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jeudi 31 mars 2011

1528. Votez pour le Prix Lavinal Printemps des Lecteurs 2011.

La Librairie Mollat, France 3 Aquitaine, Sud Ouest et le Château Lynch-Bages s’associent pour la 5eme édition le Prix Lavinal Printemps des Lecteurs. Le Jury est composé de lecteurs et de représentants des partenaires. La voix de tous les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs est prise en compte. Vous pouvez voter jusqu’au 14 mai pour l’un de ses 6 ouvrages :

Patrice Blouin Baltern Gallimard

Clément Caliari Retrait de marché Gallimard

Frédérique Clémençon Les petits Ed. de l'Olivier

Emmanuelle Heidsieck Vacances d'été Léo Scheer

Gaëlle Josse Les heures silencieuses Autrement

François-Guillaume Lorrain L'homme de Lyon Grasset

Publié par Juan - Prix-Litteraires.net le 28.3.11

mardi 29 mars 2011

1527. Bernard Teyssèdre sur France Culture

Bernard Teyssèdre était invité ce matin aux “Nouveaux chemins de la connaissance”, sur France Culture, dans le cadre de la semaine (28 mars-1er avril 2011) consacrée aux “Bohèmes de Rimbaud”, pour évoquer son livre “Arthur Rimbaud et le foutoir zutique”.

Il est possible d’écouter l’émission ici : http://www.franceculture.com

Signalons également le blog de Bernard Teyssèdre, “Rimbaud zutique”, prolongement de son livre et de ses recherches, dont voici l’adresse : http://bteyssedre.blog.lemonde.fr/

lundi 28 mars 2011

1526. Béatrice Commengé par Philippe CHAUCHÉ.

Sur son site Chauché-Écrit Philippe Chauché évoque le livre de Béatrice Commengé, L'Occasion fugitive.

Visages du Roman.

Visage du Roman, mouvement du dieu Kairos, c'est ce qu'il lit dans le petit livre, le dieu de l'occasion, " Il faut traverser la vaste carrière du temps pour arriver au centre de l'occasion " - Baltasar Gracian -, dieu aux talons ailés, qui surgit dans et comme le roman, et, ajoute-t-il, d'où surgit le roman.

Le roman doit danser comme le dieu grec sur ses talons ailés, une autre façon de vivre l'amour, et donc son roman permanent. Toute envolée amoureuse est un roman vécu, toute envolée vers l'autre est une envolée vers le connu, l'inconnu et le deviné. Lisons, volons :

"En m'installant dans le wagon presque vide, tout à l'heure, à droite - c'est-à-dire à l'ouest, là où le soleil à peine levé ne risquait pas de m'éblouir -, j'ai senti que cette ivresse joyeuse qui ne me quittait pas depuis que j'étais arrivé à la gare était de nature nouvelle."

"Le moment opportun et fuyant, c'est cela, Kairos. Je vous le décrirai, peut-être même irons-nous un jour jusqu'à Trogir, en Croatie, voir sa représentation la plus ancienne, ce n'est pas celui de Lysippe, tant pis, mais il lui ressemble. Connaissez-vous ses qualités ? Jeunesse, beauté, légèreté, vivacité, équilibre. Kairos a les pieds ailés."

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1525. Emmanuelle Heidsiek dans L'HUMA.

Vacances d'été, chez LaureLi.

Emmanuelle Heidsieck trouble l’eau calme des piscines

Et si les gardiens de villas provençales pour Parisiens se révoltaient ? L’auteure d’ Il risque de pleuvoir explore un monde férocement cool où l’exploitation ne prend pas de vacances dans une fiction drôle et cruelle.

« Tout va bien, cet été 2012 doit être parfait. »

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1524. Sibylle Grimbert coup de coeur de Claude Sérillon chez Drucker

Lors de l'émission hebdomadaire animée par Michel Drucker Vivement dimanche du 27 mars 2011, Claude Sérillon présente ses trois coups de coeur pour des livres (vous pouvez voir l'émission ici ; la chronique de Claude Sérillon commence à 5'50) :

"Le premier, c'est d'ailleurs Jean-Pierre Coffe qui me l'avait indiqué, c'est un livre qui s'appelle Le Vent tourne de Sibylle Grimbert. D'abord, c'est un livre très rare par la qualité de son écriture, par la littérature que cela représente.

