Accueil
Nous contacterPlan du site
Actualité
Le BLOG des Editions
leoscheer.TV
Collection Laureli
Collection melville
Librairies
A paraître
Catalogue
La Revue Littéraire
La revue Cinéma
FRESH
14/16 Verneuil
Blogosphere
Prix @ B 2007
M@nuscrits
Auteurs.TV
Le Blog de Marilou

Derniers Commentaires...



lundi 30 juillet 2007

107. Effets d'intimité

"Des sites "privés" créés sur Internet, permettent aux internautes, grâce à l'usage de la webcam, de montrer tous les instants de leur vie quotidienne. Cette exhibition permanente des gestes et des activités réclame un regard voyeur qui se dispense de toute identification. Celui qui est regardé au jour le jour peut accomplir les gestes les plus banals, il suscite de la curiosité à partir du rien de l'exitence quotidienne, il provoque du suspens à partir d'un désintérêt évident. Il fabrique en quelque sorte des "effets d'intimité" pour le regard de l'autre. Ce n'est pas une mise à nu, c'est un déshabillage du corps et des sentiments qui s'impose comme l'expression d'un désir de représentation publique de soi. C'est l'intimité en devanture. Cet exhibitionnisme se traduit par une disparition de la singularité: l'autre devient le même que celui qui s'exhibe, comme dans une duplication clonique. Plus de projection, plus d'identification, mais un constat de similitude."

Cette réflexion de Henri Pierre Jeudy (L'absence de l'intimité) dans Libération du 30 juillet pourrait être une bonne introduction à notre cogitation sur littérature et Internet. Le débordement de l'intime, qui est l'enjeu de la littérature contemporaine, va devenir, avec l'avènement de l'Internet comme infrastructure d'une autre forme de civilisation, un sujet central. La littérature apparaît ici comme un aboutissement, une transcendance de cette mise en exhibition des "effets d'intimité", car c'est dans la littérature que peut se dire cette vérité qui sans elle se réduit au "rien de l'existence quotidienne". Nathalie Rheims, dans son dernier livre: Journal intime, roman évoque ce constat de Gide : "Il serait temps de dire la vérité. Mais je ne pourrai la dire que dans une oeuvre de fiction." Ce vers quoi se dirigent les "singularités quelconques" de la blogosphère, rejoignant par là ceux qui les tirent dans cette direction: Cécilia, Nicolas, Ségolène et François, les nouveaux héros de "La politique, roman". Celà valait bien la Une de Libé.

samedi 28 juillet 2007

106. Critiques.

Il ne faut pas oublier que ceci est un instrument de travail. Voici les livres ELS dont on parle aujourd'hui sur le Net. Proust vous écrira. de Marie Odile Beauvais, Serviles servants de Tarik Noui et maternA de Hélène Bessette.

vendredi 27 juillet 2007

105. Raphaëlle Leyris n'aime pas qu'on blogue.

Dans le numéro 608 des Inrockuptibles du 24 juillet, la journaliste s'interroge sur "le besoin irrépressible" des éditeurs et des critiques de "se répandre sur la toile". Elle y voit deux types de motivation : 1) la promotion. Un "marketeux" nous aurait expliqué que "c'était l'avenir, le meilleur moyen de faire exploser les ventes." 2) ce qu'elle appelle "la révolte", en fait un moyen de régler ses comptes, caché derrière un pseudo. Sont épinglés Christian Sauvage, Pierre Assouline, Didier Jacob...C'est la honte, on ne se fait même plus descendre dans les Inrocks.

103. L.T.V.

Littérature et télévision, Yves Delahaie revient sur ce sujet classique pour EVENE sous le titre : Entre mort et dénaturation. Cette analyse, trés caractéristique, devrait faire réfléchir les animateurs du site EVENE sur leur propre implication. Aujourd'hui, avec la convergence croissante entre video et Internet, ce n'est plus à la télévision que se joue l'avenir de la propagation du livre, mais sur le réseau numérique. S'il y a une nouvelle télévision du livre qui doit prendre le relai des anciennes formes cathodiques, ce sera sur Internet. Mais ici, les règles du jeu sont différentes, comme l'ont démontré des sites comme Myspace pour l'édition musicale. Qu'est-ce que la L.T.V.? celui qui trouve la réponse peut faire une bonne action et, au passage, gagner un peu de sous.

