Par Léo Scheer, lundi 4 août 2008 :: #651 :: rss
Georges Lapassade est décédé le 30 juillet 2008 à Stains, à l'âge de 84 ans.
1. Le lundi 4 août 2008 par Jojo la Salade
C´était un jeudi et le premier cours devait commencer relativement tôt. Mais il est arrivé avec au moins 10 minutes de retard. Il avait à l´époque un peu plus de 40 ans et était habillé simplement, sans cravate. Il a pris place à son bureau sur l´estrade, s´est assis sur sa chaise, nous a simplement déclaré qu´il ne s´était pas réveillé et s´est tu. Cinq minutes ; dix minutes ; peut-être un quart d´heure. Sans un mot. Il nous regardait, les traits du visage impénétrables, et attendait comme nous l´attendions. Il avait ouvert sa petite serviette de cuir brun et lisait Le Monde de la veille tout en nous suivant des yeux. J´ai oublié ce sur quoi il devait parler, mais le titre de cours était alléchant, comme tous ceux que nous faisaient Jean Duvignaud, qui pouvait parler trois quart d´heure avec seulement devant lui une minuscule fiche sur laquelle il avait écrit quelques mots-clefs. C´était totalement différent des cours des autres enseignants qui parlaient en lisant un papier couvert de notes manuscrites. La réputation de Georges Lapasssade était flatteuse et nous étions tous pleins d´attente. J´ai oublié si nous étions une dizaine ou une quarantaine d´étudiants à attendre qu´il prenne la parole. Nous nous regardions, nous regardions en arrière, à droite ou à gauche, faisions des mimiques plus ou moins dubitatives, mais rien n´y faisait : Georges Lapassade retait silencieux. Je crois me souvenir qu´un ou deux étudiants ont fini par sortir, mais cela n´a pas perturbé Georges Lapassade. Silencieux il était, silencieux il le restait. Il semblait indifférent à notre présence et ne disait pas un mot. Quelques ricanements se firent entendre quand tout à coup quelqu´un dit à haute voix : -"Alors, Jojo La Salade, tu l´fais ton cours ou pas ?" Georges Lapassade lut alors la phrase du journal qu´il avait sous les yeux et improvisa à partir de cette phrase un cours de philosophie politique époustouflant. Georges Lapasade à 80 ans, 2004 : J´ai lu il y a plus de 40 ans, alors que j´étais étudiant, L´entrée dans la vie : essai sur l´inachèvement de l´homme, thèse d´Etat du philosophe et sociologue Georges Lapassade, publiée aux Editions de Minuit dans la collection Arguments en 1963. Georges Lapassade était alors en 1966-1967 un de mes professeurs de sociologie à l´Université de Tours. Je viens de la relire. Henri Lefebvre, autre sociologue, a déclaré au milieu des années 1960, que cette thèse était l´une des dix meilleures thèses du siècle. Je crois modestement que cette affirmation est toujours aussi valable en ce début du XXIe siècle. L´essentiel de cette thèse est dans le sous-titre : la maturité est un leurre ; la notion d´adulte est un mythe. Si le destin des jeunes est la révolte, c´est que la perspective de la maturité dans la société moderne est percue par eux comme un renoncement à soi-même. Leur révolte est un refus de passer par le moule de la normalisation. La réelle maturité consisterait en fait à prendre conscience de notre inachèvement et de l´assumer. Puisque la biologie comme la psychologie montrent que le petit de l´homme qu´est l´enfant est marqué dès sa naissance par son inachèvement, il faudrait admettre que le prétendue maturité à l´âge adulte n´est jamais complète. Georges Lapassade s´appuie sur Bolk, Freud, Marx et Nietzsche, et il cite E. Fromm qui affirme : "La vie entière de l´individu n´est rien d´autre que le processus de donner naissance à soi-même ; en vérité, nous serons pleinement nés quand nous mourrons" E. Fromm, "Le drame fondamental de l´homme : naître à l´humain", L´Age d´homme no. 106,cité par Lapassade dans L´entrée dans la vie, Editions de Minuit, 1963, p. 32.
