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dimanche 22 juillet 2007
Par Laure Limongi,
dimanche 22 juillet 2007

Il y a quelques semaines, j’abordais déjà la question épineuse des couvertures donnant lieu, en général, à de longs laps attentifs et/ou angoissés… Plusieurs cas de figure. Soit la bonne idée surgit dès le début (cf. le commentaire de « Bébert de Savoie » dans mon billet du 26 juin) soit… hé bien on hésite entre plusieurs partis à prendre avant de discerner où se situe l’enthousiasme général. Ça peut être long et compliqué. Trois personnes préfèrent la couverture rouge, trois la bleue… une quatrième tente « et si tu essayais en vert ? » Une cinquième : « oh non, ça porte malheur… » Et puis il y a aussi la solution du coup de théâtre tel qu’il vient de se produire pour la couverture de Corbière le crevant. Emmanuel Tugny m’ayant montré, par hasard, une aquarelle de Nathalie Talec (il a écrit un texte dans le catalogue à paraître qui lui sera consacrée), j’ai eu un déclic immédiat et créé la couverture ci-contre qui résonne, vous le verrez le 17 octobre, parfaitement avec le livre.
Laureli a de la chance ! Après Élie Kongs, Virginie Barré, Fanette Mellier, Béatrice Cussol, Jean-Jacques Rabu : Nathalie Talec. Je tentais de créer un lieu, certes centré autour de la question du roman, mais où l’intégrité de la notion de genre se disloque peu à peu ; il semblerait également que s’y tissent, spontanément, des dialogues avec l’image et les autres arts – mais on verra cela, live, à la Galerie Léo Scheer le 18 octobre prochain : les auteurs de la collection y montreront leur travail à travers lectures, performances, musique, vidéos…
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jeudi 19 juillet 2007
Par Laure Limongi,
jeudi 19 juillet 2007

… ne me remettant toujours pas de la fermeture des Papeteries de la Gorge signifiant l’arrêt de la fabrication de l’Astrid 80 grammes que j’aimais à caresser en tournant les pages des livres qui avaient le bon goût d’être imprimés sur ce papier et après le passionnant débat – loin d’être terminé ! – concernant la question des droits d’auteur (il manque notamment un substantiel commentaire d’Emmanuel Pierrat à ce sujet), je vous invite à lire ce très complet article de François Bon sur le Livre et l’Internet, sur son blog Tiers Livre, ainsi que cette brève, sur la survie du papier. Et puis je me remets à mes notes de lecture pour La Revue Littéraire…
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jeudi 12 juillet 2007
Par Laure Limongi,
jeudi 12 juillet 2007

... nouvelle tentative d'identification (toujours en 1978 mais à Granajola, en Castagniccia - comme l'âne le suggère...)
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Par Laure Limongi,
jeudi 12 juillet 2007
Je tiens à dire qu’aux Éditions, nous avons la chance d’avoir le plus patient webmaster du monde. Pour ne pas nous perdre en multiples détails et anecdotes, je raconterai simplement qu’après une dizaine d’échange d’emails, il parvient, sans s’énerver, avec le sourire, même ! (oui oui, on peut sentir quand une personne sourit par email) à envoyer ce genre d’illustration pour expliquer comment mettre en forme une image dans le blog…
Ça y est, je sais faire "shift"/"alt"/"L" !!!
Tony, tu as passé quelques années au Tibet, c’est ça ?
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mercredi 11 juillet 2007
Par Laure Limongi,
mercredi 11 juillet 2007
Sans doute en hommage au texte éponyme de Noël Casale dans le dernier numéro de __La Revue Littéraire__, So Foot offre dans son numéro d’été (certains numéros) le DVD de Forza Bastia de Jacques Tati : un reportage réalisé en avril 1978 sur l'équipe de Bastia opposée au club d'Eindhoven sur le terrain de Furiani à l'occasion du match aller de la finale de la coupe d'Europe de football. C’est sa fille qui en a fini le montage.
(La photo ci-contre n’est pas tirée du film…)
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lundi 9 juillet 2007
Par Laure Limongi,
lundi 9 juillet 2007