Cette femme raconte une soirée, une soirée vaguement chic, un peu bourgeoise, qui pourrait se passer à Paris ou ailleurs. Il y a un garçon qui arrive, dans la trentaine, qui, manifestement n'est pas bien dans sa peau, mais il est heureux, ravi et content parce que ça y est ! Il va prendre la succession de papa. Il va enfin pouvoir s'assumer.

Ça c'est le démarrage du roman. L'habileté et l'intelligence de Sibylle Grimbert c'est, ensuite, de faire éclater cette soirée.

Vous savez, quand dans les année 60, avec le nouveu roman, on parlait de tropisme : vous lancez un pavé au milieu de la mare et il y a plein de petits cercles qui se forment. C'est ça, ce roman, il raconte tout ce qui se passe dans cette soirée, avec différents personnages qui, au bout d'un moment, après l'apparence, le chic, la rigolade, les petites émotions, chacun, tout le monde se déballe, se deshabille, le vernis craque,et on aboutit à des petits drames, à des ruptures, à des révélations, à des vérités, et on entre dans ce livre : Le Vent tourne, on entre dans l'univers de cette soirée, comme si chacun, ça y est, y était mis à nu.

C'est formidablement habile ! C'est très passionnant ! On est touché par tous ces gens qui sont tous en train de se mettre totalement à découvert. Il y a l'histoire de ce garçon en filigrane, mais on passe de pièces en pièces, d'étage en étage, on va jusqu'au bord d'un suicide, jusqu'au bord d'une rupture, d'une saoulerie, d'un début de coucherie.

Et puis, en même temps, c'est très subtil, tout à coup, Le Vent tourne, parce que le vent a tourné et qu'on est passé d'une apparence, tranquille, sympathique, à quelque chose de beaucoup plus pervers, beaucoup plus compliqué.

Le Vent tourne, Sibylle Grimbert !"

Claude Sérillon, le 27 mars 2011.

dimanche 27 mars 2011

1523. L'invraisemblable Simon Simonini par Alain Baudemont

Ne démentons pas car nous savons qu'un démenti est une rumeur confirmée. Je vous le dis en vérité, nous serons, lisant, dans les pages du Mal absolu. Dans le crime-amour-haine, dans le trou de bal d'un personnage qui schlingue une sacrée saloperie d'odeur de souffre, nous serons emberlificotés. Vous me direz que tant qu'on n'est pas dans le cauchemar de la radioactivité, on est en droit de s'en tamponner les tibias d'escargots.

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1522. Alain Baudemont sur le blogue de Tilly.

Entretien réalisé par Tilly sur son blogue avec Cent mots dire qui répond aux questions pour son auteur.

Recueil des commentaires déposés par Alain Baudemont sur le blog des Editions Léo Scheer durant deux années, Cents mots dire traite les sujets les plus variés, du plus trivial au plus théorique, du plus saugrenu au plus grave. Il mêle les tons, les styles, les genres dans une conversation infinie où peu à peu se dessine le portrait d'un homme qui dit tout de lui-même en parlant toujours d'autre chose.

Bonjour, Alain Baudemont.

Alain Baudemont, qui êtes-vous ?

“ On me dit embrouillé, soit. ” (p. 64)
“ Oui, je sais, on me dit compliqué. ” (p. 63)
“ Toujours été hors cadre, ce gaillard de moi, et pas pour me déplaire. ” (p. 167)

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vendredi 25 mars 2011

1521. Dépêche AFP pour l'ouverture de m@n.

25/03/11-18h48. Culture-édition-internet.

Votez, c'est publié ! Lancement d'un nouveau site d'édition sur internet

PARIS, 25 mars 2011 (AFP) - L'éditeur Léo Scheer et Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, viennent de lancer m@n, service d'édition sur internet qui permet aux auteurs de mettre en ligne leurs manuscrits afin d'être publiés s'ils recueillent suffisamment de voix des abonnés de ce nouveau site.

Les membres de cette communauté née à la mi-mars peuvent discuter et critiquer ces manuscrits sur le site et voter pour celui qui leur semble mériter d'être publié.

"Ils forment un comité de lecture élargi et souverain. Les premiers votes seront clos le 1er septembre 2011 et le livre qui aura recueilli le plus grand nombre de suffrages sera publié", a précisé Léo Scheer à l'AFP.

