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lundi 29 septembre 2008
Par Florent Georgesco,
lundi 29 septembre 2008
Festino ! Festino ! raconté par son auteur dans un jardin, fin septembre.
Premiers échos au livre sur internet :
Lignes de fuite
Rougelarsenrose (merci, Laure)
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dimanche 28 septembre 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 28 septembre 2008
Je vais souvent sur le site de Lonely Lisa en ce moment, SITE COMMUNAUTAIRE DE L'ENNUI. Il y a là des gens très intéressants comme Trauma qui crée des poupées qui ressemblent à Mylène ou à certains de nos auteurs.
La visite de ce site m'a conduit à m'interroger sur ce qui faisait une communauté sur le Net.
Cela rejoint ma réflexion sur la formation, ici, d'une "communauté" autour de l'édition. On voit bien comment cela se dessine avec les M@nuscrits ou les Prix "B", notre catalogue ou La Revue Littéraire, Fresh Theory ou le nouveau blog de Marilou, comme celui de LaureLi ou de Nathalie Rheims.
Je vois bien comment se sont constitués Myspace avec la musique ou Facebook d'une autre façon, voir Meetic
Comment franchir le pas ?
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Par Léo Scheer,
dimanche 28 septembre 2008
Monsieur Édouard d'A, dans les commentaires au Tract de Marc-Édouard Nabe, propose : Chacun son tract. Je trouve que c'est une bonne idée. En attendant de créer ici un mur virtuel sur lequel on pourra coller ses Tr@cts (un peu comme M@nuscrits) , je "colle" celui de Monsieur Èdouard d'A ici :
Chacun son TRACT :
UN BEAU TRACTEUR TOUT NEUF.
La pulsion qui pousse le TRACTEUR, qu'il soit de gauche ou de droite, là n'est pas la question, à faire son tract, puis à le multiplier comme l'admirable miracle de la multiplication des pains, dans le Nouveau Testament, puis à les prendre en mains, ses tracts, et à les coller sur les premiers murs venus des grandes mais aussi des petites et moyennes villes, quelquefois la campagne, mais c'est très rare, de les coller, donc, ses tracts, comme il peut lui arriver encore de se coller sur la peau d'une femme, le TRACTEUR, qu'il peut adorer, les femmes, parce qu'elles ont un VAGIN, bah oui, les femmes ont un vagin, de sa femme tout aussi normativement (drôle de mot) qui en a un, bah oui, sur la peau d'une femme, donc, si le tracteur est HÉTÉRO, s'il n'est pas pédé, quoi, enfin, tantouze, tata, chochotte, enfin s'il n'est pas tout ça et en même temps, peut prendre naissance, donc la pulsion, veux-je dire, qui pousse le TRACTEUR à faire son tract, quoi qu'il en coûte, peut prendre sa naissance d'un détournement malin de sa vie sexuelle. Un détournement MALIN.
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Par Léo Scheer,
dimanche 28 septembre 2008
MARRAKECH 27.9.38 & September 27 & 28. Lire la suite
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vendredi 26 septembre 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 26 septembre 2008
Voici le dernier Tract de Marc-Édouard Nabe :
Pour lire les précédents : ici et là. Lire la suite
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Par Florent Souillot,
vendredi 26 septembre 2008
Stéphane Prat, Qu'en pensez-vous ? (12 p.)
Staffy, Un parfum d'Afrique (66 p.)
Sandrail, Mes mots à toi (16 p.)
Mike, Minéralomancie (20 p.)
M.A.B., Un roman français (20 p.)
Loup Garou, Rudy et sa petite amie (216 p.)
Leila, À Thessalie (6 p.)
JeffJoubert, Le Clown allergique (4 p.)
Emmanuel Cauvin, Ils regardent le gouffre (III) (18 p.)
Cook, Cathartique et prétentieux catalogue (6 p.)
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Par Laure Limongi,
vendredi 26 septembre 2008
La biographie d’Hélène Bessette par Julien Doussinault sort bientôt, plus précisément le 5 novembre prochain. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Hélène Bessette sans avoir jamais osé le demander… Mais la quatrième de couverture sera plus éloquente : Lire la suite
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jeudi 25 septembre 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 25 septembre 2008
Sur la page d'accueil des M@nuscrits :
- 1) Une LISTE des AUTEURS classée par ordre alphabétique du pseudo utilisé. Par exemple Anna.O ou Alain Descarmes sont classés à la lettre A. Avec le TITRE et le nombre de COMMENTAIRES.
- 2) Une LISTE des TITRES classée par ordre chronologique de mise en ligne. (avec les mêmes informations).
En cliquant sur un TITRE on va sur la PAGE du M@nuscrit qui comprend :
- La couverture.
- La quatrième de couverture
- La rubrique Lire le M@nuscrit en ligne.
- La rubrique Télécharger le pdf du M@nuscrit.
- La rubrique Noter le M@nuscrit (dont je n'ai toujours pas compris le principe de fonctionnement conçu par Tony).
- La rubrique des Commentaires, forum permettant de dialoguer avec l'auteur et la "communauté" de M@nuscrits .
- La rubrique Envoyer votre M@nuscrit, qui permet de mettre en ligne son propre texte. La formule actuelle, pour permettre la lecture en ligne par Flash, nécessite une intervention de Florent Souillot (page par page) et de Tony Lesterlin pour la mise en ligne. (Nous cherchons un moyen de la rendre automatique).
- La rubrique A Propos qui fait un lien avec un billet du blog des ELS lorsque le M@nuscrit y est évoqué, ce qui permet d'obtenir un deuxième fil de commentaires.
P.S. Je viens de recevoir Rater mieux de Barberine (le livre papier) il me semble parfait. Il sera en librairie le 15 octobre au prix de 10 €.
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mercredi 24 septembre 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 24 septembre 2008
Comme vous avez été les témoins de mes retrouvailles avec Bérangère, je vous raconte la suite. Hier, réunion chez Orange pour préparer la petite expérimentation. Notre idée, avec Bérangère, est de tester l'utilisation d'un "reader" dans la chaîne des métiers de l'édition, plus particulièrement pour ceux qui en ont le plus besoin dans leur activité professionnelle : les représentants, les libraires et les journalistes. C'était très intéressant.
Ce matin, j'ai chargé HYROK sur mon "reader" pour le lire sans me fatiguer les yeux. Cela ressemble à du papier, un fond gris très reposant. On passe d'une page à l'autre avec un petit mouvement du pouce. Je vais y installer tous les M@nuscrits.
Avec Orange, je retrouve les sensations que j'avais au moment où je travaillais sur le rapport des Autoroutes de l'Information. J'en reparlerai dans la bio. L'avantage ici c'est, bien sûr, le réseau, la possibilité d'avoir une plateforme dédiée permettant de recharger n'importe où de façon sécurisée. Mais nous en reparlerons.
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Par Léo Scheer,
mercredi 24 septembre 2008
Nous avions envoyé un FlashPop* du Chemin des sortilèges de Nathalie Rheims à Jacqueline de Romilly; nous recevons ce matin cette lettre magnifique, je lui ai demandé l'autorisation d'en parler ici :
"Le 18.09.08.
Cher Monsieur et chère Nathalie Rheims,
Vous m'avez fait un merveilleux cadeau car j'ai depuis cinq semaines presque complètement perdu la vue et ce miracle d'un livre que l'on écoute directement m'a émerveillée et remplie d'espérance.
