Accueil
Actualité
Catalogue
A paraître
Blog des ELS

Derniers Commentaires...



vendredi 29 février 2008

422. Fashion Week-Fall Winter 2008-3

Aujourd'hui, deux créateurs (que l'on trouve chez Maria-Luisa), Haider Ackerman et Anne-Valérie Hash, plus une star, Stella MacCartney. Haider Ackerman crée des modèles très proches en apparence de ceux de Rick Owens. Mais au lieu d'enrouler les corps dans l'amoncellement des pièces de tissu, il les drapent, puis les nouent d'une manière simple et naturelle. Une partie des cuisses est recouverte jusqu'à laisser place aux jambes habillées de leggings mille fois trop long, qui se plissent alors dans une forme rappelant le drapé. Une onde de matières chatoyantes défaites et nouées en même temps. Anne-Valérie Hash enchaîne une série de combinaisons et vestes dans un imprimé à gros carreaux, gris et orange pâle, façon Oliver Twist. Très géométrique, tout en bousculant les proportions, c'est un peu overdress genre petite robe et fourrure. D'ailleurs, un très joli tailleur court (n°10/35) est fabriqué en peau (ou cuir) de poulain. Je sais pas vous, mais ça me glace un peu. Stella, enfin, poursuit dans la lignée de ses silhouettes oversize, robes et pulls très larges, des "sweaters dress", ceinturées ou lâches, très baba-cool. Et en même temps sexy, car courts sur les jambes. Un sublime manteau-cape, très écolière (n°14/44). Les longues robes serrées aux épaules et les manteaux à manches ballon dévoilent des imprimés anglais anciens. C'est so british, on l'adore.

421. T.M.P.T.M.S / C.T.A.P.C. (2) par les Séditions du Zoeil.

"C'est un fait avéré, les formules du genre "Touche moi pas" attirent différents types de réponse chez les responsables politiques d'aujourd'hui, avec pour trait commun de présenter un caractère éminemment navrant.

Il y avait le mode Chirac, qui consistait à sourire comme un grand con sénile, feignant d'être sourd comme un pot, protocole oblige, et de toute façon avide d'autres paluches à honorer, toujours plus appétissantes, même au Salon de l'Agriculture, que la Bernadette en Aubade.

Passons sur le mode Mitterrand, dont le mode opératoire était d'envoyer un bataillon de barbouzes nettoyer la bouche de l'importun au savon rocheux de Solutré, avant de l'obliger à réciter le Cantique des Cantiques en araméen, à genoux sur une règle en fer à la tranche aiguisée à l'opinel.

Lire la suite

jeudi 28 février 2008

420. Fashion Week-Fall Winter 2008-2

Retenons notre attention sur le défilé du plus oriental de nos créateurs belges et flamands, Dries van Noten. Combinaisons et robes en soie imprimée de motifs chinois ou japonais (gravures et estampes). Parfois madras ou cachemire (comme les vieilles écharpes baba-cool). Des gros pull en mailles reprennent quant à eux les couleurs de Klimt, chamarré de rose et beige doré. Mon modèle préféré, une robe imprimée sous une veste en tweed (n°18/59), mais aussi les pulls brodés portés nonchalamment sur des jupons vifs. Droit, mais pas serré, les tenues de Dries van Noten sont toujours confortables (critère essentiel pour les porter ensuite). Dans le choc entre le froid du satin et la chaleur des fourrures, il nous emmène dans les montagnes du Pakistan. L'autre créateur, Riccardo Tisci pour Givenchy quitte les rivages de Corto Maltese (les ensemble pantalon et caban de l'année dernière étaient à mourir d'élégance), pour une allure plus punk. Fuseau noir ou pantalon vinyle, une kyrielle de chaînes et sautoirs en métal doré autour du cou, le caban juste posé sur les épaules. Plus féminin, moins androgyne, les doudounes vernies donnent un air upper-class (n°21/45). On est plus dans le Givenchy des années 60, que dans les silhouettes garçon manqué. Puis Karl Lagerfeld (pas chez Chanel) propose des tenues chics en noir, sobres, simplement soulignées de low-boots vernis à lacet. Un manteau bleu années folles (n°12/36). Moins de coup de coeur pour les blazers blancs avec noeud papillon noir. Mais la fin est sublime, robes fourreau rehaussées d'une veste courte et large en strass (n°33/36). Pour conclure, la tendance à retenir est le corps couvert de matières tendres, chaudes et moulantes, sur tous les bras et les jambes, avec par dessus des vestes amples et hivernales.

419. Eric Chevillard. @ @ @ @ @

Dans mon "Guide des blogs" L'Autofictif d'Eric Chevillard aura 5 @. Celui ci du 20 février 2008.

"Je dois avouer que je ne comprends pas bien ce tollé qui a accueilli l’idée de notre souverain président proposant que tout homme entre deux âges se voie chargé de perpétuer la mémoire d’un top model sur le retour ; pour ma part, je trouve cette suggestion excellente et je me déclare prêt à assumer jusqu’au bout mes responsabilités.

Passe un père avec ses deux fils qui ont exactement le même visage que le sien, un peu épais, renfrogné, et j’éprouve comme une immense fatigue à vivre en considérant l’absence totale de suspense au départ de ces jeunes existences.

On prend souvent l’écrivain pour un oisif alors que non content de tenir le journal de Jules Renard, il doit encore assurer la correspondance de Flaubert."

