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lundi 15 février 2010
Par Florent Georgesco,
lundi 15 février 2010
Le Complot des apparences
par Matthieu Falcone
« Tout a commencé il y a un peu plus d’un mois, à Rome, avec une cafetière. L’objet siégeait au centre de la table. Autour de la table, quatre chaises, sur les chaises, un avocat épris de philosophie, un jeune couple d’artistes en vue qui exposaient des serpillières mouillées et des tartes aux pommes tachées de sang (du vrai sang) sur les murs blancs d’une fameuse biennale, et moi, Igor Ramirez, auteur mal connu d’une élégie à la mémoire de Rantanplan (le chien le plus spirituel de l’Ouest). »
Voici pour le ton du premier roman de Sacha Ramos, et pour la relative absurdité des situations dans lesquelles le narrateur va s’engouffrer. Lire la suite
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vendredi 12 février 2010
Par Florent Georgesco,
vendredi 12 février 2010
Gabriel Matzneff parle du premier roman de Marie Rivière, Fond de carte, avec un enthousiasme, une chaleur qui se passent de commentaires. En tout cas des miens, puisque je pense point par point les mêmes choses que lui.
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vendredi 22 janvier 2010
Par Florent Georgesco,
vendredi 22 janvier 2010
L'article que je reproduis ci-dessous est paru sur le site De seuil en seuil. Vous pouvez lire une nouvelle de Sacha Ramos ici, et en savoir plus sur le roman là.
"Point de pasteur et un seul troupeau ! Tous veulent la même chose. Tous sont égaux : qui pense autrement va de son plein gré à l'asile de fous." (Nietzsche, Généalogie de la morale)
Fuir pour mieux se retrouver. Ecrire pour échapper à la folie. Le narrateur du Complot des apparences, Igor Ramirez, se sent happé au-delà des limites de l’acceptable. Après un coup de colère suscité par le caprice d’une petite fille, mais surtout par la bêtise stéréotypée de la réaction (ou de l’inertie) de ses parents, cédant à un mouvement irraisonné et déraisonnable, il quitte Rome, et surtout son fils, pour Barcelone, sa ville natale. Un retour à la source de son existence pourrait-il le sauver de lui-même ?
Ce roman à l’écriture dense, limpide, jouant de l’inattendu, de l’émotion qui s’insinue au détour de la farce, nous associe à cette tentative désespérée. Igor Ramirez – double de l’auteur ? – commence par s’enfermer avec lui-même, se forgeant les barreaux de la cellule d’Edmond Dantès auquel il s’identifie un moment, préparant contre le monde une vengeance éclatante. La sortie de cette chambre d’hôtel le conduit à une nouvelle prison : un logement minuscule, une grotte humide et sombre, situé dans l’entresol d’un immeuble proche du lieu où il a grandi. On espère ici une salutaire plongée dans le souvenir. Or, chez Sacha Ramos, c’est l’inattendu qui commande. Tout dans cette œuvre tente de déjouer chaque topos, chaque lieu commun, que ce soit dans la vision du monde qu’il transmet ou dans la manière subtile dont il détourne les clichés linguistiques. Lire la suite
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jeudi 14 janvier 2010
Par Florent Georgesco,
jeudi 14 janvier 2010
Retour en force de l'auteur de Mademoiselle de Biche, avec deux livres en trois mois, un roman, Le Silure, en librairie depuis une semaine, et un essai, ou plutôt un hybride d'essai, de traité philosophique, de conte, d'apologue, Sidération ! (début mars). Activité foisonnante, chargée comme une langue (vous comprendrez), qui nous a valu cette conversation pour moi passionnante sur la quête orphique, l'amour, la matière, l'être, l'étant, l'inutile (« Ce qui est digne de la condition d'homme, c'est le sentiment profond qu'il y a lieu que quelque chose d'inutile soit »), Dieu (qui est au bout de « l'immersion dans ce silence absolu que par souci asymptotique nous appelons l'ordre des choses »), et deux ou trois autres sujets.