Existe-t-il d'autres livres ainsi présentés et comment peut-on le savoir ?
Mais, éblouie par le petit appareil, je n'oublie pas le livre que, grâce à lui, j'ai pu lire ! Il m'a entraînée de la réalité dans les contes et dans les rêves et je me suis aisément laissée prendre à ce déroulement entre réel et irréel.
De tout coeur, je vous remercie tous les deux et peut-être votre cadeau va-t-il m'aider à vivre !
Avec mille souhaits
Jacqueline de Romilly.
- À propos de ce "pendentif" (comme dit Véra) : (1) (2) (3) (4) (5) (6). Magie du chemin qui nous menait à cette lettre.
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Par Florent Georgesco,
mercredi 24 septembre 2008
Devant le flot d'une rentrée littéraire, même une revue comme La Revue Littéraire, avec ses soixante livres chroniqués, fait figure de coquille de noix. Un blog se rapproche plus de l'arche qui serait nécessaire, d'où ce bis destiné à accueillir les livres que nous avons laissés passer entre nos mailles (que vaudrait une métaphore boiteuse si on ne la filait pas ?), en l'occurrence le cinquième roman (je crois) de Martin Page, que Christophe Henning regrettait de n'avoir pas évoqué dans la revue. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
mercredi 24 septembre 2008
L'auteur de pas-vu-pas-pris : Paul-Henri Sauvage (Majuscule) dans son dernier commentaire ici (1) et là (2), parle d'un sujet qui m'intéresse beaucoup : les modifications des rapports à l'écriture dans la blogosphère :
"Permettez moi quelques précisions, puisque mon commentaire de la semaine dernière semble avoir suscité quelques indignations.
Bien entendu, je ne voulais surtout pas dire que la littérature pourrait un jour être dépassée. Ce serait stupide de le penser. Car la littérature, et l’art en général, ne font qu’exprimer notre rapport collectif au réel.
Je voulais juste parler de sa forme (les livres, les librairies, et même les maisons d’éditions, hélas, y compris les plus exigeantes d’entre elles comme celle qui abrite ce forum). Bien entendu aussi, je le regrette au moins autant que vous.
J’ai toujours vécu entouré de livres ; je ne passe pas de semaine sans en acheter plusieurs ; et, pour éviter tout malentendu, je déteste lire de la fiction sur mon ordinateur ! Seulement voilà, je constate, comme vous tou(te)s, que le monde change très vite. Et je me dis que dans cinq ans, peut-être dix, peut-être vingt, peut-être trente ( ???), il est à peu près certain qu’on ne lira plus que sur écran. Ce qui signifie, aussi, nécessairement, que bien des textes passeront à terme par internet (voyez ce qui se passe pour la musique, bientôt le cinéma, sans parler des journaux).
Or, selon moi, il y a beaucoup plus intéressant que ce constat assez banal. Je m’explique :
j’ai brusquement réalisé tout cela en juin dernier ce qui vous paraîtra sans doute assez tardif, assez naïf, mais c’est ainsi. Et comme j’écris depuis longtemps, je me suis mis en tête, ce jour-là, de construire un blog avec mes textes, et surtout d’en écrire spécifiquement pour ce blog. Et c’est là, qu’il s’est passé quelque chose de nouveau. J’ai senti, peu à peu, cet été que j’écrivais différemment. Et j’ai senti aussi qu’internet changeait mon rapport à l’écriture. Et c’est exactement ce que je voulais dire : que la littérature serait sans doute bientôt dépassée dans sa forme.
De même que les peintres ont changé leur manière de peindre dès lors qu’ils avaient la possibilité d’emporter leur chevalet dans la nature (de même je prends le pari qu’on n’écrira plus, demain, comme on écrit maintenant). Car internet autorise davantage d’interférences, de correspondances et incite aussi à des formes plus courtes, mêlant images, textes, vidéos et sons.
C’est juste ce que je voulais dire. On ne peint pas aujourd’hui avec les mêmes outils que Rembrandt ; ce qui ne signifie pas que Rembrandt soit dépassé, bien sûr, mais qui signifie, tout de même, que sa peinture n’était qu’un moment de l’histoire de la peinture. Allez jeter un œil sur mon site, et dites moi ! Bien entendu, vous pouvez détester ce que j’écris, ou juger cela totalement inintéressant, mais, au delà, dites moi ce que vous pensez de cet embryon de quelque chose. Car, évidemment aussi, je voudrais faire beaucoup plus excitant que ce blog et j’envisage un site à la fois interactif et mêlant différents médias. D’autres d’ailleurs ont déjà expérimenté tout cela et s’essayent avec un évident bonheur au mélange des genres. Voyez, ainsi, l’excellent « cabinet de curiosité » d’Eric Poindron.
Voilà, j’espère avoir dissipé quelques malentendus. Un dernier, pour finir : indépendamment de savoir si mes textes présentent un quelconque intérêt pour un éditeur, sans même parler de leur valeur qui m'importe assez peu au fond, je n'envisage pas d'essayer de les publier quelque part. C’est intentionnellement que je les publie sur un blog. Mon bonheur serait de participer, avec d’autres, à inventer une nouvelle forme de littérature. Je manque de temps, malheureusement, y compris pour théoriser tout cela. Merci encore en tous cas de m’avoir lu jusque là !"
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mardi 23 septembre 2008
Par Léo Scheer,
mardi 23 septembre 2008
Pour Virginie :
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17) (18) (19) (20 & 21) (22) (23) (24) (25) (26) (27) (28) (29) (30) (31) (32) (33)
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lundi 22 septembre 2008
Par Léo Scheer,
lundi 22 septembre 2008
Au début des années 70, au Plan, je fais la connaissance de Jean-Hervé Lorenzi, jeune économiste du B.I.P.E. qui prépare son agrégation à Grenoble. Je m'y rends souvent pour suivre les travaux de l'équipe de recherche de Michel Maffesoli (c'est là que je rencontre Jean Baudrillard dont je deviens proche).
En 1973, Jean-Hervé Lorenzi (qui vient d'être reçu "major" à l'agrégation) me propose de faire partie de l'équipe de l'IRIS à Dauphine, créée par Jacques Attali pour être un "Think Tank" de la "nouvelle gauche" dans la perspective l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République. Il y a là Marc Guillaume qui vient de co-écrire ''L'Anti-économique'' avec Attali, Érik Orsenna, qui s'appelait Érik Arnoult (il n'avait pas encore emprunté son pseudo au Rivage des Syrtes pour publier Loyola's blues), Michel Sauzay et toute une bande de jeunes économistes dont j'accepte de devenir le "sociologue de service".
Chaque mois, nous publions un recueil de "notes de conjoncture" qui commence généralement par un article de Jacques Attali et se termine par ma note de "conjoncture sociologique". Ce livret est envoyé à François Mitterrand et à une centaine de "personnalités" dont certaines sont conviées à venir en discuter avec nous chaque mois. Parmi les participants réguliers Jacques Delors, Michel Rocard...En 1974, Jacques Attali devient responsable de l'équipe de campagne électorale, c'est une sorte de rôdage qui n'aboutira qu'en 1981.
Précédents : (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8).(9).
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dimanche 21 septembre 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 21 septembre 2008
LE 20 SEPTEMBRE 1938.