418. Fashion Week-Fall Winter 2008-1

Depuis dimanche dernier, les défilés les plus intéressants ont été, selon moi, ceux de Martin Margiela et Undercover. Les lignes de Margiela sont comme d'habitude épurées, les filles ont les cheveux lâchés. Je préfère les tuniques et pyjamas amples & souples, aux vestes trop accentuées au niveau du col (fourrures et bouées de tissu) ou des épaules (carrées type 80). Chez Undercover, les tuniques oversize et les pantalons street-wear accompagnent des silhouettes futuristes, la tête en longueur comme des ET baroques. Galliano pour Dior a volé, pour les coiffures, le style d'Amy Winehouse et Jackie Kennedy. Un peu trop tailleur décliné assez classique, sauf celui en cuir gold (n°35/61) et robes trop rétros. Ann Demeulemester réussit toujours ses vestes tombantes & déstructurées, notamment une très jolie série cape et manteau en violet. Chacun en pantalon et bottes noirs, ils avancent avec une allure grunge, parfois un peu trop déchiquetée. Pour Balanciaga, Ghesquière est encore plus strict dans ses coupes et ses matières. Retour de la cuissarde qui glisse et imprimés très forts. Ma chouchoute (pour le prêt-à-porter, bien sûr), Véronique Branquinho, utilise des textures fluides et douces, rigoureuses tout en étant confortables. Une veste en cuir à mourir (n°12/43). Des combinaisons leggings sur escarpins. Une veste longue à carreaux (n°32/43). Dommage que les cols ne soient pas plus ouverts, sauf pour les modèles boutonnés (qu'il suffira de dégrafer). Tout est visible sur style.com

417. Soirée "Ch'tiffres".

Après l'avant première à Lille la semaine dernière, et la soirée, hier au C.N.C. avec un très bel hommage rendu par Madame la Ministre au rôle joué par les producteurs (auteurs de la maison) pour le développement et le rayonnement du cinéma français (Il faut dire qu'enchaîner dans la même année Ensemble c'est tout, La graine et le mulet et Bienvenue chez les Ch'tis, c'est pas mal), ce soir, c'était la "soirée chiffres". Il s'agit d'un rituel assez stressant, propre à ce métier du cinéma, qui permet d'avoir vers 23h le jour de la sortie d'un film, une idée déjà assez précise de ce que sera le destin de cette oeuvre dans les salles. Sur un grand écran, on voit s'afficher, en temps réel, pour la zone Paris-Périphérie, salle par salle, séance par séance, le nombre de billets vendus. Avec un premier sondage des résultats en province on obtient un ratio Paris/Province qui permet d'avoir une estimation de ce que sera le résultat de la première semaine. Jouent ensuite, le degré de satisfaction à la sortie (qui permet d'estimer le fameux "bouche à oreille") et la politique de distribution qui se calcule en nombre de copies du film qu'on augmente plus ou moins en fonction des attentes des exploitants. Quand je suis parti, on en était à quelque chose comme 113.000 Paris/Périphérie, je n'y connais pas grand chose, mais je crois que c'est un résultat historique. J'ai vu cette équipe, particulièrement chaleureuse, humaine, talentueuse, vivre ce moment d'émotion profonde où les rires se mêlent aux pleures, la joie à la fatigue, le rêve à une certaine sidération. La magie est dans le film, à travers quelques séquences dont on est sûr qu'elle vont bientôt être dans tous les esprits, l'apparition de Galabru, quelques minutes : "Le Nord!", le dialogue Kad/Danny : "Les Chiens", la "tournée arrosée" 10mn irrésistibles, où tout remonte, Tati de Jour de fête, le Corniaud, Bourvil/de Funes, l'émotion de cette femme qui se met à chanter "Dors mon p'ti Quinquin" et peut-être celle qui m'a encore plus surpris (chez moi) de sentir les larmes me monter aux yeux en voyant l'image sublime des supporters du RC Lens dans un stade. Je n'ai toujours pas compris ce qui m'était arrivé. Il faudra que je retourne le voir une cinquième fois pour comprendre.

J'avais dit dans mon billet de retour de Lille que ce film était pour moi l'événement politique de l'année 2008, celui de la France des Ch'tis face à la france "bling-bling", j'ai l'impression que c'est en train de se confirmer. À ne pas confondre avec les clivages politiques classiques ou les rapports de classes, c'est l'expression, le sursaut de cette fameuse "socialité", de son "double jeu" devant tous les pièges de tous les pouvoirs et qui ne se laisse jamais maîtriser, dont la liberté s'enracine dans un fond d'humanité inaliénable. Entre le "Ch'tis" et les "Pauvres cons" les sociologues ont du pain sur la planche pour comprendre ce qui est en train de se passer dans ce pays.

lundi 25 février 2008

416. "Touche moi pas, tu me salis." v/s "Casse toi, alors, pauvre con."

Je soumets à l'analyse cet "échange" à la lumière de la cartographie de Dominique Cardon.

jeudi 21 février 2008

415. Le journal d'Antoine de Baecque

Antoine de Baecque dirige chez nous la collection des "Dictionnaires" consacrés aux grands cinéastes (cf Le Dictionnaire Pialat, ci dessous, avec Angie David, sera en librairie le 3 mars) et tient régulièrement les chroniques "cinéma" dans La Revue Littéraire, publie le 26 février chez Bayard : "Crises dans la culture française. Anatomie d’un échec". Il tient sur Rue 89 un très intéressant "journal de bord culturel", celui d'un historien et critique, passionné de cinéma, ancien chef du service culture de Libération. Voici le billet qu'il publie aujourd'hui.

"Albanel face à la révolte du cinéma: un ministre vers la sortie

Par Antoine de Baecque (Historien) à 07H54 le 21/02/2008

Y a-t-il encore un(e) ministre à la Culture? En tous les cas, il (elle) ne répond guère. Interpellée de plus en plus bruyamment par les acteurs culturels, de tous les bords et de tous les domaines, Christine Albanel se fait la plus discrète possible tout en restant placée sous haute surveillance depuis l’Elysée, où règne un "conseiller du Président pour la culture et l’audiovisuel", l’ex-trublion médiadique mitterrandolâtre Georges-Marc Benhamou.

Ce dernier n’a pas davantage de projet pour la culture, encore moins d’ambition de relance de la politique culturelle, mais du moins peut-il souffler à Sarkozy quelques effets d’annonce, claironnés sur la place publique en guise d’alibi culturel, sans même que la ministre en charge ne soit préalablement mise au courant.