mercredi 25 juillet 2007

99. buzz

Wikipedia nous dit : "Le buzz est une technique marketing consistant, comme son nom l'indique à faire du bruit autour d'un nouveau produit ou d'une offre. Proche du marketing viral, il en diffère par la maîtrise du contenu (message publicitaire). Le buzz.Le buzz n'utilise pas un média spécifique mais occupe tous les canaux de communication afin d'arriver à faire parler d'un objet. C'est une sorte de publicité sauvage qui passe par le consommateur et le fait devenir vecteur du message. Le schéma de diffusion est donc le bouche-à-oreille (voir rumeur), on parle également de marketing viral. Il s'inscrit dans une stratégie de diffusion à budgets plus modestes et dans des modes de diffusion souvent novateurs. Le buzz repose sur un principe de surprise puisque les moyens utilisés doivent être sans cesse renouvellés pour faire sensation et donc faire parler. C'est un cas très intéressant où le média est l'objet de la communication et non son moyen."

Il faudrait y penser pour les prochaines élections à l'Académie, par exemple, combien de fauteuils à pourvoir, qui sont les candidats?, pour les Prix Littéraires 2008, pour les chouchous des libraires... car l'édition est un métier de buzz.

mardi 24 juillet 2007

92. La règle du jeu.The game.

1) Chaque mois, les Éditions Léo Scheer remettent le Prix Peillet.

2) Le gagnant est un pseudo, choisi sur le Blog des Éditions, qui révèle sa véritable identité. (ex:juillet 2007 = Sandgirl)

3) Le prix ce mois ci est : la collection complète de La Revue Littéraire.

4) Le gagnant devra donner son adresse pour recevoir son prix par la poste.

samedi 21 juillet 2007

90. Le prix à Peillet. (La monnaie vivante)

Sandgirl m'a envoyé une photo d'elle au même âge que Darrieussecq (cf.infra). Je préfère vous faire découvrir celle qui figure sur son site. (Ne regardez surtout pas au dessus, c'est gore). Vous noterez quelques réminiscences de l'inscription de la syntaxe de Pierre Klossowski sur le corps de Roberte.

vendredi 20 juillet 2007

89. Fresh News

Le département de Philosophie de l'university of Essex

a offert un poste à notre ami

Patrice Maniglier qui l'a accepté.

88. L'amuseur amusé.

Je me permets une petite pause "bac à sable" dans le trés intéressant débat initié par François Bon sur le livre et l'Internet, pour signaler la troisième galaxie proposée par Christian Authier dans le Figaro Littéraire Été de ce vendredi 20 juillet. Il n'est pas sûr que celà amuse les six astres de cette nébuleuse des "AMUSEURS". Je ne retiendrai que le signe particulier de François Weyergans:"a publié Salomé, son "premier" roman, jusque-là inédit, en 2005 chez Léo Scheer." pour inciter à un nouvel épisode de MOEPFW.

Cet exercice, qui fait penser aux cartes de socio-styles de Bernard Cathelat des années 80, devrait nous inciter à faire, pour La Revue Littéraire, une véritable cartographie de l'espace littéraire. Si je me souviens bien des recommandations du gourou d'Havas, il faut commencer par définir les quatre pôles de l'abscisse et de l'ordonnée.

lundi 16 juillet 2007

86. Les confessions d'Olivier Nora.

Les propos d'Olivier Nora recueillis par Astrid de Larminat pour le Figaro Littéraire-été du 14-15 juillet sont trés intéressants, en particulier sur l' "à-valoir".

"Mais je dois dire franchement que je suis hostile à cette dérive générale qui a fait de l'à-valoir, non plus une avance sur les ventes escomptées d'un ouvrage, mais une manière de coter la valeur en Bourse sociale, mondaine, médiatique d'un auteur dans Paris."

En résumé : Au secours, les à-valoirs! Pardon, chers confrères.

Trois "Ave" et quatre "Pater", chaque matin, jusqu'à la rentrée littéraire.

samedi 14 juillet 2007

85. La chasse spirituelle.

La discussion avec Florent et Sandgirl à propos d'Emmanuel Peillet pourrait être l'occasion de passer aux travaux pratiques. J'aimerais bien rééditer La chasse spirituelle de Rimbaud, qui n'existe actuellement que pour les bibliophiles, et deviendrait ainsi le premier titre de la collection du Blog des Editions Léo Scheer. L'article de Michel Braudeau, notre confrère de la N.R.F. (dont nous célèbrerons le centenaire dans le N° 35. (Eté 2008) de La Revue Littéraire , démontre à quel point les meilleurs spécialistes ignorent la réalité historique de ce texte. Avant d'aller plus loin et d'en parler avec Le Mercure de France, il faudrait une préface permettant de situer les rôles respectifs de Pascal Pia, Maurice Saillet, Emmanuel Peillet et Maurice Nadeau (qui pourrait évoquer quelques souvenirs) dans le contexte de la naissance du Collège de Pataphysique.

