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jeudi 13 novembre 2008
Par Laure Limongi,
jeudi 13 novembre 2008
Didier da Silva, l’auteur de Treize mille jours moins un, tient également, depuis quelques mois, un blog, Les idées heureuses. Dans la lignée des « gueuloirs électroniques », selon l'expression de Claro.
Et c’est en effet une riche idée que cette succession d’extraits de livres aimés, de notes de lecture, de textes (notamment l’hilarant feuilleton de l’été « Miranda » 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8), de reliefs professionnels et quotidiens, de « suites de l'affaire Lumière », de musique (l’auteur étant lui-même pianiste comme le Sam de son roman – l’analogie s’arrête là, la pédale du piano de Didier da Silva n’est pas cassée et il a deux chats). Et en plus, depuis hier, il reçoit la visite de son premier troll, ça se fête ! Mais je vous laisse y aller voir. Lire la suite
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dimanche 9 novembre 2008
Par Laure Limongi,
dimanche 9 novembre 2008
J’ai rencontré Noëlle Renaude, qui écrit pour le théâtre, grâce à l’œuvre d’Hélène Bessette. Elle en est une fervente lectrice. C’est Julien Doussinault qui a permis cette connexion, comme beaucoup d’autres, les « bessettiens » ne se connaissant pas forcément les uns les autres avant sa « réapparition ».
Noëlle Renaude était présente à la soirée Laureli du 16 octobre et a ensuite lu Mademoiselle de Biche d’Emmanuel Tugny. Elle lui a envoyé une lettre que j’ai eu envie de vous faire lire. Elle a eu la gentillesse d’accepter que je la reproduise ici et je l’en remercie vivement.
« J’ai lu avec joie Mademoiselle de Biche, à la fois ravie par “l’invraisemblable récit” et épatée par le savant de la chose, son désordre et son empilement des références, sa jubilante construction à vue. J’y ai vu des traces, encore, de cette théâtralité ancienne, visiblement abandonnée mais qui nourrit, c’est clair, le débridé corseté des paroles.
J’ai été heureuse d’entrer dans votre écriture, car il faut y entrer, et après y vivre, se laisser faire par elle, s’y cabrer et s’y fourrer.
(…)
Je pense que la critique se trouve avec Mademoiselle de Biche devant une énigme du genre “genre” : à quel genre ce type d’ouvrage peut-il bien appartenir ? Il n’est pas correct. La fiction s’invente par à-coups. La langue échappe au sens et l’inverse. Il y a des ogres et plein de métaphysique. Ça commente en même temps que ça fabule. Il faut y entrer et se laisser faire, je le redis parce que c’est vrai, et que ça peut constituer un obstacle pour le critique pressé, rêveur, paresseux, ennuyé Qu’il faut aussi se débarrasser de tout ce qu’on croit y voir, y déceler, y retrouver, il faut s’empêcher de se dire ah tiens Musset, ah tiens on dirait Delteil, ah mais non et puis zut (je ne vous l’ai pas dit mais la fin est magique, le sol qui colle au talon et tout le fout le camp jusqu’à la page blanche…) J’ai aussi beaucoup d’amis écrivains qui publient ici ou là chez des grands, des petits éditeurs et qui souffrent eux aussi du même manque de regard. C’est une maladie d’époque. J’ai appris à faire avec. Et à ne plus lire les critiques. Mais les livres. Seulement les livres. »
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vendredi 7 novembre 2008
Par Laure Limongi,
vendredi 7 novembre 2008
On n’est pas encore devant cette satanée bûche à se demander comment la faire dévorer discrètement par le chien – déjà gros et aveugle, ce n’est pas très charitable – de mamie que nous envoyons déjà à l'impression la « rentrée de janvier » et pensons même programmes de février, mars, avril… C’est le quotidien de l’édition, à la fois dans le présent des livres parus (communication, presse…) et anticipant.
Côté Laureli, c’est Claire Guezengar qui publiera son deuxième livre, après Ouestern, le 7 janvier, en même temps que la fête des Rois, ce qui tombe plutôt bien puisqu’il y est question de Sœur Sourire, enfin plus exactement, de Sister Sourire, racontant sa vie de roman à la première personne.