Le cabinet du ministre de la Culture est aussi désorganisé que désemparé, effaré souvent par l’impréparation, l’amateurisme, pour tout dire l’absence de projet culturel, et craint de plus en plus ouvertement le confinement et l’isolement auxquels est soumise Christine Albanel, qui gère à peine les affaires courantes. Comme si elle était, depuis ses premiers pas et la lettre de mission qui lui fut adressée par la présidence de la République dès le 1er août dernier, encadrant significativement toutes ses actions, en état de sursis permanent.

Là voilà cependant au pied du mur. Car, à l’occasion de la cérémonie des César, vendredi 22 février, la profession se mobilise de façon sans précédent, notamment les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, en première ligne dans les suppressions de crédits et le désengagement massif des politiques publiques. Un appel circule, "Vers le démantèlement de la diversité culturelle en France?", dénonçant "la forte baisse des crédits disponibles en Drac (Directions régionales des affaires culturelles) pour les festivals, les associations de salles, les circuits itinérants et, plus généralement, l’ensemble des acteurs de l’action culturelle cinématographique du territoire français".

Lire la suite

mercredi 20 février 2008

414. Nicolas Jones Gorlin : Mérovée. par Sylvie

Je reçois cette note de lecture de Sylvie, que je ne connais pas, sur Mérovée. de Nicolas Jones-Gorlin. Sylvie n'est pas critique littéraire, elle n'écrit pas de romans, elle n'a pas de blog. C' est une lectrice. Elle a lu un livre qu'elle a aimé, elle a eu envie de nous le dire. Je trouve que c'est bien, et qu'il y a de bonnes intuitions dans ce qu'elle dit.

"Le héros de Mérovée est un Roméo des temps modernes mais s’il s’appelle Jean, sa Juliette s’appelle Rachid. Leur histoire est encore plus improbable que celle des amants de Vérone car ils appartiennent à deux mondes qui non seulement se détestent, mais sont diamétralement opposés et murés dans l’incompréhension réciproque. Sauf sur un point, leur mépris pour les “pédés? : Le monde des keufs et le monde des rebeus.

Car Jean est flic et leur amour voit le jour non pas dans un somptueux château italien de la Renaissance, mais dans le parking d’une des cités les plus violentes de la banlieue parisienne.

Et pourtant, la beauté transcende cet univers glauque, beauté des corps, l’un brun et doré, l’autre blond et pâle, mais tous les deux jeunes et musclés, beauté des paysages et des scènes filmés par Rachid qui préfère voir la vie à travers l’objectif de la caméra qui ne le quitte pas.

Point d’angélisme dans cette histoire. Oui, il y a de la “racaille?, des dealeurs, des violeurs, des casseurs. Oui, il y a des flics ripoux, des fascho, des lâches. Mais il y a aussi des purs, comme le père de Rachid, homme à la foi inébranlable, et des braves types qui, comme Jean, sont entrés dans la police pour fuir leur campagne et se retrouvent propulsés sans aucune préparation dans ces zones de guérilla urbaine.

Tous les ingrédients d’un bon roman sont réunis: de l’action, du sexe, du sentiment, de l’émotion, et aussi beaucoup d’humour.

Si j’étais réalisatrice, j’en ferais un film. Je prendrais comme acteurs deux beaux mecs mais j’édulcorerais les scènes de sexe, très crues dans le livre. Il ne faudrait pas que ça devienne un porno gay, ce serait dommage car cette histoire est tellement plus que ça. C’est beau, c’est drôle et c’est émouvant. En un mot, c’est humain car c’est avant tout une histoire d’amour."

Sylvie

413. PRIX LILAS 2008 (2e sélection)

Communiqué de presse – 18 février 2008

Deuxième sélection du Prix Lilas du Roman

Les membres du jury du Prix Lilas 2008 se sont réunis vendredi 15 février à la Closerie des Lilas.

Le jury : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson. Eliette Abécassis, Isabelle Alonso, Noëlle Chatelet, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Christine Ferniot, Michèle Fitoussi, Amanda Sthers.

Une sélection de 6 romans a été établie :

Confidences à Allah, de Saphia Azzeddine (Léo Scheer)

L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt (Albin Michel)

Et mon coeur transparent, de Véronique Ovaldé (L'Olivier)

Chanson pour bestioles, de Cécile Reyboz (Actes Sud)

Rêve d'amour, de Laurence Tardieu (Stock)

La mère horizontale, de Carole Zalberg (Albin Michel)

http://www.myspace.com/prixlilas

http://prixlilasblog.over-blog.com/

Le prix Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l'ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce prix est de promouvoir la littérature féminine. Le Prix Lilas 2007 a été décerné à Anne Wiazemski pour « Jeune fille », paru chez Gallimard.

Remise des Prix de la Closerie des Lilas le 26 mars.

Le Prix Lilas

Les Lilas du Livre : Le Lilas de l'éditrice, le Lilas de l'attachée de presse, le Lilas de la libraire.

Contact Bureau J'm . Marie Jacquier 01 45 25 10 07 jacquier@bureaujm.com

P.S. Lilas de l’attachée de presse (2e sélection) : Marion Barbé (Mercure de France), Anne-Gaëlle Fontaine (Albin Michel), Solveig de Plunkett (Stock), Anne Procureur (Léo Scheer), Sylvie Pereira (Viviane Hamy).

mardi 19 février 2008

412. Refaire la gauche.

L'Université Paris I, Panthéon -Sorbonne, organise le mercredi 19 mars 2008 de 20h à 22h un débat dont le titre est "Refaire la gauche", Avec Judith Butler (La vie psychique du pouvoir), Didier Éribon (D'une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française) et Achille Mbembe (De la postcolonie) qui, bizarrement, n'a pas été publié chez nous. Une autre façon d'aborder la question "polich'tique" actuelle. (cf. Billet N° 411 ci dessous)