Je tenais à remercier (et je suis sûre que vous êtes nombreux à vous joindre à moi) Météo France pour ce temps propice au travail et à la concentration. On n’a même pas envie de mettre le nez dehors entre midi et deux ! On néglige les soldes, on pense, certes, à la plage mais comme on y penserait à la Toussaint… Dites-moi, c’est comme dans une certaine chaîne de télévision, il y a un membre de l’équipe Sarkozy qui est arrivé à Météo France, c’est ça ? La France au travail grâce à la météo ? Fort impressionnant.
Cela ne m’empêche pas d’avancer lentement dans la maquette du Corbière. Toujours ce passage problématique entre les logiciels word et xpress qui fait tomber les mises en forme, avale les notes, s’amuse à remplacer les guillemets, se moque de la notion d’espace insécable… mais je me régale à rétablir les notes de bas de page, ce qui me permet de me replonger dans Les Amours jaunes.
Outre Laure Mentzel et Jean-Baptiste Scieux, deux rédacteurs fort méritants de La Revue Littéraire (et amis) ayant bravé les éléments pour se charger de services de presse, Julien Doussinault est passé au bureau. Nous avons parlé, avec Florent, de son futur livre sur Hélène Bessette (dans la collection biographies). J’ai hâte qu’il soit en librairie, qu’il soit lu par tous ceux que l’énigme Bessette intrigue ou passionne car il détaille à la fois le roman de la vie d’Hélène Bessette et éclaire la séquence historique capitale – notamment pour l’histoire de l’édition – qu’elle a traversé, incarnant la manière dont le temps peut s’écouler étrangement en littérature. « Je serai connue 30 ans après ma mort », disait-elle – son dernier livre publié (sa mort littéraire) datant de 1973.
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samedi 7 juillet 2007
Par Laure Limongi,
samedi 7 juillet 2007

Lors du dernier prix Wepler, concentration littéraire s’il en est, j’ai rencontré grâce à Pierre Hild, Georges-Marc Habib, le responsable de l’Atelier du XXe, à Paris. Rencontré, non, revu, mais j’ai mis quelques minutes à m’en souvenir car il était tout jeune libraire à la Librairie Goulard, à Aix-en-Provence, en 1995, où je découvrais les joies actives de l’hypokhâgne. Nous parlions alors Thomas Bernhard, ou plutôt, lui parlait car je devais prononcer une syllabe toutes les heures, à l’époque – si, si, il en reste des témoins – et lisais avec bonheur les livres conseillés.
Quelques années plus tard, donc, en novembre dernier, entre deux coupes de champagne wepleriennes, nous décidâmes d’une soirée Bessette, réalisée le mois dernier, avec Julien Doussinault et Pierre Hild (notamment critique au Matricule des Anges, à Page des libraires…). Nous y avons parlé des livres republiés mais aussi du numéro de la revue IF consacré à Bessette, donnant à lire intégralement sa théorie littéraire, Le Résumé, ainsi que des extraits de lettres à Jean Bosquet et une présentation fort éclairante, comme toujours, de Julien Doussinault. La librairie était pleine et chaleureuse, les questions du public passionnées et pertinentes, je me suis régalée, comme toujours, à lire des extraits Suite Suisse, Garance Rose, La Tour, Ida ou le délire… et j’ai encore déniché des merveilles, Georges-Marc Habib étant particulièrement attentif à la moyenne et petite édition. Bref, un nouveau moment de bonheur, merci l’Atelier !
D’autres manifestations s’y dérouleront prochainement, parmi lesquelles, à la rentrée : une « déclarction » de Julien Blaine (le clan de Ventabren) et une présentation des éditions MF par Bastien Gallet.

Librairie l'Atelier
2 bis, Rue du Jourdain - 01 43 58 00 26
75020 Paris, métro Jourdain (je vous conseille également la boulangerie du coin et le caviste se trouvant sur le trottoir en face de la librairie avec les habituelles conseils civilisés et hypocrites de modération…)
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jeudi 5 juillet 2007
Par Laure Limongi,
jeudi 5 juillet 2007

Aux pieds de la Bibliothèque François Mitterrand, à Paris, se trouve le bâtiment MK2 recelant une des plus belles librairies que je connaisse. Une des plus tentantes, irrésistiblement tentante… s’y rendre en sachant qu’on ne pourra pas s’empêcher d’y faire des folies : difficile de ne pas ressortir avec des sacs plein de découvertes et de choses qu’on recherchait depuis tant de temps, en ayant un peu oublié qu’on les cherchait.

