713. Blog du Journal de George Orwell. J.O. du 22.08.38 (12)
Par Léo Scheer, vendredi 22 août 2008 :: #713 :: rss
Températures assez douces toute la journée, avec des averses. Les nuits se font plus froides et font déjà penser à l'automne. Quelques chênes commencent à blondir légèrement. Après la pluie, d'énormes limaces sont sorties, l'une longue d'environ 3 pouces, avec de grands orifices, probablement des oreilles, un peu en arrière de la tête. Elles étaient de deux couleurs différentes, certaines légèrement fauves & les autres blanches, mais elles avaient dans tous les cas un anneau orange vif autour du ventre, ce qui donne à penser qu'elles sont de la même espèce, la couleur variant simplement de l'une à l'autre. Elles avaient à l'extrémité de leur queue des gouttes gélatineuses semblables aux cocons des oeufs d'escargot d'eau douce. Un gros scarabée, d'environ la taille d'un lucane femelle, mais différent, a extrait de son arrière-train un tube jaune à peu près aussi long que lui. Peut-être un adjuvant pour la ponte ?
COUPURES DE PRESSE.
Gin aux prunelles.
Cette recette trouve son origine profondément enracinée dans le savoir-faire traditionnel des gitans de New Forest. Une amie de Lady Muriel l’a notée en termes typiquement gitans. Sa famille vivait proche de gens de Roumanie, et une bouteille de cette liqueur était toujours offerte à l’occasion de Noël à sa mère. Les gitans n’espéraient aucun paiement, et en plus, ils chantaient de vieilles chansons qu’ils appelaient des chorales, lesquelles pourtant semblaient dénuées de tout sens chrétien. "Cueillez vos prunelles une fois joliment mûries à l’air sec, gorgées de soleil. Percer chacune d’elles avec une aiguille en trois points. Prendre une demi-bouteille d’un gin sec et y incorporer une poignée de sucre candi, solide et intense, un chouia d’amande amère pilée ou de noyaux pilés d’abricots mûrs. Remplir la bouteille de prunelles et les faire descendre au fond. "Si vous n’êtes pas sur les routes, les encaver sous votre tente où vous dormez, car ces traînées (prunelles) n’aiment pas le froid. Laissez-les mariner jusqu’à ce que Noël arrive, alors extraire les fruits, laissez mariner jusqu’à ce que vous en éprouviez l’impérieuse envie"."
(Cheers to Gin drinkers ! Message des traducteurs : Zoé et Aloïs Hiller le 24.08.08)
Je n'ai pas de liens. J'espère qu'il seront mieux que sur le site d'origine ci dessous.
Warmish day, with showers. Nights are getting colder & more like autumn. A few oaks beginning to yellow very slightly. After the rain enormous slugs crawling about, one measuring about 3” long. Large holes, presumably ear-holes, some distance behind head. They were of two distinct colours, some light fawn & others white, but both have a band of bright orange round the edge of the belly, which makes one think they are of the same species & vary individually in colour. On the tip of their tails they had blobs of gelatinous stuff like the casing of water-snail’s eggs.
A large beetle, about the size of a female stag-beetle but not the same, extruding from her hindquarters a yellow tube about the length of herself. Possibly some sort of tube through which eggs are laid?
NEWSPAPER CUTTING
Sloe Gin
The origin of this recipe is buried deep in the traditional lore of the New Forest gypsies. A friend of Lady Muriel wrote it down in the gipsy’s own words. Her people were friends with Romany folk, and a bottle of the liquer was always brought at Christmas as a gift to her mother. The gypsies expected no payment for it, and in addition used to sing some ancient songs which they called carols, but seemed to have no Christian significance.
“Pick your sloes when they be fine and ripe, with dry air, and warm with the sun. Prick each one with a needle three times. Take half a bottle of unsweetened gin and put in a fistful of sugar-candy, firm and strong, the taste of a crushed bitter almond, or the kernels of ripe apricots, crushed. Fill the bottle with the sloes and press them down.
“If you be not on the road, lay beneath the floor of your tent where you be sleeping, for they slags (sloes) dunnot like the cold. Let ‘em bide till Christmas come, when take out the fruit and let ‘em bide till you need ‘em.

Commentaires
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