Les tours utilisés par les menuisiers juifs pour fabriquer des chaises cordées, etc. sont d'un type très rudimentaire. Il y a deux serre-joints, celui de gauche, fixe, celui de droite coulissant sur une tige métallique ; avec une pointe en métal au bout de chacun. Pour être tourné, le barreau de bois est fixé sur ces deux pointes & pivote sur lui-même, les pointes restant immobiles. Avant de démarrer, la corde d'un arc est enroulée une fois autour de la pièce. Le menuisier maintient le serre-joint, mobile, avec son pied droit et actionne l'arc de la main droite, tenant le ciseau dans la main gauche et le stabilisant avec le pied gauche. Ainsi, il peut tourner une pièce de bois avec apparemment autant de précision que sur un tour correct, à vue d'oeil d'environ 1/100 de pouce. Actionner l'arc permet au bois de tourner sur lui-même à une vitesse stupéfiante.
Ici, les murs de terre sont faits de celle extraite de 4 à 6 pieds de profondeur, parce que c'est une terre différente ou qu'il est plus simple de la trouver suffisamment humide pour être maçonnée. Elle a une couleur chocolat particulière et à la lumière rose caractéristique de cette ville elle sèche. Après avoir été extraite, elle est mélangée à des gravats & un peu d'eau, puis moulée en sections dans un châssis de bois, comme le ciment, mais lorsqu'elle est dans le châssis elle doit être tassée très fort en la pressant lourdement. Quand une section est suffisamment dure pour se tenir sans support, la suivante est fabriquée, & les joints ne se voient pas, la boue prend presque aussi bien que le ciment.

On dit que ces murs de boue tiennent des années malgré les pluies torrentielles.
Ici, les orangers qui poussent le long des rues sont d'une variété amère et non comestible. Elle est utilisée comme souche pour y greffer des oranges sucrées.
Ici, des oliviers ont un certain nombre d'olives rouge-bleutée parmi les vertes habituelles, bien qu'elles semblent ordinaires pour les autres aspects.
Apparemment, la superstition, toucher un bossu apporte chance, existe aussi chez les Arabes.
Aujourd'hui chaleur étouffante vers midi, sinon plus frais, mais nous n'avions pas besoin d'un manteau avant 6h30 du soir. Nous n'avons pas encore eu de jour assez clair pour voir si les montagnes de l'Atlas étaient enneigées ou non.
(Traduction de Christian le 22.09.08) Lire la suite
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Par Léo Scheer,
dimanche 21 septembre 2008
La quatrième de couverture est située au dos d'un livre, elle comprend généralement un résumé du livre, parfois un extrait évocateur et une présentation de l'auteur. Ce texte est rédigé par l'éditeur, parfois par les services commerciaux dans la mesure où il remplit de plus en plus une fonction d'incitation à l'achat du livre. Il suffit d'observer le comportement des lecteurs dans une librairie ou dans un salon du livre pour s'en convaincre. L'éditeur peut proposer à l'auteur de fournir une première rédaction.
Dans M@nuscrits, en principe, c'est l'auteur qui édite son texte, comme il le fait pour un manuscrit envoyé par la poste (il est très rare qu'un auteur propose à ce stade une quatrième de couverture). L'apparition sur l'écran de M@nuscrits d'une telle page pose donc un problème particulier dans la mesure où il s'agit d'un véritable geste d'éditeur.
Je propose donc que nous avancions sur cette question comme nous le faisons pour le reste, de façon participative.
À partir du texte proposé par l'auteur, (repris, pour le moment, dans M@nuscrits) et en s'appuyant sur la lecture, nous pouvons essayer de rédiger une quatrième participative.

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samedi 20 septembre 2008
Par Léo Scheer,
samedi 20 septembre 2008
Voici où je suis ce W.E. sans ordinateur.
Retour ce dimanche soir. J'ai passé deux jours passionnants sur le stand de Monsieur Didier, excellent libraire à Nancy. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
samedi 20 septembre 2008
Finalement, HYROK, le M@nuscrit de Nicolaï Lo Russo est présenté sur un seul "bloc" de Manuscrits, découpé en 10 parties d'une cinquantaine de pages, (onze avec le Prologue), pour faciliter sa lecture en ligne.
Je pense que la présentation d'un seul tenant est préférable à celle, qui avait été envisagée, d'un feuilleton hebdomadaire.
Je propose que l'ensemble, qui représente l'équivalent d'un livre de 500 pages, puisse être commenté sur ce billet.
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vendredi 19 septembre 2008
Par Florent Souillot,
vendredi 19 septembre 2008
Les m@nuscrits de la semaine :
- Jean-Clet Martin, Bréviaire de l’éternité (60 p.)
- Alain Quéval, Au-delà de l’Histoire (116 p.)
- Emmanuel Cauvin, Ils regardent le gouffre (II) (20 p.)
- Franck Soullard, Stella Morante (228 p.)
- Ibara, Le Crépuscule du dernier jour (10 p.)
- Isabelle Bignon (texte), Olivier Hache (peintures) Rappelle-toi notre futur (44 p.)
- Roman Cortès, Permaphrodite (4 p.)
- Serge d., Un monde à la demande (38 p.)
- Serge Uleski, Des apôtres, des anges et des démons (46 p.)
- Charles Bûchon, Addiction (4 p.)
- Nicolaï Lo Russo, Hyrok I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X (484 p.)
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Par Léo Scheer,
vendredi 19 septembre 2008
Le 19 Septembre 1938
On trouve sur les étals des dattes orange vif à moitié mûres, à côté d'autres qui sont d'un violet éclatant, proche de la couleur des aubergines. Des grenades sont également en vente partout, à profusion. Certaines oranges commencent à jaunir. Il y a aussi d'immenses courges, qui pèsent probablement 20 à 30 livres chacune. De même, une sorte de courge, encore, mais d'un vert pâle léger, et qui présente une forme extrêmement allongée – peut-être une variété de concombre. Du pain noir fabriqué et vendu ici, dans le bazar ; sans doute de l'orge, mais on dirait du seigle.
Les chardonnerets sont très communs ici. Les cigognes, aperçues, sont migratrices et n'apparaissent pas avant la mi-hiver. Grandes variations de température. Hier et aujourd'hui plutôt frais, le jour précédent insupportable : encore à 6 heures du soir la température était de 25 ° (i.e. 77 °F) et probablement autour de 40 ° vers midi (i.e. 113° F), la plus chaude température intérieure par ici. Après un rafraîchissement vers 4 heures il semble que la chaleur revient vers 6 heures, c'est peut-être dû au vent chaud dominant. La nuit, un simple drap du dessus suffit, mais tôt le matin on remet une couverture.
On dit qu'un âne coûte environ 100 Fr. (environ 12/6d.).
Les laitues poussent très difficilement ici, dit-on.
(Traduction de Hiller & Christian du 19.09.08, en cours) Lire la suite
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jeudi 18 septembre 2008
Par Laure Limongi,
jeudi 18 septembre 2008
Tandis que Céline Minard donne quelques entretiens fort passionnants dans la presse à propos de Bastard Battle (notamment avec Thomas Flamerion pour Evene et avec Éric Holstein pour ActuSF), Emmanuel Tugny dont Mademoiselle de Biche est en librairie depuis hier, prépare également la sortie de son premier disque (le 3 octobre) avec le groupe Molypop : sous la barque (quand on creuse). On peut en écouter des extraits sur FIP si on est devant son poste au bon moment (et sans doute bientôt sur d’autres radios) ou sur la page myspace du groupe.