C´était un jeudi et le premier cours devait commencer relativement tôt. Mais il est arrivé avec au moins 10 minutes de retard. Il avait à l´époque un peu plus de 40 ans et était habillé simplement, sans cravate. Il a pris place à son bureau sur l´estrade, s´est assis sur sa chaise, nous a simplement déclaré qu´il ne s´était pas réveillé et s´est tu. Cinq minutes ; dix minutes ; peut-être un quart d´heure. Sans un mot. Il nous regardait, les traits du visage impénétrables, et attendait comme nous l´attendions. Il avait ouvert sa petite serviette de cuir brun et lisait Le Monde de la veille tout en nous suivant des yeux. J´ai oublié ce sur quoi il devait parler, mais le titre de cours était alléchant, comme tous ceux que nous faisaient Jean Duvignaud, qui pouvait parler trois quart d´heure avec seulement devant lui une minuscule fiche sur laquelle il avait écrit quelques mots-clefs. C´était totalement différent des cours des autres enseignants qui parlaient en lisant un papier couvert de notes manuscrites. La réputation de Georges Lapasssade était flatteuse et nous étions tous pleins d´attente.
J´ai oublié si nous étions une dizaine ou une quarantaine d´étudiants à attendre qu´il prenne la parole. Nous nous regardions, nous regardions en arrière, à droite ou à gauche, faisions des mimiques plus ou moins dubitatives, mais rien n´y faisait : Georges Lapassade retait silencieux. Je crois me souvenir qu´un ou deux étudiants ont fini par sortir, mais cela n´a pas perturbé Georges Lapassade. Silencieux il était, silencieux il le restait. Il semblait indifférent à notre présence et ne disait pas un mot. Quelques ricanements se firent entendre quand tout à coup quelqu´un dit à haute voix : -"Alors, Jojo La Salade, tu l´fais ton cours ou pas ?"
Georges Lapassade lut alors la phrase du journal qu´il avait sous les yeux et improvisa à partir de cette phrase un cours de philosophie politique époustouflant.
Georges Lapasade à 80 ans, 2004 : J´ai lu il y a plus de 40 ans, alors que j´étais étudiant, L´entrée dans la vie : essai sur l´inachèvement de l´homme, thèse d´Etat du philosophe et sociologue Georges Lapassade, publiée aux Editions de Minuit dans la collection Arguments en 1963. Georges Lapassade était alors en 1966-1967 un de mes professeurs de sociologie à l´Université de Tours. Je viens de la relire. Henri Lefebvre, autre sociologue, a déclaré au milieu des années 1960, que cette thèse était l´une des dix meilleures thèses du siècle. Je crois modestement que cette affirmation est toujours aussi valable en ce début du XXIe siècle.
L´essentiel de cette thèse est dans le sous-titre : la maturité est un leurre ; la notion d´adulte est un mythe. Si le destin des jeunes est la révolte, c´est que la perspective de la maturité dans la société moderne est percue par eux comme un renoncement à soi-même. Leur révolte est un refus de passer par le moule de la normalisation. La réelle maturité consisterait en fait à prendre conscience de notre inachèvement et de l´assumer. Puisque la biologie comme la psychologie montrent que le petit de l´homme qu´est l´enfant est marqué dès sa naissance par son inachèvement, il faudrait admettre que le prétendue maturité à l´âge adulte n´est jamais complète.
Georges Lapassade s´appuie sur Bolk, Freud, Marx et Nietzsche, et il cite E. Fromm qui affirme : "La vie entière de l´individu n´est rien d´autre que le processus de donner naissance à soi-même ; en vérité, nous serons pleinement nés quand nous mourrons" E. Fromm, "Le drame fondamental de l´homme : naître à l´humain", L´Age d´homme no. 106,cité par Lapassade dans L´entrée dans la vie, Editions de Minuit, 1963, p. 32.
2. Le lundi 4 août 2008 par leo
@ "Jojo la Salade". Oui. Il y a sur le Net un texte : La Transe sur ce passage à l'âge adulte qui va dans le sens de votre billet. J'étais dans son séminaire l'année d'après (68) à la Sorbonne. La semaine du fameux séminaire de Loureau à Nanterre (22 mars), nous étions un peu plus nombreux qu'à Tours (une centaine), il nous avait dit en arrivant : "Les filles d'un côté, les garçons de l'autre" puis, il avait gardé le silence pendant deux heures au cours desquelles j'avais été fasciné par la richesse des échanges que cela avait déclenché. Ensuite, nous sommes allé avec lui au café où il nous a fait un cours sur Kurt Lewin. Je crois que c'est l'un des professeurs qui m'a le plus marqué. Je pense à lui très souvent sur ce blog.
