds et sincères pour vos nombreux et fidèles messages, témoignages d'amitié si doux et réguliers, pour ces mots que certains choisissent avec tant de délicatesse et de tendresse, d'autres de fougue et de flammes, ou encore de sublime poésie et de spiritualité rare. J'en ai parfois fondu en larmes.

Par bonheur, notre correspondance est aussi l'occasion de délicieux fous rires, d'échanges originaux, irrésistiblement incongrus parfois. Bref, riche et précieuse, elle m'est infiniment nécessaire tout là-bas, à l'autre bout de la terre.

Que de mondes, d'univers et de constellations à découvrir toujours, à dévoiler et explorer encore, à lire et à relire, écrire et composer, écouter et chanter, louer et partager ! Et bon sang, encore, encore, puisque nous sommes vivants, poursuivons, c'est tellement bon !

Et je formule aussi le voeu pieux que nos existences se tiennent autant que possible éloignées des coeurs secs, des esprits faux, du mauvais goût, des vanité fielleuse et méchanceté guerrière, des dangereux tranchants et des sournoises pointes.

Bon Noël et belle année à tous.

Mille fois, je vous embrasse

Zoé

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dimanche 21 décembre 2008

908. Fantaisie II. From : La mort n'en saura rien (?)

À partir d' une idée de 40 !, (venue de La mort n'en saura rien de Georgina Tacou), sur le même modèle que Pirate en perdition, mais en utilisant dans les dialogues le catalogue des ELS. La méthode est la même que pour les récits participatifs : Vous inscrivez votre scène ou dialogue dans les commentaires et je les reprends dans le billet.

Comme le dit 40 ! : "Procéder - pour une fois - avec "ordre et méthode" tel Hercule Poirot... Rédiger une première liste ou un plan au gré de sa fantaisie ou par ordre alphabétique, peut-être ? Je ne pense pas qu'il soit indispensable d'avoir lu le livre au préalable pour utiliser son titre à intercaler dans la fantaisie de "l'ambassadeur". Mais si on ne met pas le lien du titre au livre du catalogue à quoi ça servirait ?"

Cela suppose 1) que je garde comme noms des personnages les peudos qui signent leurs dialogues. 2) que nous ayons une "base" pour l'intrigue. Pour le moment, c'est Alain Baudemont qui propose :

"Nous sommes en décembre de l'année 2008, et ceci est une très p'tiote shortstorie, très p'tiote, mais dans laquelle on peut aisément apprendre, à l'aise quoi, que c'était par une nuit où l'inspecteur Maréchal, de la RGPDSVTR, était en planque.

Eh, oui, en planque, non pas pour surveiller le Pirate en perdition, ce fumeux Pirate en perdition, alias le client roi du douteux bar-tabac de l'Embarcadère...

- Ah, non, pas ça, Monsieur le Divisionnaire en Chef, avait dit, en presque pleurant et tremblant de mille peurs, l'inspecteur, pas le Pirate, il m'a déjà fait le coup du nombril, savez vous, mon Chef, sans compter la lecture à voix haute, je vous dis pas la voix, de son journal extime d'un jeune homme en pleurs; non, pas le Pirate en perdition, savez vous, une fois, que dans son trip, Monsieur le Divisionnaire, voilà t-il pas qu'il clame à tout va, que le bien est un mal.

- Mutineries, hein, c'est ça, Maréchal, nous y voilà, avait répliqué le Divisionnaire, dites donc, Maréchal, vous croyez peut-être que vous êtes en récréation, que l'État vous paye pour écouter les discours d'un poisson bleu ou les fragments d’un jeune homme, vous rêvez, Maréchal, moi, j'voul'dis, vous rêvez...

- Ah, mais j'y pense, là, tout-à-coup, à propos de Roosevelt’s Blues, où vous en êtes de cette histoire, moi, j'voul'dis, en haut lieu, ça grince, ça va sauter....

Mais, en planque, l'inspecteur Maréchal, qu'il était, pour surveiller la monstresse Fleur de Colchide, beau surnom, n'est-ce pas, pour la sorcière au mauvais coeur, mais toujours en chaleur, qui en cette nuit de juste récompense, enfin, c'est ce que disait la sorcière, finissait de toutouiller son breuvage au nom crapuleux de Temps-Déchantements, et qui chantait en boucle, à pleine joie extra lucide, comment se camer avec rien......................
................ Mais déjà, un autre jour vient d’éclore et Jeannette ne pleure pas."