Vous devez vous souvenir de Sœur Sourire et de son fameux tube international : « Dominique, nique, nique » dont la réputation a dépassé largement le cadre des années 60. Elle avait même, à l’époque, détrôné Elvis Presley du Bilboard ! Mais connaissez-vous la suite de son histoire, nettement moins pop et glitter ? Peu après son succès, celle dont le véritable nom était Jeanne Deckers quitte le couvent et vit avec une femme, Annie Pécher (de son véritable nom, si, si). La réadaptation à la vie profane est difficile, surtout lorsque le fisc lui réclame des sommes astronomiques alors qu’elle n’a pas touché un seul centime des recettes de sa fameuse chanson : en tant que nonne, en vertu des vœux de pauvreté et d’obéissance, le couvent en avait bénéficié à sa place…. Elle tente de relancer sa carrière musicale pour se renflouer mais accumule bide sur bide. Prise au piège de cette situation absurde, ruinée, désespérée, le dénouement ne peut être que tragique.
Claire Guezengar s’empare de cette histoire terriblement romanesque en imaginant la nonne très rebelle, une punk qui serait née un peu trop tôt, en somme. Ce que confirme, a posteriori, un extrait de son journal que Claire a déniché il y a quelques semaines : « Redécouverte, en plus des joies corporelles, du sport, de mes masturbations vécues comme une fête, et qui, voilà du neuf, m’amènent à remercier Dieu de ce corps de joie créé pour Lui, à la louange de Sa gloire. »
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vendredi 26 septembre 2008
Par Laure Limongi,
vendredi 26 septembre 2008
La biographie d’Hélène Bessette par Julien Doussinault sort bientôt, plus précisément le 5 novembre prochain. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Hélène Bessette sans avoir jamais osé le demander… Mais la quatrième de couverture sera plus éloquente : Lire la suite
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jeudi 18 septembre 2008
Par Laure Limongi,
jeudi 18 septembre 2008
Tandis que Céline Minard donne quelques entretiens fort passionnants dans la presse à propos de Bastard Battle (notamment avec Thomas Flamerion pour Evene et avec Éric Holstein pour ActuSF), Emmanuel Tugny dont Mademoiselle de Biche est en librairie depuis hier, prépare également la sortie de son premier disque (le 3 octobre) avec le groupe Molypop : sous la barque (quand on creuse). On peut en écouter des extraits sur FIP si on est devant son poste au bon moment (et sans doute bientôt sur d’autres radios) ou sur la page myspace du groupe.

François Bon publie les Premiers fragments d’Écho d’Emmanuel Tugny dans Publie.net avec une lecture audio intégrale du texte et signe un bel article rendant hommage aux talents nombreux de l’auteur-musicien.
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mercredi 10 septembre 2008
Par Laure Limongi,
mercredi 10 septembre 2008

J'ai la joie de vous annoncer que Bastard Battle de Céline Minard est sur la liste du Prix Wepler qui sera remis le 24 novembre.
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jeudi 12 juin 2008
Par Laure Limongi,
jeudi 12 juin 2008
Il y a presque un an, au détour de nos conversations sur les séries télé (puisque nous sommes tous deux très atteints par ce virus), Emmanuel Rabu me parlait d’un projet : un livre sur les séries télé. Un guide qui ne serait pas qu’un guide. Plus exactement, un objet hybride entre guide et revue, puisqu’il a créé et dirigé plusieurs revues littéraires notamment la culte et aujourd’hui introuvable revue Plastiq (cahier + CD, Éditions Mémo). L’idée étant de proposer à des écrivains, à des artistes, à des musiciens… d’évoquer leur(s) série(s) culte(s). On s’est dit, en voilà un projet euphorique ! et j’en ai parlé à Léo qui tout au visionnage de À la Maison Blanche a lancé un « en voiture Simone ! » ou presque, ma mémoire se prend pour un historien qui mate trop la télé, c’est vraiment trop Colaroshow comme réplique. Bref, trève de digression, c’était un truc comme « let’s go » et ça donne __Écrivains en séries__ : une cinquantaine de contributeurs, 850 séries listées et environ 200 textes chroniquant des séries. Le tout en librairie à la fin du mois de novembre – si je survis à la maquette de ce monstre.
