Par Léo Scheer, dimanche 3 août 2008 :: #648 :: rss
1. Le lundi 4 août 2008 par Pif
Ah, ah, ah. Est-ce LS l'auteur de cette blague?
2. Le lundi 4 août 2008 par Pif
C'est pas une blague. J'avais pas lu les journaux. C'est déjà dans sa bio sur Evene, Wiki, partout, ils sont très rapides.
3. Le lundi 4 août 2008 par leo
@pif. #1 et 2. J'avoue avoir un peu de mal, parfois, à me représenter ce qui peut se passer dans la tête de certains commentateurs. Cher Pif, avez vous laissé le même genre de réaction "sur Evene, sur Wiki, partout"? Ou est-ce un privilège qui m'est réservé? Parce que,ici, on peut se lâcher, balancer n'importe quoi...
4. Le lundi 4 août 2008 par Pif
Vous pouvez effacer mon commentaire. J'ai voulu vérifier une date sur internet, et je vois 3 août, j'ai pensé qu'un plaisantin avait marqué une fausse date. Sur les journaux internet, il n'y avait rien hier, ni ce matin. Donc, j'ai pensé que c'était une plaisanterie. Cela arrive aussi parfois que l'on donne de fausses infos. Si vous aviez marqué, AS est mort dans la nuit, j'aurais su que c'était une info. Vous mettez souvent des blagues sur votre site, des fausses infos.
5. Le lundi 4 août 2008 par Na prostore. C 44
Clara, qui s'est remémoré "la femme qui lavait l'escalier", cette esclave du Goulag dont le fantôme habite la demeure cossue du procureur makaryguine, a accepté l'invitation de son beau-frère Innokenty Volodine à aller se promener dans la campagne. Innokenty est un sémillant diplomate soviétique et tout lui sourirait si quelque chose ne s'était brisé en lui. devenu conscient du "double thinking" exigé de lui, intérieurement en rupture avec le régime qu'il sert, Innokenty, qui a trop vécu à l'étranger, a soif de Russie, de paysage russe. cette promenade en compagnie de Clara lui apporte la vision de l'Espace russe. Un espace mystique et souillé qui n'en est pas moins liberté spirituelle. - Écoute, soeur ! Comme il est bien que nous soyons venus ici, et pas en forêt. C'est justement ce qui me manque dans la vie : la visibilité de tous côtés. Et cette facilité de respiration. Clara et Innocenty marchent dans un paysage immense, imperceptiblement ondulé et parviennent à un vieux cimetière abandonné, sans palissade, ouvert comme le sont depuis toujours les cimetières russes. d'eux mêmes leurs impers tombèrent à terre, et eux-mêmes se laissèrent tomber assis face à l'Espace? D'ici, de cette pénombre "il se laissait bien voir". Ce cercle magique de l'Espace russe, dont le centre semble être le clocher de l'église de la Nativité (une église abandonnée et souillée qu'ils découvriront plus tard) - c'est le cercle russe, le magique "réservoir visuel" de l"espace russe. Il la regarda de ses yeux malades. Il saisit une brindille cassée en guise de crayon. Sur la terre il traça un cercle. - Vois-tu ce cercle ? C'est la patrie. C'est le premier cercle. Et voici le second (il traça plus large). C'est l'humanité. On croirait que le premier fait partie du second. Rien de tel ! Il y a les murs des préjugés. Il y a même du "barbelé" avec des mitralleuses. "On ne passe pas". Ni physiquement. Ni spirituellement. Par conséquent, l'humanité, ça n'existe pas. Il n'y a que des patries, toutes différentes. cercle carcéral, cercle de la patrie... chacun de ces cercles (tous analogiques) peut enfermer ou libérer. Le cercle de l'espace russe libère celui qui y sait découvrir la liberté spirituelle. Le cercle de l'espace carcéral affranchit le zek qui atteint à la liberté de l'âme. Innocenty enleva son chapeau et sa veste, il était maintenant en chemise blanche légère. Il remit son chapeau à cause du soleil; -Sais-tu à quoi tu ressembles, dit clara en riant. On dirait Essenine de retour à son village natal après l'europe. C'est un thème constant de la poèsie d'Essenine que la mort de la vraie russie. La poésie d'Essenine est tout un long adieu à la Russie : Je suis le dernier poète du village le pont de bois modeste en chansons. J'ai quitté depuis longtemps mon pays Où fleurissent bosquets et près. Soljenitsyne n'aime pas parlé de lui-même. Comme la plupart des rescapés du monde clos du camp ou de la prison, il élève à son tour une clôture entre le monde extérieur et lui même, clôture faite de refus, de silence, de retraite.