Ceci peut permettre de commencer cette Fantaisie (qui doit se présenter comme une pièce de Théâtre) il faut donc indiquer qui parle, et utiliser les titres du catalogue ELS épisodiquement comme le sont ici ceux des M@nuscrits.

Coccinelle propose une autre approche de l'exercice :

1) L’arrivée

Tout était en l’air à la blogosphère… Une rumeur circulait que les Editons Léo Scheer préparaient un événement qui bientôt ferait couler beaucoup d’encre et grincer bien des dents : le retour de Stalker ! L’enfant prodigue aurait, d’après certaines fuites, accepté de faire partie de l’équipe des critiques littéraires de la nouvelle collection LS M@nuscrits ainsi que de son Comité de lecture.

Toute l’équipe des ELS allait et venait, courait dans les corridors - une fin d’année à boucler avant les fêtes - les uns se réjouissaient, les autres se posaient une foule de questions. Léo Scheer souriait à cette agitation, qu’il ne partageait pas, mais qu’il ne cherchait guère à calmer.

Depuis la Kriz mondiale, il se félicitait d’avoir publié deux auteurs visionnaires tels que Morad El Hattab et Philippe Jumel. Il consacrait des nuits entières à réfléchir comment il pourrait contribuer à sauver l’édition du massacre de la mondialisation sauvage.

De jour en jour, d’heure en heure, de minute en minute, son attachée de presse, Anne Procureur, passait la tête à la porte du bureau de Léo Scheer qui relevait les dernières coquilles de son Traité tandis que Florent Géorgesco ajoutait une dernière touche à la rédaction du prochain numéro de La Revue Littéraire. Enfin arriva le jour du grand rendez-vous.

Scène 1.

Au mur, une horloge indique onze quarante et quelques secondes. L’attachée de presse des ELS toque légèrement à la porte et entre.

ANNE - Et bien ! Pas de nouvelles ?

LEO (un sourire léger au bout des lèvres) - Pas encore, chère Anne. Toujours rien vu venir.

ANNE - J’espère qu’il n’attend pas au Bedford, le pauvre ! Il a l’habitude d’y prendre une collation vers dix heures, si je me souviens bien mais je suis certaine que nous avions convenu qu’il serait ici à onze heures. Maintenant, il faut que je file ! J’ai un déjeuner de direction à treize heures avec la fille d’Antoine. Il y a encore les tickets du TGV à réserver. J’accompagne Nathalie à Bruxelles pour Le Chemin des Sortilèges. La presse belge a beaucoup aimé le livre. Je prévois la course !

Avant de franchir la porte, elle se retourne :

ANNE - A propos, je ne déposerais pas quelques fleurs dans son bureau ?

Florent G. resté silencieux, à ces mots, dépose d’un geste lent et précis son anglaise blonde dans un cendrier d’argent et relève la tête, l’oeil étonné. Le manuscrit sur lequel il était penché glisse sur le sol.

FLORENT G - Des fleurs ?

LEO à ANNE (son oeil est goguenard) - Oui, mon petit, c'est une excellente idée, mais tâchez de lui trouver des dahlias, bien évidement…

Florent G. éclate de rire.

(à suivre…)

de Léo @ 40 ! Bon, c'est encore autre chose, mais peut-être qu'en mélangeant les trois approches, on va y arriver, il faut suivre le "mode Babouk".

À moins d'aller dans cette direction :

Scène 3 :
Personnage : Wrath, Knight, Alex
Lieu : Devant les éditions Léo Scheer

Wrath, marmonnant : Ils crèveront tous, je suis en train de préparer une bombe entre deux podwrath, 2009 sera mon année... Ils vont voir, ils vont voir et plus tôt qu'ils ne le pensent... Tiens... Pourquoi pas tout de suite ?

Knight : Parce que, tout de suite, il neige, ah ! Depuis le temps que j'attendais ça ! Et puis, tout vient à point qui sait attendre, et c'est quand même Noël, soyons charitables, pas si sanguinaires... Même la mort n'est jamais comme ça !

Wrath, collant son front à une vitre pour observer à l'intérieur : En tous cas, y a personne... Ils ont dû faire un feu avec tous les manuscrits qu'ils ne lisent pas et ils sont en train de danser autour. C'est la déconfite gigantale du sérieux cette maison d'édition. Moi je suis pour la résistance infinie, je suis le Marilyn Manson de la littérature !

