Depuis dimanche dernier, les défilés les plus intéressants ont été, selon moi, ceux de Martin Margiela et Undercover. Les lignes de Margiela sont comme d'habitude épurées, les filles ont les cheveux lâchés. Je préfère les tuniques et pyjamas amples & souples, aux vestes trop accentuées au niveau du col (fourrures et bouées de tissu) ou des épaules (carrées type 80). Chez Undercover, les tuniques oversize et les pantalons street-wear accompagnent des silhouettes futuristes, la tête en longueur comme des ET baroques. Galliano pour Dior a volé, pour les coiffures, le style d'Amy Winehouse et Jackie Kennedy. Un peu trop tailleur décliné assez classique, sauf celui en cuir gold (n°35/61) et robes trop rétros. Ann Demeulemester réussit toujours ses vestes tombantes & déstructurées, notamment une très jolie série cape et manteau en violet. Chacun en pantalon et bottes noirs, ils avancent avec une allure grunge, parfois un peu trop déchiquetée. Pour Balanciaga, Ghesquière est encore plus strict dans ses coupes et ses matières. Retour de la cuissarde qui glisse et imprimés très forts. Ma chouchoute (pour le prêt-à-porter, bien sûr), Véronique Branquinho, utilise des textures fluides et douces, rigoureuses tout en étant confortables. Une veste en cuir à mourir (n°12/43). Des combinaisons leggings sur escarpins. Une veste longue à carreaux (n°32/43). Dommage que les cols ne soient pas plus ouverts, sauf pour les modèles boutonnés (qu'il suffira de dégrafer). Tout est visible sur style.com