Clara, qui s'est remémoré "la femme qui lavait l'escalier", cette esclave du Goulag dont le fantôme habite la demeure cossue du procureur makaryguine, a accepté l'invitation de son beau-frère Innokenty Volodine à aller se promener dans la campagne. Innokenty est un sémillant diplomate soviétique et tout lui sourirait si quelque chose ne s'était brisé en lui. devenu conscient du "double thinking" exigé de lui, intérieurement en rupture avec le régime qu'il sert, Innokenty, qui a trop vécu à l'étranger, a soif de Russie, de paysage russe. cette promenade en compagnie de Clara lui apporte la vision de l'Espace russe. Un espace mystique et souillé qui n'en est pas moins liberté spirituelle.
- Écoute, soeur ! Comme il est bien que nous soyons venus ici, et pas en forêt. C'est justement ce qui me manque dans la vie : la visibilité de tous côtés. Et cette facilité de respiration.
Clara et Innocenty marchent dans un paysage immense, imperceptiblement ondulé et parviennent à un vieux cimetière abandonné, sans palissade, ouvert comme le sont depuis toujours les cimetières russes.
d'eux mêmes leurs impers tombèrent à terre, et eux-mêmes se laissèrent tomber assis face à l'Espace? D'ici, de cette pénombre "il se laissait bien voir".
Ce cercle magique de l'Espace russe, dont le centre semble être le clocher de l'église de la Nativité (une église abandonnée et souillée qu'ils découvriront plus tard) - c'est le cercle russe, le magique "réservoir visuel" de l"espace russe.
Il la regarda de ses yeux malades. Il saisit une brindille cassée en guise de crayon. Sur la terre il traça un cercle.
- Vois-tu ce cercle ? C'est la patrie. C'est le premier cercle. Et voici le second (il traça plus large). C'est l'humanité. On croirait que le premier fait partie du second. Rien de tel ! Il y a les murs des préjugés. Il y a même du "barbelé" avec des mitralleuses. "On ne passe pas". Ni physiquement. Ni spirituellement. Par conséquent, l'humanité, ça n'existe pas. Il n'y a que des patries, toutes différentes.
cercle carcéral, cercle de la patrie... chacun de ces cercles (tous analogiques) peut enfermer ou libérer. Le cercle de l'espace russe libère celui qui y sait découvrir la liberté spirituelle. Le cercle de l'espace carcéral affranchit le zek qui atteint à la liberté de l'âme.
Innocenty enleva son chapeau et sa veste, il était maintenant en chemise blanche légère. Il remit son chapeau à cause du soleil; -Sais-tu à quoi tu ressembles, dit clara en riant. On dirait Essenine de retour à son village natal après l'europe.
C'est un thème constant de la poèsie d'Essenine que la mort de la vraie russie. La poésie d'Essenine est tout un long adieu à la Russie :
Je suis le dernier poète du village le pont de bois modeste en chansons.
J'ai quitté depuis longtemps mon pays Où fleurissent bosquets et près.
Soljenitsyne n'aime pas parlé de lui-même. Comme la plupart des rescapés du monde clos du camp ou de la prison, il élève à son tour une clôture entre le monde extérieur et lui même, clôture faite de refus, de silence, de retraite.
6. Le lundi 4 août 2008 par Véra
Une grande figure de la littérature du XXe siècle qui s’en va. Quand « pompon » sur l’autre billet s’étonne que la presse belge fait peu de cas de l’affaire Siné, en revanche, cette disparition d’un monument de la période dissidente qui a mis en lumière l’existence des goulags, fait la première de la RTBF ce matin tout comme le blog des ELS. Spassiba et mnogoïo lièto !
7. Le lundi 4 août 2008 par serge
A quand L'Archipel en livre de poche ?