Alex : Euhhh... Oui, enfin plutôt version dernier album alors, genre bad love / bad songs... "Crevez tous" comparé aux "Mémoires de l'Enfer", c'est un peu le journal d'une serveuse de cafétéria, quand même...

Wrath, indignée : Toi j'te parle même pas, t'es qu'une arriviste dénudée comme les autres. A rêver de côtoyer la hype de Paris, ville ténèbres... Moi, je suis à vif, je suis le désordre des tranquilles, je suis...

Knight, imitant Dale Cooper : Diane, ces gens sont... épuisants...

Alex, minaudant : Complètement Agent Cooper, parlez moi plutôt de vous !

Wrath, furibonde : Je fous le camp. Il faut brûler pour briller, qu'il paraît... Je m'en vais leur foutre le feu !

Alex, haussant les épaules : J'ai jamais bien compris le sens de sa peine... Je suis qu'une majorette, c'est toi qui a raison...

Knight, clignant de l'oeil : Ah !

Scène 4 :

Lieu : Toujours devant les Editions Léo Scheer

Personnages : Knight, seul, Wrath est partie poser des bombes et Alex est rentrée jouer à Silent Hill, Stalker arrive.

Knight, maugréant : Et hop ! Je suis vraiment verni, moi, manquait plus que lui...

Stalker : Hinhinhin... Un apprenti écrivain... Tu remplaceras bien la dinde, pour mon repas de Noël ?

Knight : Te voilà encore lancé dans tes diaboliques fragments, mécréant ? C'est pourtant bien la saison de la trêve... Avec tes pamphlets assassins, tu es pareil à une guillotine, considérée comme une machine célibataire, je te le rappelle.

Stalker, penaud : Hum... Peut être que tu as visé juste, l'amateur... Confidence pour confidence, c'est l'amour que j'attends, comme un veilleur attend l'aurore... Mais rien, rien ! Le néant ! Continuellement, je me retrouve le coeur brisé, le coeur en miettes, le coeur espace vide, trou noir, que nul ne saurait combler. Et pourtant, il en est un que j'aime et que je châtie, comme le dit le proverbe, pour mieux lui camoufler ce feu qui brûle en moi, ce feu, avec lequel je marche...

Knight, rougissant : Un ? Ah... Je... Je vois... C'est vrai que le doux amour des hommes est inégalable...

Stalker : Tu veux dire que... Toi aussi....?

Knight : Hé bien... Je... Hum...

Stalker : Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis soudain envahi de joie, d'allégresse ! Si je te disais donc "Prends, ceci est mon corps", tu n'y verrais pas là le corps du Diable ?

Knight : Oh, Stalky, grands dieux, non... Je... J'en rêve, moi aussi ! Depuis tes premières critiques, je rêve de...

Stalker : Dans mes bras, l'amateur ! Et soyons heureux en ce jour de Noël : l'amour impossible ne l'est plus !!

Les deux protagonistes repartent, bras dessus, bras dessous.

Gniark gniark !

Je ne mets pas les liens. Si vous ne les trouvez pas sur le catalogue des ELS, les réponses sont sur Alex (# 45) et (#73)

Le temps, pour moi, d'arriver dans le Luberon, Charles Muller complétait la démarche d'Alex ainsi :

Perdu le flot, une petite ......taine de titres recyclés. Comme Alex faisait une pause, il est temps de la mettre en scène avec son personnage favori...

Scène X

Personnages : Pirate, Alex

Lieu : un vernissage, galerie Léo Scheer

Pirate (errant près du bar, un peu ivre) : Ah moi, le philosophe-artiste, tout juste bon à me prendre des volées de bois vert, suis-je condamné à la reproduction des profils de mon site perso, comment puis-je garder la flamme dans ce monde ingrat... ?

(il aperçoit une blonde, s'approche d'elle)

Pirate, rougissant et titubant : Puis-je vous faire-part, Marie pleine de larmes et de rires plantée devant moi, de mes nouvelles impressions d’Afrique. Figurez-vous que je reviens du Darfour et que je suis prophète de profession, j'annonce l'éternel retour...

Alex, tout bas : celui-là ne dégage pas vraiment une odeur humaine, on serait au Moyen Âge, il entrerait dans la légende, direct au rayon chimères et gorgones. Peut-être l'effet d'une ancienne défiguration, mais il n'est pas vraiment humain, pas vraiment animal... humanimalités, voilà son royaume, un vrai roman de Stephen King ! Enfin, ne soyons pas petite joueuse... Après tout, si je me dis que cette chose est en plastique, je ressentirai peut-être le sex appeal de l’inorganique.