411. Bienvenue chez les Ch'ti

In a pont fini dé s’capigner, eud’ s’ahouper, de s’coller des changlées à cause eud’ li ! « L’patois ch’est pont cha », diront les uns alors que d’autres jureront mordicus « qu’ils l’intintent conme cha à tous ches cuins d’rue ! » Ainsi commence l'article de l'Échos du Pas de Calais, pour annoncer la sortie de Bienvenue chez les Ch'ti, demain, le 20 février uniquement dans cette région en attendant la sortie nationale le 27 février. Vous pouvez commencer à apprendre avec le glossaire de Ch'ti. Hier soir, j'accompagnais un des deux producteurs associés du film de Dany Boon à Lille pour l'avant première, (un auteur de la maison, Nathalie Rheims) tandis que l'autre producteur associé, (également auteur de la maison, Claude Berri) recevait à Paris, le Prix du "Producteur de l'année". Lille. En train à partir de la Gare du Nord. Une heure. Tous les "One Men" étaient là, (Elie Semoun, Gad Elmaleh, Michel Bougenah, François Xavier Demaison (bientôt dans Coluche), Arthur,etc...) venus saluer la performance irrésistible de Kad Merad. Au retour, cette phrase pour le film de Dany Boon : "On n'est pas à l'abri d'un triomphe." À mon avis, ce film est le phénomène politique (post "bling-bling) de l'année 2008.

lundi 18 février 2008

410. Le Dictionnaire Pialat

BAT du jour : Le Dictionnaire Pialat, sous la direction d'Antoine de Baecque, disponible en librairie le 3 mars prochain.

Maurice Pialat, mort en janvier 2003, demeure comme le plus grand cinéaste français de la fin du xxe siècle. Nous en sommes sûrs désormais. Ses dix films n’ont d’ailleurs jamais autant été vus, de L’Enfance nue à Van Gogh, de La Maison des bois à Loulou ou À nos amours.

Le Dictionnaire Pialat propose, en deux cents entrées qui tentent de dire au plus près qui il était et ce qu’est son œuvre, une manière originale, ludique et fétichiste d’explorer l’univers du cinéaste. Un monde parcouru de figures familières, de rencontres, d’acteurs et de personnages, de répliques, de récompenses ou de projets non tournés, d’obsessions, d’intérêts et de goûts, d’amitiés, de rivalités et de collaborations orageuses, de coups de gueule revenant de film en film ou passant de la vie dans le cinéma, et du cinéma dans la vie.

Cet outil offre d’indispensables repères pour voir et revoir ses films. Mais c’est également une ouverture vers l’imaginaire et la rêverie qui rend justice au talent singulier de Pialat, à son art unique d’imposer avec des vies ordinaires le roman vrai, foisonnant et vital, de notre temps, sa comédie humaine.

Sous la direction d’Antoine de Baecque, avec la collaboration d’Angie David.

Les auteurs : Vincent Amiel, Philippe Azoury, Antoine de Baecque, Samra Bonvoisin, Sonia Buchman, Marc Cerisuelo, Angie David, Samuel Douhaire, Rémi Fontanel, Marie Anne Guerin, Noël Herpe, Évelyne Jardonnet, Michel Marie, Natacha Thiéry, Francis Vanoye.

dimanche 17 février 2008

409. NORA.

Merci George-s de nous faire découvrir NORA.

vendredi 15 février 2008

408. Accord AuteursTV - leoscheer TV.

J'ai passé un accord avec Nicolas Cauchy pour créer un lien réciproque entre Auteurs TV et leoscheer TV. Avec l'accord de syndication avec libr-critique, cela fait que nous avançons à petits pas.(Je n'abandonne pas la discussion avec l'INA sur les archives littéraires. C'est un peu plus compliqué.

407. Bienvenus à Sexpol

Pour l'édition, l'un des principaux intérêts de l'Internet est de pouvoir faire vivre un catalogue et de soustraire les oeuvres à la brièveté de ce que leur offre la vie mediatique. La presse ne peut traiter un livre que dans les quelques semaines où il est une "nouveauté", ou qu'il revient sous les projecteurs par l'effet de l'actualité (c'est malheureusement, en général, la disparition de l'auteur qui en tient lieu, comme on l'a vu pour Gracq récemment), il est pratiquement devenu impossible d'obtenir des articles pour des rééditions, et totalement impossible qu'on revienne sur un livre paru il y a quelques années.

Sur un site comme le notre, nous présentons régulièrement des ouvrages du catalogue sur la page d'accueil sous le titre : "Le livre du jour". Ainsi, au début de l'année 2008 j'ai mis en ligne dans ce cadre un excellent livre de Christophe Fiat paru en 2003 : Bienvenus à Sexpol. À l'époque, une certaine presse qui d'habitude soutenait cet auteur avait boudé le livre, considérant que l'auteur s'était écarté, en l'écrivant et en publiant chez moi, du champ expérimental où il était apprécié, qu'il avait voulu toucher un public plus large et qu'il s'était fourvoyé. J'avais trouvé cette attitude injuste à l'égard de ce livre et de cet auteur, mais je ne voyais pas ce que je pouvais faire, car l'autre "certaine presse" le considérait toujours comme un auteur "expérimental" et ne voulait donc pas le suivre non plus.