8. Le lundi 4 août 2008 par leo
@serge. Je ne sais pas. Sur le blog d'Arthème le dernier billet date du 19 juin.
9. Le lundi 4 août 2008 par leo
@pif. C'est vrai qu'on n'est pas toujours sérieux sur ce blog et qu'il nous arrive de mettre des "nécro-fake" ( comme ceci ou cela, donc votre commentaire se comprend mieux, je le garde, et je vous présente mes excuses pour le #3.
10. Le lundi 4 août 2008 par Dahlia
Aaaaargl y avait ça ce soir et je le prend en cours de route meeeerde.
11. Le jeudi 7 août 2008 par LMarg
Je regardais hier la soirée d´Arte consacrée à Soljenitsyne, à un moment il a lu un court texte, magnifique, intitulé "Le lac", mais je n´ai pas vu de quel oeuvre cela était extrait. Quelqu´un le sait-il ? Il s´agit semble-t-il d´un ensemble de proses courtes.
12. Le jeudi 7 août 2008 par Alain Baudemont
@LMarg. Il s'agit, cher LMarg, du Poème en prose : "Ce qui se passe avec notre âme au cours de la nuit". " Dans la torpeur immobile de ton sommeil, c'est comme si elle recevait la liberté de se détacher de ce corps, de traverser des espaces purs, de se débarasser de tout ce qui est signifiant, qui collait à elle et la ridait la veille et même pendant des années"... La suite est peut-être (je ne suis pas certain) à lire dans : "Études et miniatures", d'Alexandre Soljénitsyne. Poésies Rééditées aux Éditions Fayard Poésie (85 pages) Les textes (de 1958-1960) sont traduits de "Lucile Nivat" ; ceux (de 1996-1998) sont traduit de "Nikita Struve". Alexandre Soljénitsyne chante la nature profonde de la Russie, sa terre natale tant aimée. Ces courts poèmes sont des textes écrits à différentes époques charnières de sa vie; courtes philosophies d'une vie difficile.
@LMarg. Il s'agit, cher LMarg, du Poème en prose : "Ce qui se passe avec notre âme au cours de la nuit".
" Dans la torpeur immobile de ton sommeil, c'est comme si elle recevait la liberté de se détacher de ce corps, de traverser des espaces purs, de se débarasser de tout ce qui est signifiant, qui collait à elle et la ridait la veille et même pendant des années"...
La suite est peut-être (je ne suis pas certain) à lire dans : "Études et miniatures", d'Alexandre Soljénitsyne. Poésies Rééditées aux Éditions Fayard Poésie (85 pages) Les textes (de 1958-1960) sont traduits de "Lucile Nivat" ; ceux (de 1996-1998) sont traduit de "Nikita Struve".
Alexandre Soljénitsyne chante la nature profonde de la Russie, sa terre natale tant aimée. Ces courts poèmes sont des textes écrits à différentes époques charnières de sa vie; courtes philosophies d'une vie difficile.
13. Le vendredi 8 août 2008 par LMarg
Un grand merci, cher Alain, je vais chercher ce livre...
Nom ou pseudo :
Email (facultatif) :
Site Web (facultatif) :
Commentaire :
Ce blog permet une syntaxe wiki simplifiée dans les commentaires. Si votre navigateur est compatible, vous pouvez vous aider de la barre d´outils. Le code HTML sera affiché comme du texte.
Captcha anti-spam : recopiez le code numérique indiqué ci-dessus
Se souvenir de mes informations
Commentaires
1. Le lundi 4 août 2008 par Pif
2. Le lundi 4 août 2008 par Pif
3. Le lundi 4 août 2008 par leo
4. Le lundi 4 août 2008 par Pif
5. Le lundi 4 août 2008 par Na prostore. C 44
6. Le lundi 4 août 2008 par Véra
7. Le lundi 4 août 2008 par serge
8. Le lundi 4 août 2008 par leo
9. Le lundi 4 août 2008 par leo
10. Le lundi 4 août 2008 par Dahlia
11. Le jeudi 7 août 2008 par LMarg
12. Le jeudi 7 août 2008 par Alain Baudemont
13. Le vendredi 8 août 2008 par LMarg
Ajouter un commentaire