"Ensuite, ce sera tous les quatre mois. Donc trois livres par an seront édités", a-t-il ajouté.

L'éditeur avait lancé auparavant un site expérimental gratuit d'autopublication, baptisé M@nucrit(s), "qui va disparaître début avril et devenir payant sur m@n, qui en est le prolongement opérationnel", a souligné M. Scheer.

"Sur le site expérimental, il y a eu environ 1.000 abonnés et 14 livres ont été publiés et diffusés en librairie, pour l'essentiel des premiers romans", a-t-il noté.

Pour être membre de m@n, il faut pré-acheter les trois livres "élus" de l'année, soit un abonnement de 50 euros par an.

"Le nouveau site est un mélange de crowdfunding (financement collectif) et de pré-achats par abonnement du type France Loisirs", précise-t-il encore.

Les ouvrages sont envoyés au domicile des abonnés qui peuvent participer à l'ensemble des activités de la communauté. Les auteurs des manuscrits sélectionnés recevront des droits d'auteur de 15% sur l'ensemble des exemplaires vendus.

A l'image de "My Major Company" pour la musique, les internautes peuvent de plus en plus financer l'édition de livres (www.editionsdupublic.com, par exemple), bandes dessinées (www.sandawe.com) et même de reportages, comme la plate-forme Jaimelinfo.fr, lancée par des médias en ligne français début mars.

Voici quelques reprises immédiates en ligne :

New Zilla, TV5 Monde, lesoir.be, Daily-Bourse.fr, France 24, Orange, Votez, c'est publié! AFP, Stratégie.fr, Actua Litte.com, Les Nouvelles Sympatico.ca, Moov Internet Révolution, Chronic'art.com, Direct Matin, e-alsace.net, Maroc Le pays ami, web manager center.com, menara.ma, safiweb J'ai la fibre.eu, Picardie numerique, Lorraine numerique.net, Le jdc.fr, Sud Ouest numerique, La Revue des Ressources, La voix de Paris, Synchro, Le berry.fr, D.G.M.I.C, La Montagne.fr, InfoSciences.fr, Menara Finances, paperblog, RTL.be, Livres Hebdo, Le Journal du Net, Paperblog, Le Billet du Rapido, Lepays, Bouquiner.net, RTL.be, etc...

dimanche 20 mars 2011

1520. Claire Berest dans le FIGARO MAGAZINE.

MIKADO de Claire Berest

PREMIER ROMAN

Polar rose.

par Laure Mentzel.

Elle, étudiante à la Sorbonne, traîne dans les cafés et les amphis. Ni petite fille ni femme fatale, elle voudrait être revenue de tout et n'est encore allée nulle part.

Lui, Vincent, fuyant et mystérieux, veut d'elle sans la désirer et finit par apprivoiser sa solitude.

Une banale hitoire d'amour, pleine de bruit et de fureur, racontée par une ado ? Claire Berest a 22 ans et elle dénude tranquillement les apparences, comme on saisit un à un, les mikados de l'enfance.

Les bâtonnets multicolors sont pointus et peuvent blesser; la vérité qui se révèle lentement, aussi.

De l'ébauche de scénario à la bluette, du jeu de patience parfois trop languissant aux pics d'inquiétante étrangeté, du rose bonbon au noir polar, les tons s'enchevêtrent et une voix pointe. Un joli premier roman.

Laure Mentzel, le 19 mars 2011.

1519. Véronique Fiszman dans MARIANNE.

Célibataires de plus de 40 ans: le salut existe !

Par Elodie Emery.

Pour son quatrième roman, Véronique Fiszman nous invite à Angers, dans l'intimité d'une femme à qui tout sourit, sauf les hommes. Le charme d'une comédie romantique, le cynisme en plus.

Constance de Mazan est une jolie femme. Elle travaille, elle est passionnée de musique classique et de lecture, elle ne souffre d’aucune infirmité particulière… Et pourtant, elle est célibataire. Passé 40 ans, voilà ce qui est considéré comme le handicap le plus sérieux. C’est en tout cas ce que semblent penser les collègues de Constance, une bande de harpies qui ne manquent pas une occasion de la pointer du doigt en ricanant, comme à la belle époque des pestes à l’école.

