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Blog des ELS La Revue Littéraire


vendredi 31 juillet 2009

1067. Le fil à tisser la Toile de Diogène.

Ce fil est réservé à Diogène de la Toile qui peut rétablir ses liens dans les commentaires et sera systématiquement modéré dans les autres fils.

Le vendredi 31/07/2009 à 16:09 : Vous n'avez jamais pensé à déconnecter un temps (de votre vie) pour justement apprendre à penser. Cela ne veut plus rien dire, ce que vous dites et faites. Entre Wrath et Juan qui n'ont toujours pas compris qu'on peut descendre tout un milieu sans risquer un procès, et léo qui s'amuse publiquement de menacer une jeune écervelée qu'il se proposait éventuellement de publier... Quels enfantillages.

Là dessus la rediffusion de strip tease (ils se mettent vraiment à poil).

Votre gros problème à tous qui voulez faire de l'art, c'est que pour la plupart vous ne comptez pas là dessus pour vivre, auteurs comme éditeurs, même les peintres, l'argent viens des bons cons d'exploités, quelque part. La grande bourgeoisie se galvanise en tuant des métiers dont elle ignore tout, qu'elle s'accapare pour le plaisir, le pseudo prestige. Ils se donnent l'illusion de laisser quelque chose, qui n'est en fait que des cendres de ce qu'ils touchent, même les êtres humains fanent à leur contact. Si certaines espèces animales sont encore en voie de disparitions, le facteur humain, lui, a complètement disparu, un peu comme le facteur cheval, qui n'a pas non plus été remplacé par l'Olivier.

Faites le point je vous dis. Relisez l'éducation sentimentale. Un cercle vicieux est fait pour être brisé avant qu'il ne vous brise. Pensez au démaquillant pour le masque qui dégouline. ^ô^

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lundi 20 juillet 2009

1062. THE WIRE : La série qui brouille l'écoute par nic. ( B.C. n° 14 )

The Wire (Sur écoute) Série sociale, noire et black, réaliste, radicale. Barack Obama en est fan (paraît-il).

La scène inaugurale de The Wire montre deux types assis sur un perron, un noir, un blanc, discutant dans la lumière de gyrophares. Le noir raconte : un homme est mort qui, chaque fois qu’il perdait aux dés, filait avec les mises. Le flic blanc s’étonne : pourquoi le laisser rejouer ? Le noir, interloqué : « Obligé, c’est l’Amérique ici ! »
L’Amérique, Baltimore précisément, cité black, sinistrée par la migration des capitaux vers des terres de meilleur rendement. La première saison décrit l’économie de la drogue dans les projects (cités). La deuxième ajoute une plongée dans l’agonie des docks et ses trafics : misère économique, morale et sexuelle. (« Que fait un docker après avoir tiré son coup ? Il essuie le lacrymogène sur son visage. ») La troisième saison décortique les manipulations politiques du travail policier (ça n’arrive qu’aux USA !). La quatrième épingle le système éducatif. La presse américaine a été dithyrambique, jusqu’à la cinquième saison, qui complète le panorama par… une critique du travail et de la financiarisation des médias.
Dans les cités de Baltimore, personne n’est obligé d’être dealer et tous ne le sont pas. Certains sont pauvres, dignes, témoignent… et meurent. On peut être flic aussi, et se cuiter le soir avec les blancs aux comptoirs de bars glauques. Pas de prêchi-prêcha. Les personnages agissent en fonction du contexte, des opportunités qu’offre leur environnement. Les boss de la dope sont des entrepreneurs rigoureux, intelligents, appliquant avec circonspection l’extrême violence requise par leur commerce. « Quelles sont les options d’un produit médiocre dans un marché très concurrentiel ? » s’enquiert un caïd en cours d’économie.
Face aux dealers – ou plutôt à côté – seul l’amour du métier, le goût du travail bien fait, différencie les bons flics des lèche-bottes et des peigne-culs. Entre le Baltimore respectable et son arrière-cour criminelle, l’argent circule, unissant les deux mondes dans un réseau d’intérêts communs. C’est l’objet des enquêtes (dont les mises sur écoute) et la raison de leurs échecs : cartographier les structures d’une réalité que personne ne gagne à dévoiler.