Alex, forçant un sourire ironique : Ah ? Prophète ? Pouvez-vous m'en dire plus sur David Nebreda dont je regarde ici les oeuvres ? La vie énigmatique des signes m'intrigue et vous me semblez un voyant, en effet .

Pirate : mais oui, exactement, c'est cela, je vois même la lumière invisible à mes yeux, mes dons sont aux dimensions du monde et à chaque seconde penser est une fête ! Savez-vous qu'un ami d'Oléron, féru de bibliomanies les plus folles, m'a donné pour ancêtre Gilgamesh lui-même ? Mais peu importe Nebrada et le lieu de signes, ô ma vierge, votre question se réfère en réalité à l'image hors l'image –, c'est-à-dire à moi, Pirate, légende vivante !!

Alex : non non, je vous assure, vous êtes gentil mais je regarde simplement ces photographies, ces portraits inconnus et...

Pirate, soudain pressant : allons, au diable la pensée dispersée, au diable les jours lents où je vivais sans désir. Au risque de commettre l'offense lyrique, je te le demande sans détour, veux-tu jouer là tout de suite, là dans les parties communes, veux-tu jouer avec le crayon de papa ?

Alex : mais, mais... c'est que vous êtes... terriblement laid ! On dirait, je ne sais pas, la dépouille décomposée des Indiens d'Amérique ayant subi dans leur tombe toutes les colères de la Terre !

Pirate : mais voyons, Alex, les femmes préfèrent les monstres ! Et puis je l'avoue, mon besoin d’amour est impossible à rassasier, trois chats en sont morts, viens avec moi et je te garantis que la mort n’en saura rien, cette fois.

Alex : Je suis ouverte mais là, c'est le retour de Sade, et les 120 journées sont dépassées ! L'enfer dit-on dépasse l'imagination, je dois être plus que damnée, Peut-être si je dissimule votre corps dans un drap, une sorte de housse partie... mais non, même ainsi déguisé, ce serait une succession d'infamies. Seriez-vous prophète, votre corpus christi ne m'inspire rien, ou alors une vision dégoûtante, quand le cadavre bouge encore après l'exécution.

Alex tourne les talons, et va discuter dans un autre groupe.

Pirate, seul : merde, merde et merde, quand pourrais-je satisfaire mon obsession, avec mes amis d'Oléron simuler le retour des rois mage dans un gang bang mystique ? J'ai essayé la concierge, la secrétaire, la stagiaire, l'inconnue.. sans succès ! Malgré le royaume minuscule que j'ai à offrir à ces dames, venir en ce royaume c'est quand même suivre le chemin des sortilèges, vivre le rêve de Balthus ! Tant pis, je vais écrire quelques poèmes et surtout trouver quelques chats dans cette rue sombre...

Jeux :

1) Sans regarder le commentaire de Charles Muller, combien de titres du catalogue ELS a-t-il réussi à placer dans sa très jolie scène ? Numéro complémentaire : rétablir les liens avec les pages des titres cités du catalogue.

2) À partir de cette réplique au dernier billet d'Alex, en cette veille de Noël, imaginer la suite de ses relations obsessionnelles avec Pirate.

Merci à nic pour le temps passé sur ce sacré moteur de recherche :

Pirate marche sur la plage, l'océan l'indiffère. Par temps clair, la presqu'île l'attire au large, vers l'Amérique, dont le rivage est à la fois proche et lointain, et toujours assez loin de l'Europe et son fantôme : le doute. Comme un veilleur attend l'aurore, alors il se tient là, prêt à l'alliance, à dire ceci est mon corps, à ne plus redouter le bonheur de la nuit car la mort n'est jamais comme les mortels l'attendent, n'est jamais que l'envers du jour dans le doux amour des hommes. Lui, l'Enfant, parce qu'il a foi en l'un est la proie de ceux qui croient encore l'amour impossible – pauvres marionnettes que le fantôme de la modernité fait agir et parler. Pirate sait ce qu'il en coûte, il faut brûler pour briller ; continuez, leur dit-il, sans plus d'explications, mon enfance est un plat qui se mange froid, le corps du diable n'en sera pas rassasié. Pourtant, lui, Pirate, ne parvient plus ce matin à s'arracher à l'archipel de la mémoire, à aller où rien ne parle ; la mise à jour qui, au réveil, le libère des pensées de la veille, laissant sa foi à la résistance infinie seul maître du navire, la mise à jour a cédé à l'argent et la mort, concédant hélas enfin au doute, gagnée par la rumeur des espaces négatifs . Si le génial plan marketing des Mariés du Darfour cédait à la pression mécréante des foules, des bouches des armes ? Dès le soupçon, le doute l'a emporté, ouvrant Pirate à l'effroi de la liberté, sans folie de rechange, les lèvres sèches, le cœur amer. Il regarde l'océan à travers les vagues. Si c'était sa dernière journée ? Oui, pourquoi pas tout de suite... Enfin ! poussent de concert l'infâme Docteur Muller et la gironde et sournoise Alex « fire walk with me ».