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1518. Le Dictionnaire Eustache dans SUD-OUEST

Jean Eustache, l'intranquille

« Lui qui voulait retenir le temps, ne cessa de capturer la durée, le désir, l'intimité, l'époque »

Que reste-t-il d'un homme qu'on a aimé, fût-il cinéaste ? Ses films bien sûr, et s'agissant de Jean Eustache, ils ne sont pas si nombreux qu'on puisse les confondre. Mais ce peut être aussi une simple image, et dans son cas, ce sera son beau visage inquiet, ses lunettes rondes, son petit foulard… Lors d'une rétrospective de son œuvre, dans les années 80 - il venait de mourir, en 1981 - Jean-Pierre Léaud, l'admirable Alexandre de « La Maman et la Putain », était venu à la fin de la projection et bouleversé, avait murmuré : « Je viens de réaliser que j'avais fini par ressembler à Jean… »

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vendredi 18 mars 2011

1517. Le Dictionnaire des Essais de Montaigne dans Les nouveaux chemins de la connaissance

Bénédicte Boudou était ce matin l'invitée de Raphaël Enthoven sur France Culture pour parler du Dictionnaire des Essais de Montaigne. Vous pouvez l'écouter sur le site de l'émission.

1516. Le dictionnaire Eustache par Guy Darol

JEAN EUSTACHE.

Le moindre événement concernant Jean Eustache ouvre la vanne du souvenir. Le réalisateur des Mauvaises Fréquentations (1964) emboîtait le pas de François Truffaut ou plutôt d’Antoine Doinel dans ces environs de la place Clichy où se dressait encore le plus grand cinéma du monde. Jean Eustache nous fait arpenter la rue Caulaincourt qui enjambe le cimetière de Montmartre et quelques grands noms de la littérature.

Mes petites amoureuses (1974) contient dans son titre la réponse à cette question : Eustache et la littérature c’est tout comme ? C’est tout comme, puisque Arthur Rimbaud, Gustave Flaubert, Louis-Ferdinand Céline,Jacques Rigaut sont les clés qui ouvrent ces films. Ce sont des noms qui actionnent les mécanismes de l’imaginaire, c’est-à-dire de la mémoire. Ce sont les signes de piste qui rallient tous ceux que le souvenir empoigne et c’est ainsi que Les mauvaises Fréquentations, Les Quatre Cents Coups, La Maman et la putain agissent comme les révélateurs d’un souvenir.

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jeudi 17 mars 2011

1515. Béatrice Commengé dans Le Magazine des Livres par Pierre Canavaggio.

CHARMERESSE.

Le train reste un décor littéraire encore fréquenté. Au fil des années, il a pu même produire des chefs-d’oeuvre. D’Anna Karénine au plus poétique d’entre eux, Prose du Transsibérien, tiré par antiphrase par son auteur, Blaise Cendrars. Un autre récit, Mon plus précieux conseil, promenant ses lecteurs d’un bout de botte italienne à l’autre, a survécu aux années 1930 ; il est encore ouvert par les lecteurs restés fidèles à l’écrivain rare que fut Valery Larbaud. Le héros, l’auteur sans doute, y tente d’échapper à un amour obsédant autant qu’envahissant. Il en a fait le sujet d’une des trois nouvelles composant Amants, heureux amants.

Le propos de Béatrice Commengé dans L’Occasion fugitive, qui débute et se termine, aussi, dans un train, n’a rien non plus d’un roman de gare.

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mardi 15 mars 2011

1514. Lancement de m@n et suppression de M@nuscrits

Voici le communiqué de presse qui part aujourd'hui, mardi 15 mars 2011, annonçant la mise en service de m@n :

Léo Scheer et Patrick Le Lay se sont associés pour lancer m@n, un nouveau service d’édition utilisant les moyens de l’Internet.

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samedi 12 mars 2011

1513. La Couleur dans les mains de Nora Hamdi finaliste du Prix de la Closerie des Lilas.

Le jury prestigieux du Prix Lilas : Carole Chrétiennot, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Emmanuelle de Boysson, Marie-Christine Imbault, Caroline Fourest, Isabelle Alonso, Françoise Héritier, Camille, Lydia Bacri, Marie Drucker, Katherine Pancol, Sylvie Testud, Rama Yade, a annoncé la sélection des six romans finalistes de son édition 2011. Récompensant un ouvrage paru en janvier, le trophée sera remis le 6 avril prochain.