Mais je laisse le clavier à Emmanuel Rabu qui va vous raconter par épisodes et quasiment en live l’évolution du projet, le pourquoi du comment, qui fait quoi (et avec qui), pourquoi les Simpsons ne vieillissent pas et qui a tué Laura Palmer.
To be continued.
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mardi 13 mai 2008
Par Laure Limongi,
mardi 13 mai 2008
À l’occasion de la sortie du deuxième livre d’Orion Scohy aux Éditions POL, Norma Ramón, Laure Limongi réalise un entretien sur l’évolution de son écriture romanesque et la notion d’intertexte – notamment du personnage « L’Élu ».
Norma Ramón, Orion Scohy, POL, 176 pages, 17 euros. En librairie depuis le 2 mai 2008.
L.L. : Par rapport à Volume, je décèle dans Norma Ramón un changement stylistique. J’ai l’impression que la notion d’absurde – que ne renierait pas le pigeon malfaisant de ton premier livre – va croissant. Pourquoi ?
O.S. : Dans Volume, mon premier roman, j’avais voulu multiplier les styles, les références, les strates. J’avais la naïve ambition, sans me départir toutefois de mon fidèle scepticisme, de fabriquer quelque chose de total, n’ayant pas encore prévu d’écrire autre chose après ça. Et puis c’était un premier livre. Après sa parution, mes tentatives d’écriture se sont toutes avérées assez décevantes, jusqu’à ce que me vienne l’idée d’un projet peut-être plus vaste encore. Or, comprenant que cela me prendrait pas mal de temps et me révélant assez impatient de publier quelque chose de plus court et de plus léger en guise de transition ou d’intermède, je me suis lancé dans NR. Mais le contenu du livre n’était absolument pas prémédité, je l’ai rédigé assez vite, une idée en entraînant une autre, sans réfléchir ou presque. Même s’il ne s’agit tout de même pas d’écriture automatique à proprement parler, c’est notamment cette façon de travailler qui peut expliquer la présence importante de la notion d’absurde dont tu parles, les références au surréalisme et à Dada, la récurrence de l’eau, des rêves – l’imagination de la matière. Lire la suite
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samedi 10 mai 2008
Par Laure Limongi,
samedi 10 mai 2008
Les Éditions Léo Scheer ont la joie de souhaiter la bienvenue à Octave Mentzel-Scieux, né le 8 mai et saluent affectueusement ses parents, Laure et Jean-Baptiste, rédacteurs pour La Revue Littéraire. Allez, courage, les nuits blanches pourront servir à chroniquer les livres de la rentrée littéraire entre deux biberons... et à écrire des textes pour Écrivains en séries...
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vendredi 9 mai 2008
Par Laure Limongi,
vendredi 9 mai 2008
Suite à mon voyage littéraire au Brésil, me voici donc à présent rédactrice pour l’excellent site Cronòpios que j’ai déjà évoqué ici. J’en suis extrêmement fière. Edson Cruz, l’un des éditeurs du site, a créé pour moi la rubrique « Chez Laurette », qui sera donc, en français et mensuellement nourrie. Le premier texte publié est consacré à ''Cavale'' de Nathalie Quintane dont l’un des livres, Début, a été traduit en portugais du Brésil chez 7 Letras (''Començo'').
Et pour les lusophones, n’hésitez pas à vous perdre dans les méandres de Cronòpios. Edson Cruz a également raconté le débat autour de la question des blogs littéraires qui s’est tenu à São Paulo sur son blog, Sambaquis.
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Par Laure Limongi,
vendredi 9 mai 2008
Oui, Léo, en effet, Hélène Bessette mérite bien quelques billets et même plus. Voici donc une amorce de début d’introduction de choses à dire sur cet immense auteur… La biographie de Julien Doussinault à paraître aux Éditions Léo Scheer en octobre prochain devrait un peu éclaircir le mystère.