François Bon publie les Premiers fragments d’Écho d’Emmanuel Tugny dans Publie.net avec une lecture audio intégrale du texte et signe un bel article rendant hommage aux talents nombreux de l’auteur-musicien.
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Par Léo Scheer,
jeudi 18 septembre 2008
Le hareng sort nous propose ce texte de Sir Winston Leonard Alexander Spencer Churchill, Prix Nobel de littérature en 1953.
Le troisième quart de l’année 1929 s’acheva sur la promesse et toutes les apparences d’une prospérité croissante, particulièrement aux Etats-Unis. Il régnait un optimisme extraordinaire qui favorisait une spéculation effrénée. On écrivit des livres pour prouver que la crise économique était un phénomène dont on s’était rendu maître grâce au développement de l’organisation commercial et du progrès scientifique. « Les cycles économiques, tels que nous les avons connus, sont finis et bien finis, » déclarait, en septembre, le président de la Bourse de New-York. Mais en octobre 1929, une violente tempête s’abattit brusquement sur Wall-Street. L’intervention des groupes financiers les plus puissants ne réussit pas à arrêter une avalanche de ventes dues à l’affolement général. Un groupe formé des banques les plus importantes constitua une masse de manœuvre d’un milliard de dollars pour essayer de maintenir et de stabiliser le marché, mais en vain.
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Par Léo Scheer,
jeudi 18 septembre 2008
Pendant qu'une étude, qui vient d'être publiée à Londres, montrait que pour la première fois dans le domaine de la musique les revenus des artistes étaient devenus supérieurs à ceux de leurs intermédiaires (éditeurs, marchands), dans cette même ville, capitale financière internationale, au centre de la "tornade", une maison de vente (Sotheby's) organisait la vente directe des oeuvres d'un artiste de 43 ans (Damien Hirst), les enchères ont rapporté 140 Millions d'Euros à l'artiste.
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mercredi 17 septembre 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 17 septembre 2008
Il y a des blogs, comme ça, que j'ai du mal à situer. J'avais remarqué Ephemerveille lorsqu'il avait épinglé notre petite video pour Journal intime, roman je le lui avais dit à l'époque. Il revient aujourd'hui avec une lecture intéressante et étrange du Chemin des sortilèges. C'est le sous-titre du blog qui m'intrigue : Soumission totale à la littérature...
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Par Léo Scheer,
mercredi 17 septembre 2008
MARRAKECH le 16.9.38
Les deux journaux les plus lus ici sont les quotidiens de Casablanca, Le Petit Marocain, disponible vers midi et La Vigie Marocaine qui ne sort que le soir. Tous deux sont patriotiques, plus ou moins anti-fascistes, mais neutres en ce qui concerne la Guerre civile espagnole, et anti-communistes. Le journal hebdomadaire local, L'Atlas, semble tout à fait confidenciel. Hier (le 15), en malgré la nouvelle retentissante du vol de Chamberlain à Berlin, dont les journaux ont fait grand cas, le manque d'intérêt était ici patent et personne pensait, à l'évidence, qu'une guerre était imminente. Il y a eu, pourtant, d'importants transferts de troupes à destination du Maroc. Deux des paquebots français de la ligne Marseille-Tanger-Casablanca étaient quasiment remplis que de soldats. L'armée de l'air locale a récemment connu une forte hausse de ses effectifs, et l'on dit que 125 nouveaux officiers seraient arrivés récemment.
(Traduction de Christian et Hiller du 18.09.08.) Lire la suite
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mardi 16 septembre 2008
Par Léo Scheer,
mardi 16 septembre 2008
Si vous voulez l'heure, allez chez Pas-Vu-Pas-Pris le "nouveau blog littéraire, d'ivresses et de mensonges," tenu par Paul-Henri Sauvage, dont le pseudo : "Majuscule", se présente comme un "personnage de roman dans la vraie vie, et illusionniste de son état, la plupart du temps."
Dans son commentaire # 9, à propos des Prix "B", Majuscule propose de "renverser les tables".
"Et si la littérature telle que nous la connaissons était maintenant dé-pa-ssée ?" suggère-t-il. Voilà ce qu'il propose :
"Un blog qui serait d’obsessions littéraires et de jeux sur la langue mêlant, au jour le jour, des fragments et des textes, certains assez fous, d’autres plus sérieux, mais qui, tous, ont pour ambition de parler d’aujourd’hui et d’ici (à moins que ce ne soit d’hier et d’ailleurs) à l’instar de ces rêves qui nous viennent à vivre d’horizons, toujours renouvelés."
"Un blog qui serait arc-en-ciel de n’importe quoi, balbutiements de souvenirs qui n’existent pas, poudres d’escampette et de vent, festin d’histoires qu’engendre la rumeur des temps, chassé-croisé de personnages bien réels mais à jamais perdus dans les songes qui les ont espérés."
Les liens proposés : Bernard Louis Lallemand, Eric Poindron; Fabrice Melquiot; Karine Fougeray; Lignes de fuite; Maryse Darrieussecq; Mikaël Hirsch; Muriel Barbery; le blog de Philippe Sollers qui propose de faire souffrir le diable, et son site.
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lundi 15 septembre 2008
Par Léo Scheer,
lundi 15 septembre 2008
September 15, 1938 Lire la suite
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Par Léo Scheer,
lundi 15 septembre 2008
Marrakech, 14 septembre 1938
Oiseaux vus pendant le voyage en chemin de fer Tanger-Casablanca-Marrakech. Ibis extrêmement nombreux, crécerelles assez communes ainsi que deux sortes de grands faucons ou rapaces, quelques corbeaux solitaires ressemblant beaucoup à l'oiseau anglais. Pas de cigognes, bien qu'on ma dit qu'il en existe ici. Très peu de perdrix. Des chardonnerets apparemment identiques aux anglais, courants à Marrakesh*.
J'ai vu un homme portant un lièvre, sinon aucun quadrupède sauvage. Il n'y en a pas, dit-on, excepté quelques lièvres et chacals au Marroc (sic) fr. Quelques chameaux au Maroc esp., mais guère communs jusqu'au sud de Casablanca. En général, un chameau, par ici, semble avoir 18 mains de haut. Tous sont extrêmement maigres & ont des plaques calleuses aux articulations. La plupart sont muselés. Les ânes à Marrakesh sont légèrement moins surchargés et dociles qu'à Tanger.
Maintenant les dattes sont presque mûres. Les dattes partiellement mûres sont jaune vif et pendent en grappes épaisses sur des tiges indépendantes situées à l'endroit où la couronne des palmes rejoint le tronc. Généralement il y a 6 grappes par arbre & l'ensemble pourrait peser environ un 1/4 de quintal. Les dattes tombées ressemblent de près à un gland sans sa cupule. Apparemment, il existe plusieurs variétés de dattiers dont une naine.
Les grains de poivre des poivriers sont juste mûrs. Apparemment, on les appelle "faux poivres", bien qu'ils soient utilisés ordinairement. Noix, locales évidemment, juste mûres. Poires et pêches plutôt encore verts. Ici les citrons sont rond & verts, comme ceux d'Inde, seulement plus gros & à la peau plus épaisse. Raisin à vin en profusion & très bon marché.