Dahlia, qui s'intéresse à notre catalogue, a lu ce livre et publie une critique sur Strictement Confidentiel, ce 13 février.(je n'étais pas au courant). Cette démarche me semble importante pour l'avenir. Voici son article :

Bienvenus à Sexpol – Christophe Fiat

Écrit par Dahlia le 13-02-2008

SEXPOL. C’est sous ce nom que le psychiatre Wilhelm Reich a créé en Allemagne dans les années 30 « un centre public de recherches et de discussion sur les conditions de vie contemporaines et les conditions d'épanouissement de la satisfaction sexuelle dans les masses populaires » (extrait Wikipedia). ORGONE. Vocable inventé par Wilhelm Reich pour désigner une nouvelle source d’énergie qui découlerait des émotions et qu’il aurait découvert après plusieurs années de recherches. L’existence de l’orgone n’a jamais été prouvée, est aujourd’hui encore considérée comme le délire d’un illuminé par bon nombre de personnes. A noter que Wilhelm Reich a fini sa vie en prison pour avoir refusé de dévoiler la totalité de ses recherches et s’expliquer sur cette fameuse théorie. Si l’orgone aujourd’hui encore a ses ardents défenseurs – il suffit de taper ce mot dans google pour voir fleurir des tas de communautés new age tendance sectaires sur l’amour libre qui s’en réclament – elle inspire aussi la création artistique. Témoin, ce Bienvenus à Sexpol de Christophe Fiat qui se réapproprie les travaux de Wilhelm Reich pour bâtir un roman complètement dingue et tentaculaire qu’on croirait être un cousin éloigné du Videodrome de David Cronenberg.

Sexpol, c’est la ville de tous les fantasmes, une sorte de Las Vegas dégénéré, éclairée par trois lunes et de fréquentes aurores boréales. Sexpol alimente le monde entier en orgone, une drogue qui se propage par les rayonnements des films pornos retransmis à la télévision, une drogue si violente qu’elle provoque des vomissements analogues à ceux qui suivent un bon sniff d’héroine. Christopher est toxico au dernier degré à l’orgone. Professeur de philosophie, il prend de telles doses d’orgone qu’il ne sait plus ce qui délimite sa réalité de son délire monomaniaque ; il visionne jusqu’à la lie les films de la société Marc Dorcel – uniquement ceux avec Laure Sainclair en vedette – rêve de lâcher enfin Besançon/Switzerland où il donne ses cours par visio-conférence et de s’exiler à Sexpol. Sur sa route, il rencontre notamment Dolly, clone de Laure Sainclair et à mesure que son obsession se déploie, il se retrouve pris dans une spirale où il serait le meurtrier d’Anna sa dernière compagne, ce que lui apprend Mr Sylvester, ami de Dolly…

Je disais que le roman de Christophe Fiat est dingue. C’est même en-dessous de la réalité. Bienvenus à Sexpol est un récit qui court sur presque 200 pages sans coupures, sans respiration, comme s’il était rédigé dans un véritable processus hallucinatoire. Ce qui peut laisser craindre un texte incompréhensible voire illisible est balayé en quelques secondes. Le chemin labyrinthique qu’emprunte Bienvenus à Sexpol donne le vertige au lecteur, mais Christophe Fiat, s’il donne l’impression de se perdre dans sa spirale délirante, sait exactement où il va. Mélangeant son récit avec les neuro-transmissions de « Radio-Sexpol » qui se concluent toujours sur la chanson Life on Mars de David Bowie, Christophe Fiat fait de Bienvenus à Sexpol un roman qui aspire littéralement le lecteur. Réflexions philosophiques se télescopent avec des éléments biographiques sur Wilhelm Reich, la réalité du personnage Christopher s’interpénètre avec ses prises d’orgone qui le font parfois s’imaginer devenir une mouche qui serait la spectatrice de son moi humain, ce à quoi le clone Dolly lui répond « Alors, tu as vu le désert ? Ce qui est bien avec l’orgone, c’est que c’est une drogue qui ne modifie pas notre perception de la réalité mais que c’est une drogue qui modifie la réalité elle-même du sujet. On devient double. » Le désert. Oh oui, on le voit. Et c’est sans doute, une des plus grandes prouesses de ce livre, arriver à nous faire entrer dans ce voyage stupéfiant de Besançon/Switzerland jusqu’à Sexpol, où l’intellect heurte sans arrêt le physique, où la couleur bleue, objet depuis toujours de tous les fantasmes artistiques revient toujours, récurrente, obsédante. Un livre hybride et inclassable qui a digéré les obsessions de Reich pour en donner une vision qui va au-delà du fascinant. Là où d’autres auraient voulu à tout prix donner des clés ou des explications hyper-précises, Christophe Fiat choisit de laisser au lecteur de Bienvenus à Sexpol une véritable part de fantasmatique, comme si l’orgone modificatrice de réalité permettait au livre de prendre vie de façon unique dans l’imaginaire du lecteur qui le reçoit.

Bienvenus à Sexpol, Christophe Fiat, Editions Léo Scheer, 2003, 196 pages.

jeudi 14 février 2008

406. Publicité mensongère.

Communiqué : Les Éditions Léo Scheer informent les centaines de milliers de lecteurs de Paris Match, d'amateurs de romans de gare et de fans de la collection Harlequin, qu'elles déclinent toute responsabilité dans les propos tenus par Louis-Henri de La Rochefoucauld à propos du livre de Saphia Azzedine : Confidences à Allah.

405. M. Donnadieu est-elle Marguerite Duras ? Dominique Noguez mène l'enquête

La Revue littéraire aime bien, à l'occasion, lever des lièvres. Le dernier en date nous vaut ce matin la une du Figaro littéraire, qui consacre une page d'enquête à celle que notre ami Dominique Noguez a menée sur Heures chaudes de M. Donnadieu, livre publié en 1941, parfaitement oublié depuis, découvert récemment chez un bouquiniste, et qui pourrait bien être, selon l'auteur d'Amour noir, le premier roman de Marguerite Duras.
Je vous laisse découvrir ses arguments dans la revue ; ils sont solides, vous le verrez, et n'ont d'autre faiblesse que de se voir opposés, par Dominique lui-même, des arguments contraires non moins convaincants ; de sorte qu'on achève la lecture de son texte incertain et rêveur. Je ne pourrais affirmer aujourd'hui, la tête sur le billot, que M. Donnadieu est bien Marguerite Donnadieu, dite Duras. Ni le contraire. Mais, et tel est le parti que le Figaro a pris, la question est désormais ouverte et doit être creusée. Aucun durassien ne pourra plus dormir paisiblement, du moins l'espérons-nous, à La Revue littéraire.
À quoi servirions-nous si nous n'étions capables de vous donner, de temps en temps, des insomnies ?