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vendredi 8 janvier 2010
Par Florent Georgesco,
vendredi 8 janvier 2010
En quête d’un monde
par Jacques de Guillebon
La Nef n°211, janvier 2010
Ils sont trois. Ce ne sont donc pas les mousquetaires, ni les hussards qui comme chacun sait étaient quatre. Il faudra bien leur trouver un nom à ces trois lascars-là, mais pas de doute que le temps s’en chargera. Ils s’appellent Olivier Maulin, Pierre Chalmin et Sacha Ramos. Ils sont écrivains, nouvellistes et romanciers, ils ont à la louche entre 35 et 40 ans et surtout leur plume les révèle comme les protagonistes majeurs d’une nouvelle génération. On ne parlera pas d’une école, traître mot auquel aucune réalité jamais ne correspond, et d’ailleurs pour autant que nous sachions, ils ne se connaissent pas. Pourtant, ils ont la même ironie devant ce monde croulant, la même jovialité mélancolique dans le style, des dilections comparables pour le bon vin, la littérature déchirante et les jolies femmes qui permettent de les rassembler le temps d’un article. Mais ce ne sont pas tant leurs goûts qui les distinguent – après tout, nombreux sont les êtres humains dignes de ce nom qui peuvent encore les partager – que le talent inouï que les muses leur ont réparti pour, sinon leur donner un sens, animer ces goûts et en tirer une mouture délectable. Lire la suite
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mercredi 6 janvier 2010
Par Florent Georgesco,
mercredi 6 janvier 2010
Je me permets une brève incursion hors de mon territoire, pour vous présenter cette conversation avec Sacha Ramos, dont le premier roman, Le Complot des apparences, est depuis ce matin en librairie. Il est absolument inutile de vous recommander de vous précipiter sur lui ; je me contenterai de dire que j'aimerais être à la place de ceux qui s'apprêtent à le découvrir. De toute façon, j'y reviendrai : on ne se lasse pas de chanter les louanges d'une si belle révélation.
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mercredi 2 décembre 2009
Par Florent Georgesco,
mercredi 2 décembre 2009
Véronique Fiszman, dont nous avons publié en février dernier le délicieux recueil de nouvelles Petites faiblesses inavouables, est non seulement un écrivain de talent mais une brillante pianiste que je vous invite à découvrir, si vous n'avez pas eu la chance de l'entendre jusque-là, en vous procurant le CD Sans tambour ni trompette enregistré avec la violoniste Anne Gravoin. Le programme est idéal : Mozart, Beethoven, Brahms, de la beauté à n'en plus finir, pour changer.

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lundi 2 novembre 2009
Par Florent Georgesco,
lundi 2 novembre 2009
La lâcheté, le conformisme et l'indifférence pour la littérature l'ayant une nouvelle fois emporté dans la comédie du jour, nous devons chercher des refuges, des consolations. Rien de mieux pour cela que quelques pages d'un grand livre et une jeune fille, comédienne de talent qui plus est. Voici, donc, contre la grisaille du jour.
Un vif merci à Gabrielle Jéru pour s'être si gracieusement prêtée à l'exercice et à Guillaume Zorgbibe, qui l'a rendu possible. Vous pourrez voir Gabrielle sur scène le 22 novembre, au New Morning (7-9, rue des Petites-Écuries, Paris 10e, 01 45 23 51 41), dans One Night Stand, une soirée "théâtre-concert-poésie-utopie-jazz-punk-rock" conçue par Arny Berry et la compagnie La Cab' (prix unique 15 euros).
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samedi 31 octobre 2009
Par Florent Georgesco,
samedi 31 octobre 2009
Publiée par Léo Scheer, qui a du flair pour dégoter des textes originaux, Natashka Moreau vit depuis dix ans à Londres, où elle signe quelques nouvelles dans des magazines d’art.
Mais cette Française de 30 ans est surtout, déjà, une romancière hors pair.
La narratrice de Se hisser, recevant en Angleterre la visite d’une sœur qui l’horripile (c’est réciproque) et dont elle ne sait que faire, nous raconte ses petits énervements et sa petite vie avec un sens étonnant du détail, et de l’essentiel qui s’y cache toujours. Elle n’aime pas sa voix, ne sait pas comment se comporter avec les gens, mais nous explique ses micro-emmerdements avec tant de cocasserie et de perspicacité – de profondeur, même – qu’on se dit : oui, Natashka Moreau se hissera haut.