J’ai rencontré Pascale Dulon, responsable de la librairie, à une lecture de Liliane Giraudon, au printemps dernier, au musée Zadkine. Elle avait choisi, outre ses textes, de lire des extraits de livres d’Hélène Bessette. C’était au moment où je m’apprêtais à annoncer la publication du ''Bonheur de la nuit''. Julien Doussinault (biographe de l'auteur) m’a présenté Pascale Dulon, très émue et enthousiaste de la réapparition d’Hélène Bessette, qu’elle connaissait et aimait depuis longtemps grâce à… Claude Royet-Journoud (ça devient un leitmotiv), qui lui avait fait connaître lorsqu’elle travaillait à la librairie Compagnie. Pascale Dulon m’a donc gentiment proposé – et je l’en remercie à nouveau vivement – d’organiser une soirée de présentation et lectures de textes bessettiens en compagnie de Nathalie Quintane, Noëlle Renaude, Julien Doussinault et Frédéric Léal. Cet événement a attiré beaucoup de monde et a été l’une des étapes importantes de la « réapparition » de l’auteur puisque nous avons pu y lire des extraits de livres épuisés et plus qu’épuisés – mais qui ne le resteront pas longtemps. Nous lisions et conversions, immobiles, avec derrière nous, visible pour les spectateurs, la dalle illuminée de la Bibliothèque, formant scène, animée de passant. Quel meilleur cadre pour donner voix aux romans-théâtre d’Hélène Bessette ?
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mercredi 4 juillet 2007
Par Laure Limongi,
mercredi 4 juillet 2007
… quelques reliefs de mes aventures éditoriales antérieures au blog des Éditions Léo Scheer se trouvant archivés ailleurs (digressions, cauchemars, lectures, calage, calage encore et autres joies), que vous raconter entre deux giboulées ? (Allez, le temps n’est pas si terrible pour un mois de novembre…) Ma foi, que je réalise la maquette de Corbière le crevant et que tout le monde n’étant pas encore en maillot de bain, il reste des rendez-vous pris pour parler de la prochaine rentrée littéraire. Je serai également invitée à lire au Musée Zadkine jeudi 19 juillet à 19 heures pendant une exposition d’Angela Detanico & Rafael Lain, si une soirée d’été rue d’Assas vous tente. J’y lirai des extraits de mon livre Fonction Elvis (n’oublions pas que nous fêtons les 30 ans de la disparition du King !) mais aussi des textes de Kathy Acker, Christophe Hanna et Emmanuel Tugny.
(Musée Zadkine, 100 bis rue d'Assas, 75006 Paris, métro Notre-Dame-des-Champs.
Entrée libre : réservation indispensable au 01 55 42 77 20.)
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lundi 2 juillet 2007
Par Laure Limongi,
lundi 2 juillet 2007
À la suite de Léo, voici quelques visites de librairies, sans ordre quelconque – ou alors un ordre de réception de photographies des lieux en question. Car flâner dans une librairie et en rapporter des trésors est l’une de mes activités favorites (ce qui est loin d’être un scoop) ; & de nombreux libraires soutiennent avec passion Laureli depuis son tout premier livre, Le Bonheur de la nuit, d’Hélène Bessette, ce qui permet à la collection d’exister, visiblement, et aux auteurs qu’elle défend d’être connus des lecteurs. Que tous en soient vivement remerciés.

Pour commencer ma déambulation, la librairie Litote en tête, 17 rue Alexandre Parodi (ça ne s’invente pas), dans le Xe arrondissement de Paris, tout près du canal. Maryline Guidicelli & Corinne Scanvic animent un lieu magique où l’on croise les bambins du quartiers… et Paul Auster ou Claude Royet-Journoud, par exemple. Et bien d’autres, et bien d’autres… Maryline et Corinne tiennent aussi assidûment le blog de la librairie, vraiment passionnant pour qui s’intéresse de près ou de loin à la vie du livre.
Elles avaient réalisé une superbe vitrine Bessette en septembre dernier.

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