(portrait de Dominique Noguez : capture d'écran du Cinématon n°319 de Gérard Courant)

mercredi 13 février 2008

404. La paresia des blogs.

Stubborn nous transmet ce texte de Maïté Larrauri sur la paresia qui me semble indispensable pour aborder toute discussion dans la blogosphère et d'une façon plus générale pour comprendre les enjeux de l'écriture sur le net.

"La paresia est née comme un jeu de vérité de la cité démocratique, c’est-à-dire dans un contexte politique où existe la rivalité entre hommes libres, où chacun s’expose pour être vu et entendu par les autres, où chacun dit quel est son point de vue particulier et cherche à convaincre les autres. Il y aura donc, comme nous le savons, toute une stratégie discursive développée dans la cité grecque, ayant pour but de persuader les auditeurs d’un discours. Mais la paresia ne peut être considérée comme une de ces stratégies.

La paresia n’est pas un mode de persuasion, ni un mode de démonstration, elle n’est pas, de ce point de vue, située dans le discours. Parce que la paresia est une connexion entre ce qu’on dit et ce qu’on fait, ce que l’on est. Le « paresiaste » est quelqu’un à qui on reconnaît qu’il dit la vérité parce que son mode de vie en témoigne. Ce n’est pas du tout une technique que l’on peut apprendre.

Lire la suite

403. Claire Guezengar & Tarik Noui à la librairie L'Atelier du XXe (Paris) : demain !

CLAIRE GUEZENGAR & TARIK NOUI sont invités par Georges-Marc Habib à la Librairie l’Atelier du XXe pour une soirée de lectures et de rencontre avec les auteurs, le jeudi 14 février à 20 heures.

Razerka Bensadia-Lavant a sélectionné des extraits de OUESTERN & de SERVILES SERVANTS qu’elle lira en compagnie de Julie Moulier & Akhim Romatif.

Venez !

Librairie l’Atelier du XXe : 2 bis, Rue du Jourdain, Paris. Métro Jourdain. 01 43 58 00 26

mardi 12 février 2008

402. ‘Pataphysique

samedi 9 février 2008

401. Alexandra Lit. / Antoni Casas Ros.

Alexandra Lemasson est comédienne et chroniqueuse littéraire. Parfois, dans l'émission "Vol de Nuit" elle lit des passages de livres dont elle parle. Ce cadre n'est pas très approprié à la lecture de textes, et pourtant, à chaque fois, il se "passe quelque chose". Antoni Casas Ros, l'auteur du Théorème d'Almodovar chez Gallimard, après l'accident qu'il a eu, ne souhaite pas montrer son visage, personne ne l'a vu, pas même son éditeur. Il s'est reconstruit en devenant sensible à des réalités minuscules qu'il aborde dans des nouvelles que nous avons entrepris de publier dans La Revue Littéraire. Ce mois ci, dans le N°33, figure la première de ces nouvelles : "Vulcano", qui est, à mon avis, une merveille. J'ai proposé à Alexandra d'en lire des extraits dans ce "pilote" de ce que pourrait être une émission courte consacrée à la lecture, dont le titre serait "Alexandra Lit". Nous avons décidé, avec Nicolas Cauchy qui a créé AuteursTV, dont nous diffusons déjà plusieurs videos, de diffuser cette "première" sur nos deux sites.

vendredi 8 février 2008

400. Lundi c'est Théorie.

Fresh Théorie.

Lundi c'est théorie.

SPORT 2000, avec Patrice Blouin, Emmanuelle Lainé et Erwan Higuinen, le lundi 11 février à la Fondation d'Entreprise Ricard. 19h. Entrée libre.

"Certes, cette numérisation d’un exercice physique n’est pas tout à fait nouvelle. Elle renvoie à ce qu’on sait par ailleurs des technologies militaires, des jeux d’arcades ou, plus bêtement, des cours de conduite sur écran en auto-école. Mais, pour la première fois, ce type de technique est en mesure d’intervenir sur le sport de haut niveau et d’en modifier la pratique de manière essentielle. S’opère en effet ici une inversion cruciale concernant le lieu véritable de la performance : pour Lewis Hamilton, la course « réelle » n’existe plus que pour valider publiquement une compétence pleinement acquise ailleurs. Pourquoi, dès lors, prolonger les courses « réelles » ? " P.B. 

  • avec

Fondation d'Entreprise Ricard, 12 rue Boissy d'Anglas, 75008 Paris. Métro Concorde.

jeudi 7 février 2008

399. Les femmes préfèrent les monstres de Delphine Vallette

BAT du jour : le premier roman de Delphine Vallette qui paraît dans la collection Melville. Découvrez sa couverture, sa quatrième et une photo de l'auteur. Le livre sera disponible en librairie le 3 mars prochain.

En neuf chapitres, la narratrice de ce roman tendre et cocasse raconte sa vie amoureuse par le menu. De son père au fils de son nouveau compagnon, en passant par son premier amant, son ex, le meilleur ami de celui-ci, son copain chirurgien et son gynécologue, elle dresse le portrait touchant des hommes avec qui ses rapports sont certes toujours faussés mais qui ne l’attirent jamais autant que lorsqu’ils lui en font voir de toutes les couleurs. D’entrée, Delphine Vallette a trouvé le ton, c’est-à-dire qu’elle dit beaucoup en peu de mots. Avec humour, avec un rien de mélancolie, avec un petit grain aussi, elle nous propose un livre qui a tantôt le relief des collines en pente douce, tantôt celui des montagnes russes, toujours celui de la vie.

Illustration Luc Chomarat


Delphine Vallette vit à Paris. Elle est la mère d’une petite fille de 8 ans. Elle est l’auteur, avec Luc Chomarat, d’albums pour la jeunesse, notamment la série des Praline. Elle est aussi graphiste free-lance pour les P.U.F.