3. Le lundi 4 août 2008 par Jojo la Salade
Pas mort, Jojo la Salade, pas mort, seulement parti en ballade, en esprit avec Gondar... un vrai pote à moi..(?) à Nice, dans l'arrière pays, fin juillet, j'ai marché en montagnes deux jours... Il m'a fait voyagé dans une pierre... En plein dans le mille, votre lien, monsieur Scheer... Lapassade, Gondar, et moi même (?) ont vous donne (don) de la bonne santé, en votre squelette et en votre chair; ça vous parviendra par les nuages, regardez les nuages et pensez que oui, un peu de bonne santé me fera du bien pour un long temps encore... Pas mort, Jojo la salade... Le croirez vous, là est la question.
4. Le lundi 4 août 2008 par leo
@Jojo la Salade. Merci. Oui, je me dis que, comme l'évoque un autre Georges, il doit être de "la résurrection permanente".
5. Le mardi 5 août 2008 par Bernard-Olivier Lancelot
Et vos sources, Leo ?
6. Le mardi 5 août 2008 par Bernard-Olivier Lancelot
Cf. : http://lancelot-d-oslo.over-blog.com/article.4764171.html.
7. Le mardi 5 août 2008 par Jojo la Salade
@Bernard -Olivier Lancelot. Jojo la salade avait oublié de donner les sources du commentaire 1. Bernard-Olivier lancelot : Professeur francais retraité du Secondaire dans le système scolaire norvégien qui a effectué des remplacements à l´Université d´Oslo (UiO) comme chargé de cours à tous les niveaux. Attaché linguistique / Lecteur itinérant ( reiselektor ) pendant cinq ans. C'est maintenant chose faite. Respectueuses salutations, Jojo la Salade.
8. Le mardi 5 août 2008 par Epervier
(Le lien de psychologie-sociale.org): "Il fut le premier sociologue français à publier sur les jeunes de banlieue." C'est un fait remarquable .
(Le lien de psychologie-sociale.org): "Il fut le premier sociologue français à publier sur les jeunes de banlieue."
C'est un fait remarquable .
9. Le mardi 5 août 2008 par Piton
Il y a d'étonnantes pages sur Georges Lapassade, pleines de tendresse et de drôlerie, dans le journal intime de Gabriel Matzneff, en particulier dans le tome intitulé "Vénus et Junon".
10. Le mardi 5 août 2008 par Pompon
@Piton. C'est inouï. En voulant illustrer le billet sur Soljenitsyne à côté, j'étais en train de chercher les pages des aventures (très) périlleuses* de GM en Union soviétique (1966-1967) dans Vénus et Junon aussi ! Puis dans Yogourt et yoga le chapitre « Moscou 1967 ».Gabriel Matzneff évoque aussi ces aventures dans « Les Passions schismatiques » réédité pas les Editions Léo Scheer en 2005 d’une actualité qui n’échappera pas à l’œil bienveillant et intellectuellement honnête. Un engagement digne d’un agent secret ou de «Zorro ». Encore une nouvelle bonne raison de trouver le blog LS épatant. Je me demandais qui était ce monsieur Georges Lapassade, souvent cité dans le Journal de GM, et grâce à Léo et Jojo la Salade*, il m’est devenu un tout tout tout petit peu moins inconnu. On dirait un génial « pédagogue » de prof comme il ne s’en fait, je suppose, presque plus ? @Jojo la Salade. Comme je n’avais pas vu de guillemets à votre # 1, j’ai cru que vous aviez été, vous aussi, son élève.
@Piton. C'est inouï. En voulant illustrer le billet sur Soljenitsyne à côté, j'étais en train de chercher les pages des aventures (très) périlleuses* de GM en Union soviétique (1966-1967) dans Vénus et Junon aussi ! Puis dans Yogourt et yoga le chapitre « Moscou 1967 ».Gabriel Matzneff évoque aussi ces aventures dans « Les Passions schismatiques » réédité pas les Editions Léo Scheer en 2005 d’une actualité qui n’échappera pas à l’œil bienveillant et intellectuellement honnête.
Encore une nouvelle bonne raison de trouver le blog LS épatant. Je me demandais qui était ce monsieur Georges Lapassade, souvent cité dans le Journal de GM, et grâce à Léo et Jojo la Salade*, il m’est devenu un tout tout tout petit peu moins inconnu. On dirait un génial « pédagogue » de prof comme il ne s’en fait, je suppose, presque plus ?