La vie marine à Casablanca semble être presque exactement la même qu'en Angleterre. Bigorneaux, patelles, balanes, crabes terrestres & une sorte d'anémone apparemment identique. N'ai vu aucune mouette, cependant. Ai oublié de préciser qu'à Tanger les captures étaient très importantes de maquereaux.
Le Romarin pousse bien à Marrakech. Les roses aussi, les pétunias croissent dans d'énormes buissons, comme en Inde. Les Zinnias poussent aussi. Apparemment la bonne herbe pousse s'il y a suffisamment d'eau.
(*) Orwell écrit parfois "Marrackech" et d'autres fois "Marrakesh". On n'est pas toujours sûr de savoir si le "c" ou le "s" sont intentionnels. "Marrakech" est écrit quand il y a un doute. Peter Davison.
(Par Christian, brute de fonderie, le 15.09.08.)
Ce sont toujours les mêmes qui bossent. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
lundi 15 septembre 2008
Marrakech 13/09/1938
L'heure d'été est observée au Maroc espagnol, pas au français. Les soldats de Franco, dans les gares, sont habillés presque exactement comme ceux du gouvernement espagnol. Bagages fouillés dans le train, très négligemment, par un douanier typiquement espagnol. Un autre douanier est entré et a confisqué tous les journaux français, même ceux favorables à Franco. Les voyageurs français en furent très amusés, le douanier aussi qui évidemment se rendait compte de cette absurdité.
Le Maroc espagnol est évidemment moins développé que le français, peut-être en raison de l'aridité de cette région-là. Plus au sud, au Maroc français, grand contraste entre les zones cultivées par les Maures et les Européens. Ces derniers ont d'énormes superficies consacrées au blé (on dit que 1 000 000 d'acres sont cultivés par 3 000 français et une main d'oeuvre de couleur), les champs sont si vaste qu'ils atteignent l'horizon de chaque côté de la voie ferrée. Fertilité très contrastée. Par endroits le sol est riche et très noir, dans d'autres presque comme de la brique désagrégée. Au sud de Casablanca, la terre est généralement plus pauvre, en grande partie inculte et donnant avec peine pâture aux animaux. Sur environ 50 à 100 km. Le nord de Marrakech est un réel désert, sol et collines de sable et de roches fragmentées, totalement dépouillé de végétation. Animaux : vers la fin du Maroc espagnol des chameaux commencent à apparaître, plus répandus à l'approche de Marrakech, ils sont alors presque aussi courants que les ânes. Moutons et chèvres à peu près aussi nombreux. Pas beaucoup de chevaux, mules presque absentes. Vaches en plus grand nombre. Boeufs de labour près de Marrakech, mais aucun plus au nord. Tous le animaux, presque sans exception, en lamentable condition. (Ce serait dû à deux années de famine successives).
Casablanca apparaît comme une ville complètement française (d'environ 150 000 à 200 000 habitants dont un tiers d'Européens). Evidemment, tendance considérable des deux races à rester entre eux. Les européens font de menus travaux manuels de toute sorte, mais mieux payés de toute évidence que les Maures. (Au cinéma seuls les Maures sont aux places les moins chères, dans les bus nombre de Blancs refusent de s'asseoir à côté d'un Maure). Les niveaux de vie ne semblent pas exceptionnellement bas. Mendicité sensiblement inférieure qu'à Tanger ou à Marrakech.
Marrakech dispose de grandes zones européennes mais est une ville plus typiquement mauresque. Les européens ne réalisent pas les menus travaux excepté dans la restauration*. Chauffeurs de taxi européens à Casablanca, maures à Marrakech. Mendicité si importante que ça rend la marche dans les rues insupportable. Pauvreté très grave sans aucun doute. Les enfants mendient du pain, s'il leur est donné, le mangent avidement. Dans le bazar, beaucoup de gens dorment dans la rue, littéralement une famille à chaque porte d'entrée. Cécité extrêmement commune, quelques teignes et un certain nombre de difformités. Grand nombre de réfugiés dormant à l'extérieur de la ville. Des personnes qui ont fui au nord la famine des districts plus au sud, dit-on.
On dit qu'ici est punie par la loi la culture des plants de tabac dans son jardin.
(* note d'Orwell) Beaucoup de serveurs, etc., qui ressemblent à des Européens se parlent entre eux en arabe et sont probablement Eurasiens.
(Proposition de Christian du 15.09.08) Lire la suite
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dimanche 14 septembre 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 14 septembre 2008
C'est toujours un plaisir d'annoncer la naissance d'un nouveau blog littéraire :
contempo-reine de litterature
d'une Reine (Bale) des M@nuscrits, sur les enjeux de la litterature contemporaine.
un commentaire

vendredi 12 septembre 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 12 septembre 2008
Automne 69, après la Licence et la Maîtrise, je m'inscris pour une thèse à la Sorbonne (Paris V) avec Louis-Vincent Thomas qui vient de publier ses Cinq essais sur la mort africaine à Dakar.
Influences de lectures d'etnologues comme Jaulin (La mort Sara), à la poursuite du "fait social total" de Marcel Mauss, d'une "théorie de la pratique" de Bourdieu (ethnologie Kabyle), des "historiens des "mentalités" comme Philippe Aries.
Après la lectures de Différence et répétition et de La logique du sens, je modifie l'orientation de ce travail. Bien qu'il enseigne à Vincennes, j'obtiens, par dérogation, que Gilles Deleuze devienne mon directeur de thèse. Ma vie professionnelle m'impose d'obtenir rapidement ce diplôme afin de donner un semblant de légitimité à mon rôle dans la recherche. La soutenance aura lieu en 1972. Deleuze, qui publie L'Anti-Oedipe, me fait rencontrer Felix Guattari.
En fait, derrière l'étude des rituels et représentations de la mort dans les sociétés contemporaines, j'ai choisi d'analyser le "camp d'extermination" comme "fait social total", et d'explorer, à travers la notion de "sidération", l'hypothèse d' une "matrice généalogique" de la modernité : le camp comme "laboratoire" de notre monde.
Le sujet passe mal, il ne permet pas de mettre en oeuvre une méthodologie anthropologique et à l'époque on n'ose pas vraiment l'aborder de cette façon distanciée. C'est encore un tabou.
Je ne publierai qu'un article en 1978 dans la revue Traverses, repris dans La Société sans maître où je "teste" mon concept de "sidération", mais le résultat est incompréhensible. Trop tôt. Trop jeune. Je reçois quand même une gentille lettre de Maurice Blanchot. J'aurai eu un lecteur.
Précédents : (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8).
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Par Florent Souillot,
vendredi 12 septembre 2008
Les m@nuscrits de la semaine :
- Chimaera, Mémoires simplement extraordinaires d’un être normalement fantastique (10 p.)
- Daniel Valdenaire, Fragments de vie (38 p.)
- Jean-Luc Manet, Sale temps Sally (4 p.)
- Morfinn, Poèmes en vrac (12 p.)
- Pellé, Les Tordus (20 p.)