- La Couleur dans les mains, Nora Hamdi (Léo Scheer)

- Les Insurrections singulières, Jeanne Benameur (Actes Sud)

- La Reine Alice, Lydia Flem (Seuil)

- Papa was not a Rolling Stone, Sylvie Ohayo (Robert Laffont)

- Plein soleil, Valérie Clo (Buchet-Chastel)

- Un jardin sur le ventre, Fabienne Berthaud (JBZ & Cie)

jeudi 10 mars 2011

1512. "Arthur Rimbaud et le foutoir zutique" sur internet

  • Dans Les Lettres françaises du 5 mars, Jean Ristat consacre un long article, le premier d’un feuilleton, au livre de Bernard Teyssèdre : Arthur Rimbaud et le foutoir zutique, en librairie depuis le 23 février.

Arthur Rimbaud et le foutoir zutique, de Bernard Teyssèdre, est le premier ouvrage consacré à l’Album zutique – Une tentative de déchiffrement fascinante.

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  • Raphaël Sorin en parle sur son blog, "Lettres ouvertes" :

« DU NEUF SUR RIMBAUD Encore ? J’ai croisé à Drouot l’un des libraires qui ont “inventé” la photo de groupe prise à Aden où figurerait Rimbaud. Elle n’a pas fini d’énerver les rimbaldiens. Il fouillait dans les livres de la bibliothèque d’un surréaliste défunt. Alors ? Rien du tout. J’ai aperçu la réédition de l’Album Zutique, repris chez Pauvert, qui, d’un seul coup, malgré le travail de Pascal Pia, va reprendre des couleurs ailleurs. Il s’agit de l’étude de Bernard Teyssèdre, Arthur Rimbaud et le foutoir zutique, un pavé de 760 pages, préfacé par l’inévitable Jean-Jacques Lefrère. Teyssèdre, dont j’avais publié chez Albin Michel deux livres étonnants sur le Diable et l’imaginaire chrétien, s’est également signalé par son enquête sur l’Origine du monde de Courbet (Le Roman de l’Origine, Gallimard 1996). Il m’envoya le manuscrit du Rimbaud. Je lui conseillai, après l’avoir lu, de l’envoyer au seul éditeur capable de décider seul, sans un “comité de lecture”, et de se lancer dans une aussi folle entreprise. Les textes zutiques, dont vingt poèmes de Rimbaud, attendaient depuis 1871 un exégète assez têtu et bien armé pour en débroussailler l’histoire. C’est fait et on se passionnera. »

  • David Ducoffre en livre un long compte rendu, sous forme de feuilleton, sur le blog "Rimbaud ivre".

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  • Le Cercle zutique, un ouvroir de poésie libertaire au lendemain de la Commune

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lundi 7 mars 2011

1511. France Culture : "Le vent tourne", coup de cœur d'Arnaud Laporte

Arnaud Laporte a consacré aujourd'hui son coup de cœur littéraire de la nouvelle rubrique des matins de France Culture, « Tout feu, tout flamme », à Sibylle Grimbert et à son Vent tourne. Vous pouvez écouter son billet sur le site de l'émission (dans les dix dernières minutes), mais en voici une retranscription :