11. Le mardi 5 août 2008 par Jojo la Salade
(10) Il faut surtout remarquer que Monsieur Scheer n'a pas oublié de saluer "une dernière fois" le professeur Georges Lapassade. L'essentiel est dans cette pensée mémorielle, activée par l'élève Léo scheer, pour un Enseignant, qui eut, il sera bon de le découvrir, le lisant, une authentique singularité. Anecdotiquement, je ne suis que Jojo la salade, mais j'aimerais dire que la planète sur laquelle les humains marchent et vivent est petite, et les choses cachées de la vie depuis le Commencement sont encore plus mystèrieuses et reliées qu'on ne l'imagine; qui le dira, sinon le "Grand Secret" des choses, un jour ou l'autre, que peut-être ce "quelqu'un" qui a dit à haute voix "Alors, Jojo La Salade, tu l´fais ton cours ou pas", était votre très honnorable ami Gabriel Matzneff. Était-ce lui, ou bien pas lui, était-ce un autre, était-ce moi; cela n'est pas écrit, cela n'a pas d'importance, non plus, à vrai dire, car la vie est aussi bizarre qu'elle est courte quand tout le reste est de la pure salade à "Jojo".
(10) Il faut surtout remarquer que Monsieur Scheer n'a pas oublié de saluer "une dernière fois" le professeur Georges Lapassade.
L'essentiel est dans cette pensée mémorielle, activée par l'élève Léo scheer, pour un Enseignant, qui eut, il sera bon de le découvrir, le lisant, une authentique singularité.
Anecdotiquement, je ne suis que Jojo la salade, mais j'aimerais dire que la planète sur laquelle les humains marchent et vivent est petite, et les choses cachées de la vie depuis le Commencement sont encore plus mystèrieuses et reliées qu'on ne l'imagine; qui le dira, sinon le "Grand Secret" des choses, un jour ou l'autre, que peut-être ce "quelqu'un" qui a dit à haute voix "Alors, Jojo La Salade, tu l´fais ton cours ou pas", était votre très honnorable ami Gabriel Matzneff. Était-ce lui, ou bien pas lui, était-ce un autre, était-ce moi; cela n'est pas écrit, cela n'a pas d'importance, non plus, à vrai dire, car la vie est aussi bizarre qu'elle est courte quand tout le reste est de la pure salade à "Jojo".
12. Le mercredi 6 août 2008 par Piton
Jojo la Salade a raison, "L'Entrée dans la vie" est un très bel et important essai ; mais il faut également lire le magnifique, génial roman de Georges Lapassade, "Le Bordel andalou", publié trois ans plus tard aux Editions de l'Herne. Ce roman, je l'ai découvert grâce au long chapitre que Gabriel Matzneff consacre à Georges Lapassade dans "C'est la gloire, Pierre-François!" paru en 2002 à La Table Ronde. Il faut lire ce chapitre, et il faut demander aux éditeurs de Lapassade de rééditer "L'Entrée dans la vie" et "Le Bordel andalou" (mais peut-être ne sont-ils pas épuisés ? Un libraire devrait pouvoir répondre à cette question...)
13. Le mercredi 6 août 2008 par Jojo la Salade
(11) Nous avions écris "l'élève Léo Scheer, sans S majuscule au nom propre Scheer. (nous sommes impardonnable; serons nous pardonnés) Ouf, cela a été corrigé. Ah, mais que j'eusse aimé, (moi, (?) simple porte-paroles) en passant, que ce scribe (?) à l'oeil finaud, rectifia de même, et en passant, le "eu" où manque son "t" pour faire bonne conjugaison. (l'Enseignant qui "eut"). C'est tout du porte-paroles, ça... Nous voulions, cordialement, (sans esprit poubelle émotion, et patati et coup fin Cioran, sûrement caché, à côté, comme en Jojo, ici, mais en poli, chinelle, et secret de) saluer Gabriel Matzneff, qui a, lui aussi, "bien parlé" (c'est une qualité chez Matzneff, aussi vrai que le lèche-bottes, qu'on se le dise, n'est pas le genre de Jojo la Salade) de Georges Lapassade, (Piton, idem, salutations respectueuses, idem, vous avez bien fait de nous rappeler à "C'est la gloire, Pierre-François!") de Matzneff donc, qui est plus, à mon humble avis, de "l'agent secret" que de zorro, à dit ce mot à propos de son journal "Un journal n'a de sens que si on n'y avoue que des choses inavouables (sic). Le problème est qu'il y a aujourd'hui une tendance