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Par Florent Georgesco,
vendredi 12 septembre 2008
Le numéro de rentrée de la revue vient lui aussi de paraître. Des textes étonnants (la livraison est particulièrement brillante et contrastée), avec notamment une autre nouvelle d'Antoni Casas Ros et les bonnes feuilles du prochain livre de Gérard de Cortanze ; Jean Louis Schefer sur Uccello, le statut des juifs au moyen âge, le dogme de la transsubstantiation ou les querelles des Byzantins et des Latins ; un document exceptionnel (le manuscrit du premier roman de Serge Doubrovsky, dont la présence, alors que le marronnier de l'autofiction refleurit, me paraissait salubre) ; trois entretiens qui moi, du moins, m'ont passionné, une soixantaine de livres de la rentrée... : je pense qu'il y a de quoi nourrir l'intérêt de quelques-uns. J'ai mis certaines notes en ligne pour vous donner un avant-goût du travail de nos chroniqueurs (que je ne saurais trop remercier de la qualité de leurs articles). Je dois m'arrêter là, préférant, malgré mon goût pour ce blog, que vous alliez voir nos fameux meilleurs libraires. J'avais cependant envie de vous livrer un peu de l'entretien très fouillé et très dense que Catherine Millet nous a accordé, à Vincent Roy et moi, à propos de Jour de souffrance (qui est à mes yeux l'un des quatre ou cinq livres les plus importants du moment). En voici cinq pages, sur trente. Lire la suite
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jeudi 11 septembre 2008
Par Florent Georgesco,
jeudi 11 septembre 2008

Depuis hier vous pouvez acheter dans les meilleures librairies (à quoi reconnaît-on les meilleures librairies ? au fait qu'elles vendent ce livre ; voir plus bas) le premier roman d'Élodie Issartel, Festino ! Festino !, qui est, pour faire court, une merveille. Un premier roman n'est pas systématiquement l'acte de naissance d'un écrivain. Ici, c'est une évidence.
Nous reviendrons sur ce livre. Voici en attendant deux occasions de rencontrer son auteur :
– elle sera présente samedi après-midi au Village du Livre de la Fête de L'Humanité ;
– l'excellente librairie Le Comptoir des mots organise une rencontre (le jour de la signature de Paola Carola, mais plus tard : vous pourrez nous consacrer votre soirée), dont je recopie l'invitation ci-dessous :
Vendredi 19 septembre à 20 h
Lecture-Rencontre avec
Élodie Issartel
autour de son premier roman
Festino ! Festino !
Éditions Léo Scheer
Lecture d’extraits par Nelly Sevat, comédienne.
Un premier roman à plusieurs voix qui retrace le portrait d’une famille extravagante, déglinguée, perdue mais chaleureuse, drôle, pleine de vie et de chagrin… Du grand-père Festino à la petite dernière Henriette, tout le monde cherche le bonheur avec les moyens du bord…
Un roman extrêmement attachant, émouvant et drôle.
à la Librairie Le Comptoir des mots
239, rue des Pyrénées, 75020 Paris - M° Gambetta
01 47 97 65 40
librairie@lecomptoirdesmots.fr
Facebook
La librairie est ouverte tous les jours de 10 h à 20 h
photographie : Élodie Issartel par Arthur Aillaud
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mercredi 10 septembre 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 10 septembre 2008
Pendant les 10 années des 70's je m'occupe du programme de recherche en sciences humaines financé et piloté par un comité interministériel composé du Commissariat au Plan, du Ministère de L'Équipement, de la DGRST, mais aussi de la Datar, de l'Intérieur et, bien sûr, de Matignon.
Ce domaine : CNRS, Université et Labos, est dominé, à l'époque, par deux courants : d'une part, des libéraux orientés vers les méthodes venues des USA...,de l'autre, des marxistes "orthodoxes" dans l'orbite du Parti Communiste. Héritage désuet de la guerre froide.
Nous parvenons à réorienter ces moyens vers ce qui nous semble être le plus intéressant et que les américains appèleront "French Théory" : Lyotard, Deleuze, Guattari, Foucault, Baudrillard, Derrida etc, développant des groupes de chercheurs qu'ils inspiraient, tel le CERFI.
Mon travail consiste alors à financer et à piloter ces recherches (où je me fais beaucoup de copains) et à faire remonter les résultats vers l'administration, en particulier vers les Grands Corps de l'Etat (où les copains sont plus rares).
J'ai le souvenir de séances de formation des Préfets, souvent bien plus âgés que moi, qui supportaient mal ce que j'avais à leur dire de leur avenir professionnel...
Cette action a donné d'excellents résultats du côté de la vie intellectuelle française, c'est une période florissante de la pensée, marquée par des livres importants, dont nous aidions la publication, (c'est ainsi que j'ai découvert le domaine de l'édition), mais assez médiocre dans celui de la transformation de l'Etat, de ses pratiques et de sa mentalité.
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Par Léo Scheer,
mercredi 10 septembre 2008
Signature à la Galerie Léo Scheer 14-16 rue de Verneuil le vendredi 19 septembre 2008 de 17h30 à 20h30 de Paola Carola pour son livre Monsieur Giacometti, je voudrais vous commander mon buste.
Paola Carola viendra spécialement de Naples pour cette signature.
À cette occasion, le buste de Paola par Giacometti, le vrai, le premier, sera exposé à la Galerie pendant les trois heures de signatures.
Paola, le modèle, c'est la vraie aussi.
Tout sera donc vrai. Une performance.
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Par Léo Scheer,
mercredi 10 septembre 2008
Je reprends tous les votes ici. Lire la suite
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Par Laure Limongi,
mercredi 10 septembre 2008

J'ai la joie de vous annoncer que Bastard Battle de Céline Minard est sur la liste du Prix Wepler qui sera remis le 24 novembre.
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Par Léo Scheer,
mercredi 10 septembre 2008

Les six Crey en cluster tournent à plein régime, mon assistante les asperge de Perrier toutes les onze minutes, nous sommes nus et en nage, il fait 47° centigrades dans la salle des machines. Pour l'instant, nous avons pu compter que Véra écrivait 90 % des messages déposés sur le blog des éditions LS. Je vous passe le détail des calculs, extrêmement complexes, mais les faits sont là.
George-s.
P.S. Tiens, les Crey ont changé de cluster... Je suis surpris que George-s n'ait pas ajouté : "Les fesses sont là" (mais il est vrai qu'elles n'y sont pas)
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Par Léo Scheer,
mercredi 10 septembre 2008
Tanger le 10 septembre 1938.
On dit que la température, ici, ne dépasse jamais les 30°. Mer plutôt chaude, eau extrêmement claire, objets visibles à 20 ou 30 pieds de profondeur lorsqu'il n'y a pas de vent. Il y a une marée d'environ un pied. Mer et port pleins de poissons, mais, pour une raison qui m'échappe, seules les plus petites espèces semblent être pêchées. Il y a des poissons plutôt grands d'environ 6 pouces à un pied, de couleur brune et ressemblant un peu au lieu, qui hantent en grand nombre les rochers des jetées ; nageant en bande de 5 à 20 : tous les pêcheurs assurent qu'ils ne peuvent être capturés au hameçon.La pêche à la ligne pour les petits poissons donne l'impression d'être faite de manière irrégulière. Le dispositif consiste à fixer dos à dos une demi-douzaine de petits hameçons, avec juste au-dessus un appât de pain ou de viande ; il est descendu au milieu du banc et retiré rapidement au moment où les poisson s'y rassemblent. La pêche côtière au filet se fait comme suit. Un filet d'environ 150 p. pieds (sic) de long et 6 de profondeur, finement maillé au centre mais de manière plus grossière aux extrémités, est tiré par des bateaux en pleine mer et mis en place à l'aide de flotteurs. Une très longue corde, d'au moins un demi mile, est attachée à chaque extrémité du filet.Celui-ci est progressivement halé, les hommes font converger graduellement chaque corde l'amenant à former une courbe. Il y a une équipe de 6 à 8 hommes et garçons par corde, ils ne tirent pas avec leurs mains mais ont une chaîne enroulée autour de la taille avec, à l'extrémité de celle-là, un noeud joint immédiatement à la corde. Ils tirent ensuite avec leur corps penchés en arrière en exerçant la plus grande part du travail à l'aide de leur jambe droite.Au fur et à mesure que la corde s'enroule en bobine et que chaque homme l'atteint, il détache sa chaîne, court en avant et s'accroche à nouveau à un bout de la corde flottant dans la mer. L'halage au quai prend au moins une heure. De celui que j'ai vu, sa prise contenait environ 30 livres de sardines (ou des petits poissons similaires) et à peu près 5 livres de prises diverses, notamment des calmars, des rougets, des anguilles au long nez, etc., etc. D'une valeur (pour le pécheur) d'environ 5/-, et représentant environ 2 heures de travail pour 15 hommes et garçons, ce qui donne 20 heures de travail adulte ou 3 d par heure.