Merci à nic pour le temps passé sur ce fichu moteur de recherche; sur son # 98 il sont tous en orange.

Pirate marche sur la plage, l'océan l'indiffère. Par temps clair, la presqu'île l'attire au large, vers l'Amérique, dont le rivage est à la fois proche et lointain, et toujours assez loin de l'Europe et son fantôme : le doute. Comme un veilleur attend l'aurore, alors il se tient là, prêt à l'alliance, à dire ceci est mon corps, à ne plus redouter le bonheur de la nuit car la mort n'est jamais comme les mortels l'attendent, n'est jamais que l'envers du jour dans le doux amour des hommes. Lui, l'Enfant, parce qu'il a foi en l'un est la proie de ceux qui croient encore l'amour impossible – pauvres marionnettes que le fantôme de la modernité fait agir et parler. Pirate sait ce qu'il en coûte, il faut brûler pour briller ; continuez, leur dit-il, sans plus d'explications, mon enfance est un plat qui se mange froid, le corps du diable n'en sera pas rassasié. Pourtant, lui, Pirate, ne parvient plus ce matin à s'arracher à l'archipel de la mémoire, à aller où rien ne parle ; la mise à jour qui, au réveil, le libère des pensées de la veille, laissant sa foi à la résistance infinie seul maître du navire, la mise à jour a cédé à l'argent et la mort, concédant hélas enfin au doute, gagnée par la rumeur des espaces négatifs . Si le génial plan marketing des Mariés du Darfour cédait à la pression mécréante des foules, des bouches des armes ? Dès le soupçon, le doute l'a emporté, ouvrant Pirate à l'effroi de la liberté, sans folie de rechange, les lèvres sèches, le cœur amer. Il regarde l'océan à travers les vagues. Si c'était sa dernière journée ? Oui, pourquoi pas tout de suite... Enfin ! poussent de concert l'infâme Docteur Muller et la gironde et sournoise Alex « fire walk with me ».

Et Alex qui voudrait en finir :

Guirlandes électriques ou pas, faut quand même finir la "f@nt@isie" ! Si je récapitule, on a donc Wrath en terroriste, Knight et Stalky qui filent le parfait amour, Pirate en potentiel amant éconduit dont la mélancolie le pousse au suicide. Je ne sais pas trop s'il y aura d'autres propositions (je suis sûre que vous êtes tous en train de penser à la volaille à l'heure actuelle), donc au cas où, je me lance pour le dernier acte. S'il y a des ajouts, on peut toujours les intercaler entre.

Scène 666

Acte 42

Personnages : Babouk, Charles Muller, Dahlia, Knight, Léo, Ludivine, Manuel, Marie L, Marilou, Nic, Nicolaï, NOBODY, Stalker, Véra, Wrath, Alex, etc. Lieu : Quelque part en Bretagne, à la fosse commune pour l'enterrement de Pirate.

Dahlia, bas à l'oreille d'Alex : Vivement qu'ils aient balancé le corps et qu'on entame les festivités, il y aura peut être du kouign aman...

Charles Muller, songeur : Encore de la nourriture... Décidément... C'est un pan entier de la sociologie sacrée du monde contemporain...

Ludivine : Mais qu'est-ce qui lui est arrivé ? C'est la médiocrité de sa prose qui l'a tué ? Ou son manque de panache parmi les Netocrates ?

Manuel : Naufrage, naufrage... La mer l'a emporté.

Véra : Il a sacrifié sa très grande fragilité sur l'autel de cette très grande surface, chaotique et toujours en mouvement, un peu comme il l'était...

Marie L : Tout cela est quand même bien triste. Voyez nous sommes les seuls à être venus lui rendre un dernier hommage... Il meurt dans la discrétion assurée... Quelque part, c'était un grand homme.

Nobody : Un grand con, oui !