Ci-dessous, mon texte d’introduction au dossier consacré à Hélène Bessette dans La Revue Littéraire n° 28. Je vous conseille fortement la lecture des textes de Nathalie Quintane, Frédéric Léal, Céline Minard, Mathieu Bénézet et Julien Doussinault dans cette même revue.
Je précise également que Bernard Noël a écrit une postface au Bonheur de la nuit et que Florence Giorgetti et Robert Cantarella ont écrit des postfaces (une chacun, pour tout dire) à Suite suisse, qui est l’un des textes clefs de cette œuvre – qui ne comprend pas de livres faibles… Allez, c’est bien la rançon de son existence tragique : Hélène Bessette est incontournable : Lire la suite
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lundi 5 mai 2008
Par Laure Limongi,
lundi 5 mai 2008
Après une mission culturelle. Outre des lectures de mes livres, j’y ai effectué deux types de conférences : l’une traçant un panorama – subjectif – de la poésie contemporaine en France à travers ses divers courants : poésie du vers, poésie « blanche », poésie sonore et action, poésie « narrative », poésie multimédia… ; l’autre s’intéressant au développement des sites et blogs de littérature en France. Les deux ont été reçues avec un enthousiasme chaleureux envers la littérature française aussi bien à Porto Alegre qu’à Rio de Janeiro, São Paulo et Salvador de Bahia. De nombreux échanges avec les écrivains et directeurs de revue (Carlito Azevedo de Inimigo Rumor, Marcio-André de Confraria do Vento…), les éditeurs (j’ai enfin rencontré, entre autres, Denise Natale et Sérgio Pinto de Almeida, les éditeurs brésiliens de José Agrippino de Paula) et les écrivains de blogs. Je vous invite notamment à visiter le remarquable site littéraire Cronòpios qui a quelques ressemblances formelles avec le site des Éditions Léo Scheer – notamment l’interface TVCronòpios.
(Photo : Emmanuel Tugny, LL & Alfredo Aquino du blog Ardo Tempo, à la Palavraria de Porto Alegre, quartier Bom Fim.)
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mardi 8 avril 2008
Par Laure Limongi,
mardi 8 avril 2008

J’ai l’extrême tristesse de vous annoncer la mort de Thomas Braichet, ami poète se situant aux interstices de l’écrit, de l’art visuel et de la musique, publié aux Éditions POL. Il avait tout juste 30 ans.
Ses amis du collectif BoXon, dont il faisait partie, ont créé une page sur laquelle vous pouvez découvrir son travail si vous ne le connaissez pas et laisser un mot si vous le souhaitez.
Condoléances et amitié à sa famille, à son amie, Sophie, aux amis de BoXon. On pense à lui, on pense à vous.
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mercredi 13 février 2008
Par Laure Limongi,
mercredi 13 février 2008

CLAIRE GUEZENGAR & TARIK NOUI sont invités par Georges-Marc Habib à la Librairie l’Atelier du XXe pour une soirée de lectures et de rencontre avec les auteurs, le jeudi 14 février à 20 heures.
Razerka Bensadia-Lavant a sélectionné des extraits de OUESTERN & de SERVILES SERVANTS qu’elle lira en compagnie de Julie Moulier & Akhim Romatif.
Venez !
Librairie l’Atelier du XXe : 2 bis, Rue du Jourdain, Paris. Métro Jourdain. 01 43 58 00 26
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samedi 2 février 2008
Par Laure Limongi,
samedi 2 février 2008

Benjamin Berton parle de CIVIL de Daniel Foucard sur Fluctuat.net.
Extrait : « Daniel Foucard réussit avec CIVIL un livre quasi parfait, simple, jouissif et percutant, un livre citoyen, intelligent et pernicieusement drôle comme on ne les lit souvent que dans le monde anglo-saxon mais avec un supplément de langage à la française qui en fait un petit trésor national. Dans un contexte général où la tendance est au retour de l'ordre (moral ou non), son CIVIL est un pavé dans la mare sûrement trop délicat pour éclabousser quiconque, mais qu'il faut accueillir avec des matraques à bout fleuri. »
L'article dans son entier ci-dessous : Lire la suite
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