Ici, les ânes sont terriblement surchargés. Ils se tiennent là 9 à 10 heures à porter et transporter des charges qui souvent dépassent les 200 livres. Après avoir mis une charge considérable sur le dos de l'âne, l'ânier se juche lui-même au milieu. Les collines sont très escarpées du 1 pour 5 ou 6 en de nombreux endroits, mais les ânes les gravissent transportant des charges si considérables qu'il arrive que l'on ne les voie presque plus. Ils sont néanmoins extrêmement patients et volontaires, ils n'ont, d'habitude, ni bride ni licou et n'ont pas besoin d'être entraînés ni même dirigés. Ils suivent et marchent juste à côté du maître comme des chiens, s'arrêtant lorsqu'il s'arrête et attendant à l'extérieur de la maison quand il est à l'intérieur. La majorité semble ne pas être castrée, idem pour la plupart des chevaux (tous petits et en piètre état).
Les odeurs ne sont pas trop désagréables, ici, en dépit de la chaleur et des bazars dédaléens.
Les fruits de saison, figues de Barbarie, toutes sortes de melons, raisin, aubergines, par ailleurs toutes les variétés européennes. L'eau est transportée dans des peaux de chèvre et vendue. Les grands figuiers par ici portent à la fois des figues vertes et violettes, j'ignorais que cela fut possible. Une espèce de liseron des champs, très commun ici, a des fleurs bleues et d'autres rosées sur le même plant et parfois sur la même tige. Les fleurs maintenant : canna, bourgainvillea (sic), http://geranium.pelargonium.free.fr/, de l'herbe particulièrement rugueuse pour les pelouses.
Deux espèces d'hirondelles ou de martinets, ici. Pas de mouettes dans le port.
Il fait sombre ici bien avant 7 heures le soir (ie. vraiment 7 heures, l'heure d'été n'avait pas été instituée).
Le beurre est parfait ici, mais le lait frais semble presque impossible à obtenir.
(Traduction de Christian du 11.09.08) Lire la suite
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Par Léo Scheer,
mercredi 10 septembre 2008
Je crois que nous pouvons avancer dans notre expérience des Prix "B" cette année de la façon suivante :
L'année dernière, nous nous sommes appuyés sur les Prix "réels" : Goncourt, Fémina, Renaudot etc pour dire qu'il y avait, dans la blogosphère une autre approche. C'était assez "significatif", mais nous pouvons cette année franchir une étape en autonomisant les Prix "B" et en considérant que la blogosphère peut faire ses choix sans se référer au Prix "réels".
Je propose donc que nous gardions neuf Prix en les appelant simplement Prix "B" pour Blogosphère, avec un ordre croissant de 9 à 1.
Par contre il faut améliorer le mode de sélection. Si nous voulons que la blogosphère puisse voter, il faut que ce vote soit identifiable.
Je propose donc que ne soient pris en compte que les "votes" de ceux qui fournissent une adresse mail et un site correspondant. La méthode serait la suivante :
Un commentateur qui vote pour un ou plusieurs livres s'inscrit en "orange" et explicite dans son commentaire les arguments de son vote. En cliquant sur son nom ou pseudo on doit retrouver le même commentaire sur son site.
Les commentaires de participation au vote peuvent être placés sur n'importe quel billet, il doivent commencer par :
@Prix "B" 2008.
pour que nous puissions les compter.
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lundi 8 septembre 2008
Par Léo Scheer,
lundi 8 septembre 2008
George-s cherche inventeur
Nous cherchons une machine capable de recenser les "commentaires" de Véra sur le blog des ELS.
NB. Nous nous contenterons d'un comptage.
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Libellés : Sexologie
(Billet du 08.09.08. publié sur Georges et son blog (résurrection permanente)
Tais-toi, je t'en prie ! *)
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Par Florent Georgesco,
lundi 8 septembre 2008
En attendant de pouvoir lire Marilou sous la neige, dont je vous sais impatients, et avec raison, voici l'article qu'Angie a consacré au nouveau roman de Julie Wolkenstein. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
lundi 8 septembre 2008
Il fait chaud et les nuits sont parfois inconfortables. Changeante, la mer est la plupart du temps agitée. Quand le vent cesse, les poissons sont visibles à 10 pieds de profondeur.
On dit que les grands singes de Barbarie ne sont pas vraiment rares à Gibraltar et les autorités essayent de les exterminer parce qu'ils seraient nuisibles. A certaines époques de l'année (en raison du manque de nourriture, je suppose), ils descendent des hauteurs et envahissent les maisons et les jardins des habitant's (sic). On les présente comme de grands singes à l'aspect canin avec une queue atrophiée. Des espèces semblables se trouvent sur la côte africaine juste en face.
Ici, la variété de chèvre est la maltaise, principalement, tout du moins. La chèvre est plutôt petite, la moitié supérieure de son corps est recouverte de long poils rêches et en désordre qui la recouvre jusqu'aux genoux, donnant l'impression qu'elle a des pattes très courtes.
La plupart des chèvres n'ont pas de cornes, les cornes de celles qui en ont se recourbent si abruptement qu'elles reviennent contre la tête et, généralement, poursuivent leur rotation d'un demi-cercle, l'extrémité de la corne frôle les yeux. Les pis pendent beaucoup et la plupart du temps ressemblent à des sacs sans tétines ou avec des tétines d'à peine 1/2 pouce de long.
De couleurs noire, blanche et (surtout) fauve. On dit qu'elle donnent environ un litre par jour. Les chèvres semblent se nourrir de presque rien, ie. le troupeau que j'ai regardé broutait du fenouil sauvage à fleur de sol.
L'âne, ici, est petit comme l'anglais. Les moyens de transports typiques comportent une partie close comme les Gharry indiens avec des côtés ouverts.

Des collines escarpées et des animaux généralement mal traités. Pas de vaches. Le lait de vache vaut 6 d la pinte. Les fruits actuellement de saison : les pommes, les oranges, les figues, le raisin, le melon, les figues de Barbarie, les aubergines et divers légumes anglais. La figue de Barbarie pousse avec abondance sur un sol pauvre. Ici, peu de poules et de petits oeufs. Les "oeufs maures" sont vantés comme supérieurs.
Chats de type maltais. Les chiens sont muselés.