vendredi 13 juillet 2007

84. Prix Emmanuel Peillet

Il s'agit du prix que je voudrais créer pour le vainqueur de The Game. C'est mon ami Jean Baudrillard qui m'a fait découvrir ce personnage fascinant. Emmanuel Peillet avait été son professeur de philosophie à Reims et l'avait entraîné dans la supercherie de ''La Chasse spirituelle''. Jean m'a confié qu'il était l'auteur de certains poèmes (Il avait 19 ans). Cette année là, Peillet créait le Collège de Pataphysique qu'il anima jusqu'à sa mort en 1973. Si le Collège existe encore aujourd'hui, son véritable rayonnement ne dura que pendant les années du règne de son créateur ( 50 et 60 ) qui dirigea d'une main invisible cette société occulte. Duchamp, Queneau, ManRay, Vian, Ernst, Leiris, Saty, Miro, etc participaient à ses réjouissances et à ses travaux que l'on peut maintenant commencer à découvrir. ( La "désoccultation" en 2000 a permis de voir surgir certaines archives.) Avec le Collège de Pataphysique, Emmanuel Peillet est, pour moi, un des précurseurs de la civilisation que nous voyons naître sur le Web, et son goût pour les pseudonymes et ce que nous désignons comme avatar, est le symptôme du besoin d'identités polymorphes qui la caractérise désormais. Les questions que soulèvent Wikipedia ne sont pas trés différentes de celles générées par les travaux du Collège, comme les oeuvres d'Alfred Jarry, écrites par lui et ses camarades et qui trônent dans la Pleiade.

jeudi 12 juillet 2007

82. Sucrer n'est pas jouer

Pendant ce temps là, il y en a d'autres qui ne jouent plus, mon cher Florent.

P.S. Oui, je sais, c'est un titre à la Libé.

79. SANDGIRL (The Game)

Le jeu lancé par notre site : "The Game" ( Qui se cache derrière un pseudo?) commence à faire des émules. Sur le blog de Pierre Assouline, qui a fêté son millième billet et son 69.284 ème commentaire, ce 10 juillet 2007, on commence à s'interroger sérieusement sur l'identité de qui se cache derrière le peudo de SANDGIRL qui a répondu à mon interrogation sur la métaphore de Sand ( George ou plage?):

"Ni l'une, ni l'autre, Sandgirl a pris forme pour dire les dunes, le désert, les oasis, les sables mouvants, les risques de l'enlisement, and so on, and so on... Métaphoriquement, vous l'aviez déjà compris. Sinon, vous permettez que je vous réfère à un commentaire écrit il y a peu, chez Passou ? Suivez l'autre lien qui y est inclus, et vous verrez...passouline.blog.lemonde.f...et là, je découvre ce dialogue :

"Sandgirl : Êtes-vous un homme? Japonaise (Abe)? Fan finie d’America (Sandman)? Ah ces pseudos, on ne sait jamais qui se cache derrière! Simple curiosité, aucune animosité, hein?!" Rédigé par: LP | le 12 juillet 2007 à 00:02...à quoi elle répond :

"LP, ça ne vous arrive jamais de cliquer sur les signatures ? Vous ne savez pas ce que vous pourriez découvrir…Sinon, votre question en fera se marrer plus d’un ici : si je suis un homme, l’affaire est bonne. ( Hein, Passou ? Z’imaginez, un mec vous ayant fait la cour comme je le fis LP, vous allez faire s’étouffer not’ Passou avec son café !) Bon, LP, disons que je crois avoir un grain de DB : autrement dit, les mecs ne nous en imposent pas trop, si vous voyez ce que je veux dire… Alors, hein, on prend des coups, aussi. Sinon, la Fille du Sable que je suis a pris forme là (notez les signatures avec “sandâ€?, avant que de pseudo fixer, c’est toujours bibi) : ça nous change de la côte d’Adam !" Rédigé par: sandgirl | le 12 juillet 2007 à 00:36

Alors, qui sera le premier gagnant de The Game?