1061. Le règne du prâcrit par Babouk. ( B.C. n°13 )

En tournant la rue de Valois, nous avons rencontré une façade lumineuse d'une douzaine de fenêtres: c'est l'ancien Athénée, inauguré par les doctes leçons de la Harpe. Aujourd'hui, c'est le splendide estaminet des Nations, contenant douze billards. Plus d'esthétique, plus de poésie; on y rencontre des gens assez forts pour faire circuler des billes autour de trois chapeaux espacés sur le tapis vert, aux places où sont les mouches. Les blocs n'existent plus; le progrès a dépassé ces vaines promesses de nos pères. Le carambolage seul est encore admis; mais il n'est pas convenable d'en manquer un seul (de carambolage).

J'ai peur de ne plus parler français, c'est pourquoi je viens de me permettre cette dernière parenthèse. - Le français de M. Scribe, celui de la Montansier, celui des estaminets, celui des lorettes, des concierges, des réunions bourgeoises, des salons, commence à s'éloigner des traditions du grand siècle. La langue de Corneille et de Bossuet devient peu à peu du sanscrit (langue savante). Le règne du prâcrit (langue vulgaire) commence pour nous, je m'en suis convaincu en prenant mon billet et celui de mon ami au bal situé rue Honoré, que les envieux désignent sous le nom de Bal des Chiens. Un habitué nous a dit :

- Vous roulez (vous entrez) dans le bal (on prononce b-a-l), c'est assez rigollot ce soir.

Rigollot signifie amusant.

En effet, c'était rigollot.

Les Nuits d'octobre, Gérard de Nerval

(Billet Communautaire du 30 juin 2009)

dimanche 19 juillet 2009

1060. Une seconde lecture par Arthur Morneplaine. ( B.C. n° 12 )

« Mes paroles sont impuissantes à le décrire » : coquetterie de Stefan Zweig expirant de la bouche d'une femme aux vingt-quatre heures délicieuses et tourmentées lorsqu'elle voit les mains de l'homme jouant ; élégance qu'il me plut d'exposer* en d'autres lieux ; d'y entendre Yvelise suggérer la lecture d'une oeuvre inachevée, Voyage dans le passé, et rappeler celle qui l'ébranla et l'obséda : La Confusion des sentiments.**

D'y relire ceci en guise d'incipit : « Nous vivons des myriades de secondes et pourtant, il n'y en a jamais qu'une, une seule, qui met en ébullition tout notre monde intérieur : la seconde où la fleur interne, déjà abreuvée de tous les sucs, réalise comme un éclair sa cristallisation - seconde magique, semblable à celle de la procréation et comme elle, cachée bien au chaud, au plus profond du corps, invisible, intangible, imperceptible -, mystère qui n'est vécu qu'une seule fois. » De découvrir au petit matin cette lettre de Cécile Fargue, troublante, émouvante parce que ses mots semblent se rapprocher, tremblants, à tâtons, sans la révéler, de cette seconde, de sa seconde, cette larme née derrière la paupière et qui ne cesse de brûler doucement.

Arthur.

(*) http://roseau.org/index.php?c=2&f=10&t=175

(**) Dites, Arthur, personne ne vous a appris à faire des phrases plus courtes ou, du moins, compréhensibles ?

Billet Communautaire proposé par Arthur Morneplaine le 18.07.09

mercredi 1 juillet 2009

1043. Écriture d'Internet par Laurent Margantin. ( B.C. n° 9 )

Article très intéressant dans la Revue des Ressources ce matin : "Léo Scheer et le label "écriture d’internet".

Il y a de manière évidente un aspect commun aux choix des auteurs de la blogosphère Dahlia et Wrath (1) par l’éditeur Léo Scheer pour faire décoller sa nouvelle collection m@nuscrits, choix à travers lesquels semble se dessiner une stratégie éditoriale : celle de publier avant tout des marques, celles-ci étant censées représenter "l’écriture d’internet".

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