(Traduction de Christian, (Docteur es Chèvre), assisté de Aloïs Hiller, le 08.09.08.) Lire la suite
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dimanche 7 septembre 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 7 septembre 2008
GIBRALTAR. le 7.9.38.
Les journaux anglais arrivent à Gibraltar via P & O avec quatre jours de retard. Quotidien local, Chronicle & Official Gazette, 8 pages dont environ 2 pages 1/2 d'annonces, j-o. numéro en cours 31, 251. Plus ou moins pro-fasciste. Journaux locaux en espagnol, El Annunciador et El Campanse, chacun de quatre pages criblées d'annonces, quotidiens j-o. De tendance politique peu affirmée, peut-être légèrement pro-Franco. Dix à douze journaux franquistes vendus ici, ainsi que trois journaux gouvernementaux dont Solidaridad Obrera. Ce dernier, en tous cas, était vieux de six jours quand nous avons pu en disposer ici, et beaucoup moins d'habitude d'après les témoignages. Par ailleurs, deux journaux espagnols pro-gouvernementaux sont publiés à Tanger, El Porvenir et Democratia. Leur prix est établi en échange de devise franquiste.
Il est impossible de connaître les sentiments de la population locale espagnole. Les seuls signes sur les murs sont Vive Franco et le symbole phalangiste, mais ils sont très rares.
La population de la ville est d'environ 20 000 personnes, principalement d'origine italienne, mais presque toute bilingue anglo-espagnole. De nombreux espagnols travaillent ici et rentrent en Espagne chaque soir. Au moins 3000 réfugiés des territoires franquistes. Les autorités tentent maintenant de s'en débarrasser, prétextant la surpopulation. Impossible de se faire une idée des salaires et le prix des produits alimentaires. Le niveau de vie ne semble pas très faible, pas d'adultes aux pieds nus, juste quelques enfants. Les fruits et les légumes sont bon marché, le vin et le tabac sont, de manière évidente, non taxés ou fort peu (les cigarettes anglaises : 3/- les cent, espagnoles 10 d. les cent), la soie est très bon marché. Pas de sucre ou d'allumettes anglaises, tout est belge. Lait de vache : 6 d. la pinte. Certains boutiquiers sont Indiens ou Persans.
Le destroyer espagnol José Luis Diez est dans le port. Un immense trou d'obus, de quatre à cinq pieds de diamètre, sur le côté, juste au-dessus de la ligne de flottaison, à babord, à quinze ou vingt pieds de la proue. Il bat pavillon républicain espagnol. Apparemment, au début, l'équipage a été empêché de débarquer, maintenant il est autorisé à certaines heures sur le terrain réservé à la marine de plaisance (ie ne pas se mélanger à la population locale). Nulle tentative de réparation du navire n'est en cours.
Entendu de la bouche d'un résident anglais : "ça devient assez clair. Hitler va avoir tous les droits sur la Tchécoslovaquie. S'il ne les obtient pas maintenant, il continuera jusqu'à ce qu'il y arrive. Il serait mieux de le laisser les obtenir cette fois. Nous serons prêts vers 1941."
Proposition de traduction "à corriger" de Christian le 12.09.08)
@Christian. Je vais vous devoir une fortune en droits si c'est notre traduction qui est publiée. Lire la suite
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samedi 6 septembre 2008
Par Léo Scheer,
samedi 6 septembre 2008
Chère Bérangère,
j'ai perdu vos coordonnées.
Pouvez vous déposer ici un commentaire en inscrivant votre adresse e mail.
J'ai un peu repensé à notre conversation de dimanche dernier...
leo
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vendredi 5 septembre 2008
Par Florent Georgesco,
vendredi 5 septembre 2008
Sixième des cinquante-sept livres de la rentrée dont le prochain numéro de la revue rendra compte et que je mets en ligne (notre ami Littré me ferait remarquer que la construction de ma phrase relève du quasi-zeugme) : un premier roman d'un jeune homme du Sud de la France, me semble-t-il (je l'ai entendu à la radio). L'article est de Sophie Mentzel, tante du jeune Octave, le bébé tutélaire de cette revue. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
vendredi 5 septembre 2008
Beaucoup de brouillard la nuit dernière, la syrène (sic) résonne sans cesse. Ce matin la mer est beaucoup plus calme et grise, une mer d'huile aux reflets de plomb. Plus tard dans la journée, grosse chaleur & la mer d’un bleu lumineux. Passage du Cap de Roca vers 10 heures, mais invisible dans la brume. Passage du Cap St. Vincent, d'assez près, à environ 2, 3 miles, à 18 heures. Navigation (de midi à midi) : 342 miles. Arrivée prévue à Tanger demain de bonne heure.
Ici, des mouettes d’une espèce que je ne connaissais pas, plumage brun foncé ou noir sur le sommet, blanc en dessous, survolent les flots à l’affût de proies, à quelques pouces à peine de la surface, tels les chouettes au ras de l'herbe. Amas de mauvaises herbes de mer (sic) en approchant de la côte. Des hirondelles ou martinets (différents des anglais) suivent le navire alors que nous sommes pourtant encore loin de la terre. Deux baleines auraient été aperçues hier, mais je les ai ratées.
Contrairement à ce que j'avais pensé, il ne s'agit pas d' un bateau à turbine à vapeur, mais à turbine à huile. Je dirais que l'équipage compte quelque 600 membres. La classe touriste (en réalité à la croisée des secondes et troisièmes) dispose de trois petits salons en plus de la salle à manger, deux ponts où l'on peut jouer, une petite piscine & un cinematographe plutôt rudimentaire. Des messes catholiques et anglicanes sont célébrées chaque jour. Le tarif touristique de Londres à Gibraltar est de 6.10 £.
Plus tard. Equipage de 543 membres. La cargaison du navire est d'environ 8 à 9 mille tonnes.
(Traduction de Zoé / Hiller / Christian du 05.09.08)
Traduction de Henri à la même date :
"C'est long ce voyage, c'est long, ça n'en finit plus, je picole un peu, alors bien sûr brume le matin, brume le soir, des oiseaux suivent le bateau, des oiseaux qui ne sont même pas anglais, en revanche les requins sont anglais, on a les mêmes à la City, on est au moins 600 sur cette coque de noix, en comptant les pouilleux de la classe touriste, bon à bientôt, je pense que Léo Scheer ne me lâchera pas comme ça..."
"Bon ça va, c'est sans dico..." Lire la suite
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jeudi 4 septembre 2008
Par Florent Georgesco,
jeudi 4 septembre 2008
Je rappelle que j'ai entrepris de publier chaque jour, avant la parution en librairie du nouveau numéro de La Revue Littéraire (le 10 septembre), une des notes de lecture du cahier consacré à la rentrée littéraire. Christian était curieux de savoir ce que nous avions pu écrire sur le nouveau livre de Georges Flipo. Voici la note de Marion Prigent, qui collabore à la revue depuis quelques numéros (elle faisait un stage ici, nous lui avons proposé de se lancer dans cet exercice, elle s'y est montrée suffisamment habile pour que nous lui demandions de poursuivre après son départ). Lire la suite
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Par Léo Scheer,
jeudi 4 septembre 2008
Aujourd’hui, traversée de l’embouchure de la baie de Biscay. Mer un peu plus agitée, le navire tangue légèrement. Pas malade (le remède au mal de mer "Vasano" est manifestement efficace) Passage du C.Finistère vers 17h00 mais invisible en raison de la brume. Navigation (12-12) 403 mil | |