« Ce n'est pas parce qu'un auteur est discret qu'il n'est pas important. Il est des œuvres qui s'écrivent loin des feux médiatiques, avec patience, avec ténacité, avec humilité aussi. Le vent tourne permet à Sibylle Grimbert de continuer à creuser, l'air de rien, un sillon tout à fait singulier dans le paysage français.
Elle n'a pas attendu une vogue assez récente pour s'intéresser au monde de l'entreprise, ce qu'elle fait ici une nouvelle fois. Elle a délaissé la PME de son roman précédent, Toute une affaire, pour s'intéresser aux dirigeants d'entreprises beaucoup plus importantes. Mais elle ne cède pas à la tentation de prendre en charge une explication de la mondialisation via ses PDG loin des réalités. Non, ce que dépeint Sibylle Grimbert, le temps d'une soirée qui tourne mal, une soirée où le vent tourne, ce sont les ressorts éternels de la psychologie humaine. Elle change régulièrement de narrateur au fil des chapitres, ce qui permet de changer de point de vue, de nous offrir une plongée dans les consciences, les jeux et les enjeux de pouvoir, les non-dits, les faux-semblants de la comédie sociale. Comédie : le mot est à entendre dans sa polysémie, comme un jeu de rôles bien sûr, mais aussi dans une acception ludique, humoristique.
Quand on lit un livre, pour peu qu'on en ait lu quelques-uns avant, on a vite fait de chercher à quel auteur il nous fait penser. En lisant Le vent tourne, je n'ai trouvé qu'un auteur à comparer à Sibylle Grimbert (ça tombe bien, c'est un de mes auteurs préférés) : Emmanuel Bove. Le cercle de ses lecteurs, peut-être aussi discret, mais passionné (je crois que vous en êtes, Marc Voinchet), appréciera la comparaison.
Dernier point, pour lancer une annonce à des metteurs en scène en mal d'inspiration : je crois que Le vent tourne de Sibylle Grimbert, avec sa galerie de personnages, ce huis clos, pourrait faire une formidable pièce de théâtre, ou un film.
Mais c'est d'abord un très bon livre. »

samedi 5 mars 2011

1510. F.F.32.

C'est le nom de code du Feuilleton du Fauteuil 32 dont voici un nouvel épisode.

jeudi 3 mars 2011

1509. Feuilleton du Fauteuil 32. (Suite).

Dans les coulisses de l'édition, c'est la rubrique du Figaro littéraire où Mohammed Aïssaoui fait paraître aujourd'hui, jeudi 3 mars 2011 la suite de notre feuilleton de l'été sous le titre :

Le Fauteuil 32 de l'Académie : tout un roman.

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1508. Lettre à Sibylle Grimbert, par Gabriel Matzneff

La charmante webmistress intérimaire du site matzneff.com vient de mettre en ligne une nouvelle chronique de Gabriel Matzneff :

Lettre à Sibylle Grimbert

En novembre dernier, m’intéressant au travail de cette jeune romancière, je demandai aux Éditions Léo Scheer de lire les épreuves du nouveau roman de Sibylle Grimbert qui devait paraître en janvier 2011. Je les lus et, après les avoir lues, j’écrivis une lettre à l’auteur. Cette lettre, je viens de prier Sibylle Grimbert de m’en adresser une photocopie, car, à la réflexion, m’est venue l’idée de la transformer en chronique. La voici.
Paris, 30 novembre 2010
Chère Sibylle,
Nous en parlerons plus longuement mercredi, mais je désirais te dire par écrit combien Le Vent tourne m’a impressionné.
La maîtrise du sujet, la virtuosité avec laquelle tu conduis ton récit, fais vivre tes personnages, et les fais vivre dans un lieu unique et un temps donné, comme dans une tragédie classique (du moins dans la première partie qui est la principale, la seconde étant plutôt un épilogue, semblable à celui, magnifique, de L’Éducation sentimentale : « Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots… »).

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1507. "254 pages tourbillonnantes" : Sibylle Grimbert lue par Clara

Belle lecture du Vent tourne de Sibylle Grimbert sur le blog Moi, Clara et les mots :

Sibylle Grimbert

Le vent tourne

Éditeur : Léo Scheer - Date de parution : 02/01/2011 - 254 pages tourbillonnantes...

Un dîner chic chez des gens chics. Pourrait-on dire. Un dîner avec des invités comme il faut pour une soirée réussie. Quand Edmond s’y rend, il pressent que le vent va tourner en sa défaveur. En effet, son meilleur ami le dédaigne, sa femme le délaisse. Benjamin, la trentaine, fils d’un chef d’entreprise croit que son jour de gloire a enfin sonné. Tout ce petit monde s’attend à une soirée convenue sans un mot de travers. Sauf que le ballet des petits-fours, des conversations, des amitiés et des amours va prendre une tournure inattendue…

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mercredi 2 mars 2011

1506. Les même yeux que Lost de Pacôme Thiellement dans Les Inrocks

LOST. UNE DIMENSION INITIATIQUE.

Un petit livre passionnant sur la série de J.J.Abrams donne les clés de compréhension nouvelles. Son auteur Pacôme Thiellement nous éclaire.