Gilles Chenaille, Marie-Claire (novembre 2009)
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samedi 17 octobre 2009
Par Florent Georgesco,
samedi 17 octobre 2009
Chacun pour soi, Dieu s'en fout de François Dupeyron, en librairie depuis mercredi, est, par ses thèmes, son ton, par le monde qui décrit comme par la puissance d'imagination qu'il met en œuvre, un des livres les plus étonnants de cette rentrée littéraire. J'espère que la conversation ci-dessous vous aidera à vous en convaincre. J'espère surtout que vous aurez envie de vous en convaincre mieux, livre en main. Quand des centaines de romans paraissant en même temps semblent être toujours le même, avec des nuances de maquillage, tomber sur un tel aérolithe tient du miracle (c'est un de ses sujets), et de la libération (c'en est un autre).
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mercredi 14 octobre 2009
Par Florent Georgesco,
mercredi 14 octobre 2009
Nicolaï, Julia, son éditrice, et moi-même nous sommes retrouvés quelques jours après la sortie d'HYROK pour en bavarder. Voici ce que nous nous sommes dit, chutes comprises.
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samedi 10 octobre 2009
Par Florent Georgesco,
samedi 10 octobre 2009
Nicolaï Lo Russo, que je remercie, nous a envoyé la note suivante :
J'ai la tristesse d'annoncer la mort hier soir du grand écrivain Jacques Chessex. Il s'est brutalement effondré lors d'un colloque à Yverdon (Vaud) organisé à l'occasion de la pièce tirée de son livre La Confession du pasteur Burg (1967). Un spectateur l'a pris à partie sur l'affaire Polanski – artiste qu'il défendait – et son sang a tourné noir.
Jacques Chessex, prix Goncourt 1973 pour l'extraordinaire L'Ogre, est un (des rares) auteurs contemporains que j'admirais. Longtemps professeur de lettres à Lausanne, très aimé, très craint aussi – ses courroux sont légendaires –, il est à l'origine de mon envie de m'essayer sur les chemins clairs-obscurs de l'écriture.
C'est bel et bien l'automne.
« Laissez-moi aller à rien. Laissez-moi aux cimetières introuvables. La mort n’est pas difficile à celui qui rejoint le premier site. La mort est douce à celui qui se couche aux étages clairs, parmi les labyrinthes d’ailes et les chants. » Jacques Chessex, Où vont mourir les oiseaux (1980)
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lundi 5 octobre 2009
Par Florent Georgesco,
lundi 5 octobre 2009
Pour continuer de jouer les speakerines, après la remarquable intervention de Gabriel Matzneff vendredi soir, j'ai le plaisir de vous signaler la participation d'Éric Vuillard à Tout arrive, l'émission d'Arnaud Laporte, aujourd'hui, à 12 h 50, sur France Culture.
P. S. On peut écouter l'émission ici.
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vendredi 2 octobre 2009
Par Florent Georgesco,
vendredi 2 octobre 2009
Gabriel Matzneff sera ce soir l'invité de Franz-Olivier Giesbert dans son émission Vous aurez le dernier mot à propos des Carnets noirs 2007-2008 et de quelques sujets d'actualité, notamment certaine chasse aux sorcières.
France 2, 22 h 45.
P. S. (samedi 3 octobre) Vous pouvez voir ici cette émission, où Gabriel Matzneff s'est montré, une nouvelle fois, digne, sensible, libre comme pas un, parlant avec une franchise et une rectitude qui paraissent aujourd'hui exorbitantes sur un plateau de télé.
Je profite de ce mot pour remercier Franz-Olivier Giesbert et toute son équipe, en particulier Omar Foitih et Ali Rebeihi, qui ont fait preuve d'une courtoisie et d'une liberté d'esprit elles aussi inhabituelles.
P. P. S. (une heure plus tard)
Vous pouvez surtout voir le débat ci-dessous :
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lundi 14 septembre 2009
Par Florent Georgesco,
lundi 14 septembre 2009

Le nouveau numéro de la revue, entièrement consacré à la rentrée littéraire, est en librairie. Nous mettrons progressivement en ligne des extraits des trois entretiens, ainsi qu'un choix parmi les trente-quatre notes de lecture. Nous avons d'ailleurs déjà commencé, avec celle d'Angie sur Beigbeder. Nous publierons également, comme les années précédentes, des notes inédites dans la version papier, dont les vôtres, si vous souhaitez évoquer des livres que nous aurions négligés ou ceux que nous publions, puisque nous nous interdisons d'en traiter nous-mêmes, ce qui est parfois bien frustrant.
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