700. Stéphane Darnat.
Par Léo Scheer, mercredi 20 août 2008 :: #700 :: rss
Je reçois aujourd'hui la confirmation du décès de Stéphane Darnat il y a trois semaines, le 30 juillet 2008 à l'âge de 34 ans.
Lorsque j'ai mis en ligne ce billet le 5 août, je n'avais pas reçu de message de Stéphane depuis celui celui qu'il m'avait envoyé le 6 juillet :
Cher Léo,
Tant que rien n'est fait (je veux dire pensé, discuté, signé, etc.), je ne bouge pas et reste sur votre site où je me trouve bien.
J'ai vu qu'il arrive que parfois mon nom apparaisse encore dans des commentaires, c'est touchant, vraiment. Mais même si certains (que je ne connais pas : Véra, Raymonde, Macha, qui m'ont l'air bien adorables) m'ont incité à participer au forum, j'avoue que ma discrétion sur ce coup-là reste de mise. Ou plutôt : j'étais tenté de m'y mettre ces derniers temps, mais j'ai eu un accident de voiture dans les Pyrénées mardi soir dernier (rien de trop grave : traumatisme crânien, nez cassé et quelques commotions) et ça m'a coupé toute envie de quoique ce soit (sauf fumer des clopes à tire-la-rigot en lisant "Millénium"...). Je me sens encore faible et bizarrement n'envisage pas l'écriture (blog et romanesque) pour l'instant. On reste toujours assez perplexe de se dire que ça s'est joué à une seconde près (dans mon cas, j'ai loupé un virage en montagne : s'il n'y avait pas eu une voiture en face pour ralentir la course, c'était le ravin). Savoir qu'on a frôlé la mort, et le choc de concevoir surtout les conséquences éventuelles pour la voiture d'en face - les passagers n'ont rien eu heureusement) ne met pas dans un état narcissique, au contraire. Bizarrement (le choc encore ?), je suis non pas indifférent mais atone. Et plus absent que jamais.
Je vous ferai signe à l'occasion, mais je n'ai envie de rien pour l'instant. Ni de bouger, ni d'encourager quelque publication de mon premier roman. Quand je me suis retrouvé dans l'ambulance avec les lumières des pompiers et des flics dans la nuit, les plafonds des couloirs d'hôpital, le médecin, les radios, les larmes de ma mère, les coups de fil de la famille, la tête prise dans un éteau, le tout tourbillonnant, j'ai eu une pensée assez floue sur la vanité à écrire et être lu. Comme de découvrir, ou plutôt pressentir que mes désirs et besoins sont peut-être ailleurs, cachés. Je ne sais.
Amitiés,
Stéphane
Dans un mail du 29 juin, Stéphane m'écrivait qu'il avait été contacté par un autre éditeur qui envisageait une publication de ''Son Absence'' en janvier 2009. S'il n'y a pas d'obstacles juridiques, nous publierons, comme il le souhaitais, Son Absence, à cette date, dans la Collection M@nuscrits.

Commentaires
1. Le mercredi 20 août 2008 par Sabine
2. Le mercredi 20 août 2008 par marie
3. Le mercredi 20 août 2008 par Gérard
4. Le mercredi 20 août 2008 par Bepa
5. Le mercredi 20 août 2008 par Trista
6. Le mercredi 20 août 2008 par jeffjoubert
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8. Le mercredi 20 août 2008 par Trista
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11. Le mercredi 20 août 2008 par leo
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17. Le jeudi 21 août 2008 par leo
18. Le jeudi 21 août 2008 par Charles Muller
19. Le jeudi 21 août 2008 par Ciel!
20. Le jeudi 21 août 2008 par Syllogisme
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25. Le jeudi 21 août 2008 par leo
26. Le jeudi 21 août 2008 par Charles Muller
27. Le jeudi 21 août 2008 par leo
28. Le jeudi 21 août 2008 par LMarg
29. Le mardi 2 septembre 2008 par Pif
30. Le mardi 2 septembre 2008 par serge
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