Marie L : Oui.

Nicolaï : Mais finalement, il s'est donc suicidé ce derviche ? Ce suppôt de La Machine ?

Babouk, hilare : Il voulait ! Mais suite à ses trois essais de poésie littérale, même la Mort n'en a pas voulu...

Knight, le bras passé autour des épaules de Stalker : En même temps, sa tentative, c'était un peu une fugue inachevée... Il s'est jeté à l'eau... Mais il avait pieds.

Marilou : A l'eau ? Vous voulez dire à la mer ? C'était donc bien un Breton ; à l'avant de soi.

Nic : Et alors ? Pas de visa pour Avalon à la clef ?

Alex : Juste la grande vacance... Il a marché sur un oursin en remontant sur la plage... Et il était allergique...

Wrath, regardant Léo avec méfiance : Moui... C'était surtout un pauvre enfant assujetti à un certain Maître du navire... Il aura découvert quelque manigance quant aux écrivains en série, qui cantonnent les honorables wannabes à une terminal zone...

Léo, magnanime : Le Maître du navire, dites-vous ? M'est avis que nous pourrions vous dégoter une occupation sur les docks, mode d'emploi à la clef !

Stalker, faisant un clin d'oeil à Knight : Ne vous disputez donc pas, si vous saviez... L'amour est sans commune mesure avec la haine...

Babouk, applaudissant des huit pattes : Voilà le corps ! Voilà le corps !

Marilou s'installe derrière une table de mixage et lance un sample de Lesbians on Extasy ; Marie L, Dahlia et Alex revêtent des robes à paillettes et commencent à danser le Time Warp. Ludivine remet à Léo un parchemin sur lequel est écrit un discours, et celui-ci prend place, face à la fosse commune. Le reste du groupe se place face à lui. Non loin de là, un oeillet rouge sur le sable.

Léo : Bon... L'heure du discours est arrivée...

Pour Roger Laporte...

Ludivine, gênée : Il semble que je me soie trompée de parchemin... J'ai dû vous donner les lettres à une jeune actrice à la place...

Véra : Improvisons donc ! Je me lance : La Bible du Mal et l'Evangile de L'Eau...

Charles Muller : Autant de clichés-verre qui auront eu ta peau...

Manuel : Remember me... Ton dernier cri qui résonne ?

Babouk : S'en retourne au silence, et que Dieu nous pardonne !

Tous répètent en coeur, en regardant la fosse commune et en dansant :

La Bible du mal et l'Evangile de l'Eau Autant de clichés-verre qui auront eu ta peau Remember me ! Ton dernier cri qui résonne S'en retourne au silence et que Dieu nous pardonne

Marilou continue de mixer et tous entonnent le petit poème comme un refrain.

Ben euh... Fin ?

(Les oranges sont dans le #108 d'Alex)

samedi 20 décembre 2008

907. Pirate en perdition. par BABOUK (Fantaisie en plusieurs actes) Thé@tre M@nuscrit.

PERSONNAGES

Babouk
Pirate
Alex
Charles Muller
Knight
Clic
Nic
Nicolaï do Russo
Fanfreluche
Nobody
Marie L.
Un badaud
Un deuxième badaud
Une servante
Un routier

M@nuscrit

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vendredi 19 décembre 2008

906. Les m@nuscrits de la semaine 19.12.08

Dans les M@nuscrits reçus cette semaine, à propos de celui-ci :

Chris J. : Poisson bleu (ou ''Les fragments d'un jeune homme handicapé'')

j'avais écrit à Chris J. pour qu'il me parle de lui. Vous trouverez sa réponse* ci-dessous.

Il y a aussi :

Pirate & Co : Le bien et un mal, M@nuscrit d'un autre type, qui reprend les échanges dans la blogosphère, comme Alex l'avait lancé sur son site le 10 décembre.

et

TDDIANA : Mauvais coeur

OUAM-CHOTTE : ça va sauter

MANUEL MONTERO : En chaleur

KONSSTRUKT : Cafards

KENNEDY : Shortstories I

DELAHAYE : Jeannette ne pleure pas

C.C. : Trip

ERIC MEIJE : Discours

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905. LAKRIZ ! Le Feuilleton de Morad & Phill. Deuxième épisode. (2)

II) LE PLAN DE RELANCE OU COMMENT FAIRE UN FESTIN AVEC DES MIETTES…

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jeudi 18 décembre 2008

904. Bio.(14)

La période 1980 / 1981, devient anecdotique.

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