397. M@nuscrits phase IV.

"M@nuscrits" n'existe que depuis deux mois, et déjà, on s'impatiente... Il y a un petit embouteillage à la mise en ligne car j'ai demandé qu'on attende la mise en oeuvre de l'interface automatique pour continuer, et qu'il y a un petit problème technique pour que chaque auteur puisse rentrer lui même son texte dans le système flash qui permet la lecture en ligne. Mais ce n'est qu'un aspect de la phase IV qui peut commencer aujourd'hui. De quoi s'agit il? En fait c'est assez simple. Il s'agit d'une nouvelle collection des Éditions Léo Scheer qui va bientôt être lancée en librairie et qui sera réservée aux textes reçus dans ce cadre. Nous regardons avec le service commercial le nombre de titres qui pourront être publiés chaque année (à mon avis pas plus de 6 pour la première année). Nous devons définir les modalités du travail éditorial, c'est à dire de ce qui va permettre de passer du M@nuscrit en ligne au B.A.T. qui sera envoyé à l'imprimeur( j'évalue ce travail à environ 3 mois). Ma préférence va à une transparence du processus, avec les différentes phases d'évolution du texte présentées en ligne (c'est pour cela que le site Bovary m'intéresse) mais ce ne sera peut-être pas toujours possible. Le premier texte que j'ai sélectionné pour faire ce travail est "Rater mieux" de Barberine parce qu'il est "historiquement" le premier de M@nuscrits, qu'il se prête particulièrement par sa forme, son contenu, la personnalité de l'auteur, et le nombre de lectures en ligne, à ce travail expérimental d'édition.

mercredi 6 février 2008

396. Antoine, Bibi et Casimir

Voici le premier épisode d'une nouvelle série amusante qui n'est diffusée que sur internet.
Il s'agit des aventures amoureuses de trois colocataires, Antoine, Bibi et Casimir.
Histoires hilarantes dans l'air du temps et qui pourraient arriver à chacun d'entre nous. Des rencontres foireuses sur internet, des jules qui s'enfuient en catimini, des raisons de rupture carrément idiotes.
Bref des épisodes de 2 à 3 minutes pour rire et sourire le temps d'une pause, pour décompresser et sans "se prendre la tête" (merci de ne pas prendre cette expression au sens propre mais bien au figuré!).

Vous trouverez les autres épisodes sur leur site.

395. Jacques Daniel Nick Oussama de Thomas Lélu

BAT du jour : le nouveau roman de Thomas Lélu, qui sera en librairie le 3 mars. Réussirez-vous à patienter jusque-là ? J'en serais surpris mais il faudra bien. En attendant, vous pouvez toujours contempler la couverture et lire en boucle la quatrième, que voici :

Comment un employé du cyber-café La Raie Net de Passé-sur-Orge réussira-t-il à vaincre Oussama ? Quel est le rôle exact du chien Virgule ? Que viennent faire John Lennon, Elvis Presley, Kurt Cobain et Claude François dans cette histoire ? Faut-il choisir Graziela ou Ségolène ? Jacques succombera-t-il au charme de Rachid ? Pourquoi aller à la Guadeloupe alors qu’on s’amuse si bien en Afghanistan ?
Vous le saurez en découvrant les aventures hilarantes et extraordinaires de Jacques Daniel, le nouveau héros de Thomas Lélu, trois ans après Je m’appelle Jeanne Mass.

©photo : Nicolas Hidiroglou, 2008

dimanche 3 février 2008

394. Propos d'un netocrate sur "Les Netocrates". .

Voici l'entretien réalisé par Peggy Sastre, à l'occasion de la sortie du livre Les Nétocrates, avec Tristan Nitot, publié sur son site : Standblog

Lire la suite

samedi 2 février 2008

393. Une bonne nouvelle pour l'édition française.

Enfin!

392. Fluctuat CIVIL

Benjamin Berton parle de CIVIL de Daniel Foucard sur Fluctuat.net.

Extrait : « Daniel Foucard réussit avec CIVIL un livre quasi parfait, simple, jouissif et percutant, un livre citoyen, intelligent et pernicieusement drôle comme on ne les lit souvent que dans le monde anglo-saxon mais avec un supplément de langage à la française qui en fait un petit trésor national. Dans un contexte général où la tendance est au retour de l'ordre (moral ou non), son CIVIL est un pavé dans la mare sûrement trop délicat pour éclabousser quiconque, mais qu'il faut accueillir avec des matraques à bout fleuri. »

L'article dans son entier ci-dessous :

Lire la suite

390. Les chemins qui mènent à Calaferte (fin) par Elodie Issartel

Pourquoi l’œuvre de Calaferte, qui fait « la synthèse des pratiques littéraires les plus diverses » est-elle autant boudée par la critique ? Pourquoi une œuvre qui allie subjectivité, « mon travail littéraire n’est qu’un journal intime », style lapidaire évacuant le décoratif et proche de Stendhal, « je n’ai nulle tendresse pour le mot rare, m’étant depuis mes débuts choisi un vocabulaire simple qui ait souci d’efficacité, de justesse (Direction) », traits moralistes et créations sémantiques, pour quelles raisons une œuvre oscillant entre lyrisme et aphorismes abrupts, à la fois classique et baroque, rencontre-t-elle une telle indifférence ?

Lire la suite

389. PanAmerica, AFP et "réalisme magique".

On a pu suivre sur ce site le reportage réalisé par Laure Limongi et Emmanuel Tugny auprès d' écrivains majeurs brésiliens sur les traces de l'auteur culte de PanAmérica : José Agrippino de Paula.