de nos contemporains à donner des leçons de morale. Il y a, à Paris, un certain nombre de pseudo-justiciers, de néo-inquisiteurs, qui passent leur temps à donner des prix de vertu en disant que tel écrivain est immoraliste et en dictant des pseudo-lois nous inculquant l'art et la manière de baiser, de manger ou de penser. Ce qu'ils peuvent dire, je m'en fous complètement. Un écrivain, c'est d'abord une écriture. Il doit être jugé sur son style, sur la musicalité de sa langue et non pas sur sa moralité". (Les vérités de Matzneff, par Aurélie Sarrot. Metro, 18 mars 2004) Matzneff, il en a dit des vertes, des belles autant que des pas mûres; les mûres, toutes seules par le temps tombées des arbres, il les abandonna au sol, à la terre, quoi; les belles, il les emporta mais toujours avec "la classe", je veux dire, sans confusion dire, comme d'un authentique écrivain, quoi, il les emporta et que c'est d'abord une écriture, qu'il emporta, comme il dit, comme je le dis, Matzneff, c'est la gloire. Jojo la Salade, lui, ne reviendra pas; il est "ailleurs", lévité avec Lapassade et Gondar. Actuellement, selon les dernières nouvelles, ils seraient en approche au nord-est du lac Tana, l'ancien bled de Bégemder, en Éthiopie. Émile et ses Compagnons sont déjà en place, et en activités. Le croiriez vous...
(11) Nous avions écris "l'élève Léo Scheer, sans S majuscule au nom propre Scheer. (nous sommes impardonnable; serons nous pardonnés) Ouf, cela a été corrigé. Ah, mais que j'eusse aimé, (moi, (?) simple porte-paroles) en passant, que ce scribe (?) à l'oeil finaud, rectifia de même, et en passant, le "eu" où manque son "t" pour faire bonne conjugaison. (l'Enseignant qui "eut").
C'est tout du porte-paroles, ça...
Nous voulions, cordialement, (sans esprit poubelle émotion, et patati et coup fin Cioran, sûrement caché, à côté, comme en Jojo, ici, mais en poli, chinelle, et secret de) saluer Gabriel Matzneff, qui a, lui aussi, "bien parlé" (c'est une qualité chez Matzneff, aussi vrai que le lèche-bottes, qu'on se le dise, n'est pas le genre de Jojo la Salade) de Georges Lapassade, (Piton, idem, salutations respectueuses, idem, vous avez bien fait de nous rappeler à "C'est la gloire, Pierre-François!") de Matzneff donc, qui est plus, à mon humble avis, de "l'agent secret" que de zorro, à dit ce mot à propos de son journal "Un journal n'a de sens que si on n'y avoue que des choses inavouables (sic). Le problème est qu'il y a aujourd'hui une tendance de nos contemporains à donner des leçons de morale. Il y a, à Paris, un certain nombre de pseudo-justiciers, de néo-inquisiteurs, qui passent leur temps à donner des prix de vertu en disant que tel écrivain est immoraliste et en dictant des pseudo-lois nous inculquant l'art et la manière de baiser, de manger ou de penser. Ce qu'ils peuvent dire, je m'en fous complètement. Un écrivain, c'est d'abord une écriture. Il doit être jugé sur son style, sur la musicalité de sa langue et non pas sur sa moralité". (Les vérités de Matzneff, par Aurélie Sarrot. Metro, 18 mars 2004)
Matzneff, il en a dit des vertes, des belles autant que des pas mûres; les mûres, toutes seules par le temps tombées des arbres, il les abandonna au sol, à la terre, quoi; les belles, il les emporta mais toujours avec "la classe", je veux dire, sans confusion dire, comme d'un authentique écrivain, quoi, il les emporta et que c'est d'abord une écriture, qu'il emporta, comme il dit, comme je le dis, Matzneff, c'est la gloire.
Jojo la Salade, lui, ne reviendra pas; il est "ailleurs", lévité avec Lapassade et Gondar. Actuellement, selon les dernières nouvelles, ils seraient en approche au nord-est du lac Tana, l'ancien bled de Bégemder, en Éthiopie.
Émile et ses Compagnons sont déjà en place, et en activités.
Le croiriez vous...
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4. Le lundi 4 août 2008 par leo
5. Le mardi 5 août 2008 par Bernard-Olivier Lancelot
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