Alors que l'édition commence enfin à s'intéresser au phénomène, voici peut-être le livre le plus stimulant écrit en France sur une série télé.

Les mêmes yeux que "Lost" se présente à la fois comme l'exégèse de l'une des aventures sérielles les plus marquantes des années 2000 et comme le récit passionné d'un intellectuel aux prises avec un objet narratif débordant.

D'Henry James (L'Image dans le tapis) aux textes philosophiques et religieux orientaux, Pacôme Thiellement (35 ans, déjà auteur d'un essai sur Twin Peaks intitulé La Main gauche de David Lynch) oriente notre regard vers des territoires inattendus et offre une vue imprenable sur l'île, les mystères et les personnages de Lost.

- Pourquoi une série télé, objet sans noblesse dans la tradition intellectuelle française, est-elle pour vous un objet d'étude et de réflexion?

- Les intellectuels passent à côté des séries, comme ils sont passés à côté de la musique populaire ou de la bande dessinée. Mais nous n'avons plus besoin d'un intellectuel pour nous dire comment penser que d'un monsieur météo pour savoir où le vent souffle.

- Combien d'heures de votre vie avez-vous passé devant Lost?

- Pendant six ans, je n'ai pas passé une journée sans penser à Lost. J'ai étudié ma vie à travers Lost comme j'ai analysé Lost à l'aide des écrits d'Henri Corbin et de René Guénon (respectivement Pholosophe et métaphysicien français du XXe siècle. Réciproquement, j'ai mis ma propre vie à l'épreuve pour comprendre les écrits de ces derniers comme les parcours des personnages de Jack, Locke ou de Desmond.

- Vous évoquez "l'alliance réalisée dans cette fiction populaire entre écriture sacrée et narration moderne." En quoi Lost est-elle simultanément archaïque et actuelle?

- Les personnages de Lost sont des hommes comme vous et moi : ils ont un ennorme potentiel qu'ils sont incapables d'exploiter, ils sont sombres, solitaires et tristes, et lucides quant à leur responsabilité dans l'échec de leur vie. La puissance archaïque de Lost vient de sa dimension initiatique : son objectif est de nous confronter au caractère illusoire de nos ambitions afin de nous réorienter vers la connaissance. Lost raconte la même chose que la Bhagavad Gîtâ ou Le Langage des oiseaux d'Attar (textes hindouiste et perse) mais elle le raconte avec les formes d'aujourd'hui : suspense, renversement de perspective, labyrinthes psychologiques, twists narratifs...

- Le livre interroge la position du spectateur, base même de l'expérience Lost. Pour vous, les demandes d'explications de beaucoup de fans se trompaient de cible ?

- Il faut voir Lost comme un miroir. Cette série parle d'une catastrophe par laquelle nous sommes passés : la destruction de l'existence spirituelle. Elle a eu raison de nous promettre des réponses qu'elle ne nous donnerait pas. Elle n'a cessé de montrer des personnages (de Ben à Richard) promettre à d'autres des réponses qu'ils n'avaient pas eux-mêmes. Au final, elle avait le même but qu'eux : préparer, parmi ses spectateurs, de nouveaux "Jacob", des "candidats" au gardiennage de l'existence spirituelle.

- La saison 5 cite la version anglaise de l'Internationale écrite par Billy Bragg ("Nous vivrons ensemble, ou nous mourrons seuls"). Lost serait un récit politique prenant acte de la fin de l'Occident et ses valeurs libérales, individualistes ?

- Dans Lost, les hommes sont libres mais prisonniers de leur détermination; ils sont égaux, mais n'existent que sous les formes de la prédation et de l'amertume. Le capitalisme a prouvé qu'il ne menait qu'à la destruction; mais on n'en aura pas fini tant qu'on ne sera pas réorientés à partir de ce qui est commun aux pensées traditionnelles, à savoir l'éxégèse et la vision. Lost ne cesse de jouer avec notre désir de liberté, de dire que "nous avons le choix", mais, à la fin, elle dit tout autre chose. Elle dit : "J'avais besoin de quelqu'un, det ce quelqu'un, maintenant, c'est toi." Le spectateur de télévision est passif; Lost l'appelle à se réveiller.

Propos recueillis par Olivier Joyard. Le 2 mars 2011.

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