Fait rarissime, une dépêche (remarquablement écrite) de l'A.F.P. vient de saluer l'événement que constitue cette traduction et cette publication en France. Un article sur la Web Radio du livre de Radio France a déjà cité la dépèche A.F.P. que je reprends ici :

""PanAmérica", roman "culte" brésilien, livré en France sous la plume d'Emmanuel Tugny

L'écrivain français Emmanuel Tugny, installé à Porto Alegre, au sud du Brésil, vient d'offrir sa première traversée de l'Atlantique en français à "PanAmérica", roman "culte" brésilien, phare du "Tropicalisme".

Auteur notamment d'une biographie romancée, intitulée "Corbière le Crevant" publiée l'an dernier, Emmanuel Tugny vient de livrer la première traduction française de "PanAmérica" de l'artiste brésilien José Agrippino de Paula (1937-2007).

Publiée en 1967, "PanAmérica" est une oeuvre emblématique dans l'histoire de la culture brésilienne, phare du "Tropicalisme" né à la fin des années 60, "un mouvement de résistance culturelle à la clôture dictatoriale dont souffrait le Brésil", déclare à l'AFP Emmanuel Tugny, à Porto Alegre.

Résistance qui s'appuie "sur une forme anthropophagique appliquée la culture pop anglo-saxonne et à la pensée libertaire européenne", précise-t-il.

Le "Tropicalisme" fut en somme la révolution "Pop Art" brésilienne, dont les "trois figures de proue principales", ajoute-t-il, furent Giberto Gil, Caetano Veloso et Chico Buarque".

Et en effet, "PanAmérica" entraîne bien le lecteur dans un tourbillon psychédélique de métaphores loufoques, cyniques, crues, violentes, voire apocalyptiques qui se déchaînent contre la dictature militaire et l'Amérique de Lyndon B. Johnson (1963 - 1969), sous couvert d'un "glamour" hollywoodien, dont l'actrice culte Marylin Monroe, fil conducteur du narrateur, véhicule le simulacre.

A Porto Alegre, aux côtés de Tugny, Laure Limongi, directrice de la collection LaureLi/Léo Scheer, qui publie "PanAmérica", est venue de Paris mener avec lui, "une enquête autour de la personnalité singulière de José Agrippino de Paula".

Elle a ainsi réalisé une série de rencontres filmées avec des auteurs brésiliens en vue, dit-elle à l'AFP, "d'éclairer la période historique de la sortie" de "PanAmérica" et d'aider à en apprivoiser "l'étrangeté".

Interrogé dans le cadre de cette série vidéo, l'écrivain, journaliste et historien brésilien Juremir Machado da Silva éclaire sur "la place importante" que tient Agrippino de Paula dans la culture brésilienne.

Selon da Silva, l'auteur de "PanAmérica" a eu "la capacité de penser" la culture nationale "à un moment important où tout était en train de changer".

Aux yeux d'Emmanuel Tugny, Agrippino de Paula est "une de ces chimères post-modernes avant la lettre que produisent volontiers les espaces magiques comme le Brésil".

L'auteur français "aime" le Brésil "et plus particulièrement San Paolo et Porto Alegre, dit-il, pour des raisons culturelles et politiques".

Professeur de Lettres, diplomate, il s'est installé dans ce pays pour la première fois dans les années 90 pour le travail.

"Pour tout dire, j'en avais aussi un peu assez de la France, de sa résistance ronchon au magique et, à l'opposé diamétral, à elle-même", confie-t-il.

C'est "la disposition allègre au magique" des Brésiliens qui le séduit justement et "la dignité délurée de leur résistance à la mélancolie" dont il "a un goût prononcé".

Interrogé sur sa perception de la vie culturelle et littéraire du Brésil, il il déclarera "sentir tout cela évoluer chaque jour vers plus de conscience de soi et de refoulement des complexes anciens, notamment à l'endroit du -premier monde-".

© 2008 AFP : Tous droits réservés.

Archives Syndication
juillet 2014 (169)
juin 2014 (184)
mai 2014 (138)
avril 2014 (112)
mars 2014 (188)
février 2014 (167)
janvier 2014 (221)
décembre 2013 (168)
novembre 2013 (189)
octobre 2013 (187)
septembre 2013 (207)
août 2013 (186)
juillet 2013 (169)
juin 2013 (184)
mai 2013 (138)
avril 2013 (112)
mars 2013 (188)
février 2013 (167)
janvier 2013 (221)
décembre 2012 (168)
novembre 2012 (189)
octobre 2012 (187)
septembre 2012 (207)
août 2012 (186)
juillet 2012 (169)
juin 2012 (184)
mai 2012 (138)
avril 2012 (112)
mars 2012 (188)
février 2012 (167)
janvier 2012 (221)
décembre 2011 (168)
novembre 2011 (189)
octobre 2011 (187)
septembre 2011 (207)
août 2011 (186)
juillet 2011 (169)
juin 2011 (184)
mai 2011 (138)
avril 2011 (112)
mars 2011 (188)
février 2011 (167)
janvier 2011 (221)
décembre 2010 (168)
novembre 2010 (189)
octobre 2010 (187)
septembre 2010 (207)
août 2010 (186)
juillet 2010 (169)
juin 2010 (184)
mai 2010 (138)
avril 2010 (112)
mars 2010 (188)
février 2010 (167)
janvier 2010 (221)
décembre 2009 (168)
novembre 2009 (189)
octobre 2009 (187)
septembre 2009 (207)
août 2009 (186)
juillet 2009 (169)
juin 2009 (184)
mai 2009 (138)
avril 2009 (112)
mars 2009 (188)
février 2009 (167)
janvier 2009 (221)
décembre 2008 (168)
novembre 2008 (189)
octobre 2008 (187)
septembre 2008 (207)
août 2008 (186)
juillet 2008 (169)
juin 2008 (184)
mai 2008 (138)
avril 2008 (112)
mars 2008 (188)
février 2008 (167)
janvier 2008 (221)
décembre 2007 (168)
novembre 2007 (189)
octobre 2007 (187)
septembre 2007 (207)
août 2007 (186)
juillet 2007 (169)
juin 2007 (184)
fil rss
fil rss commentaires



Copyright
Top