77. Skorecki blog spot

Un jour, quand j'aurai le temps, je vous raconterai les aventures de ''Il entrerait dans la légende''. En attendant, vous pouvez toujours aller voir ce qui se passe sur le Blog de Louis Skorecki, ou regarder Les cinéphiles I,II et III ( avec Axelle Ropert ( scénariste et actrice de Mods) et la participation de Beigbeder)

mercredi 11 juillet 2007

76. Marie Darrieussecq à 2 ans et 1/2

75. Emilie Colombani & Nathalie Levisalles

Qu'est ce qu'une bonne journée? Celle qui commence par de bons articles dans la presse. Aujourd'hui, l'excellent article d'Emilie Colombani ( une des meilleures plumes actuelles à mon goût.) dans Technikart, sur le roman de notre Mathieu Terence-de-Nice, l'autre "Nouvelle Star". Et puis, dans un tout autre registre, le portrait de Christine Albanel par Nathalie Levisalles en quatrième de Libé. Un modèle du genre. Bon, j'ai toujours un problème avec les titres de Libé ( Le masque de la plume...) mais c'est comme ça. Je ne sais pas trés bien pourquoi, est-ce depuis qu'elle a confié à Antoine Gallimard cette mission sur les librairies indépendantes, mais je suis fan. Doit-elle, pour autant, suivre les conseils des écrivains, ceux de Sollers sur sa coupe de cheveux (cf infra) ou de Tillinac : "Christinette, méfie-toi de ta jolie langue." Pas sûr.

mardi 10 juillet 2007

72. Reseau social.

Tony me signale le site d'une amie à Los Angeles qui anime un "réseau social" : jetsetshow Qu'en pensez vous comme modèle pour Fresh? Cela permettrait d'étendre la notion d'annuaire et d'initier une sorte d'encyclopédie Wiki. Par la suite, celà pourrait servir de structure de base pour les autres communautés ( Littéraire, Arts, Cinema ) What do you think?

A part ça, excellente initiative du Nouvel Obs avec Rue89 de créer "un portail communautaire sur l'actualité des livres" qui sera piloté par Jérôme Garcin : bibliobs.com. ça commence à bouger...

lundi 9 juillet 2007

69. T.W.W.

Je tiens à remercier toute l'équipe pour ce magnifique cadeau d'anniversaire qu'est T.W.W. (The West Wing) en français : Maison Blanche, série définitivement géniale qui accompagne mon séjour à St Florent. Martin Winckler a raison, c'est du niveau de Billy Wilder! En plus l'éminence grise s'appelle Léo. ( à propos, il faut que je pense à réclamer mes royalty sur Harry Potter )

Je soupçonne un certain Jed Bartlet à la française, donc de droite, de le regarder en boucle pour essayer de s'en inspirer. Mais il manque dans son entourage une pièce essentielle : C.J.Cregg, la porte-parole. C'est normal puisqu'elle est chez nous. (Anne Procureur, qui finira bien par écrire dans le blog.)

dimanche 8 juillet 2007

67. Blog littéraire

Le Blog littéraire est devenu une mine qu'il faut creuser. Le plus célèbre, celui de Pierre Assouline, connaît un succès spectaculaire.

Le 30 août paraîtra chez Gallimard : "Le Portrait." Il s'agit du roman de la rentrée de Pierre Assouline où le portrait de la Baronne James de Rothschild par Ingres joue un rôle central et mystérieux. C'est Nathalie Rheims qui chroniquera le livre dans La Revue Littéraire N°32 de l'automne 2007.

"La République des livres." hébergé par Le Monde.fr est remarquable, d'une part pour les billets de "Passou", mais aussi pour ses commentateurs réguliers. L'anonymat conféré par les pseudo donne une liberté de ton particulièrement vivante et amusante à ces commentaires. Bien-sûr il y a des dérapages, mais n'est-ce pas tout le sel de l'Internet. Je me suis souvent surpris à être tenté de découvrir qui se cache derrière "Bifidus actif", "Polémikoeur", "Sandgirl", "Labelleveste", "Shut your eyes" ou "Plock" qui semble bien me connaître...

Ceci pourrait devenir un de nos concours : "Devinez qui se cache derrière un pseudo."

Pierre Assouline recommande quelques blog, je vais aller voir...Bon. J'ai vu. P.A. ne doit pas aimer la concurrence...

P.S. Je lis dans l'article de Libé ce matin : "Wikipédia se trompe à tous vents." que le trophée qui lui était attribué par les étudiants du master de journalisme de Sciences-Po ( Champion de France 2001 du jeu de paume ) détonnerait dans le pedigree de l'écrivain. Qu'en pense l'adepte de ce noble sport?

66. MOEPFW(4) F.W. dans le 93.

Selon notre correspondant à Bruxelles, notre cher F.W. célébrait le 93 th birthday de Mother herself, celle des 3 days, dans la suite Jacques Brel de l'Hôtel Metropole. Il y eut du pigeonneau et du homard.

"En plein coeur du centre historique de la Capitale d'Europe, à quelques pas de la Grande Place, la Bourse et le théâtre de la Monnaie, proche des centres commerciaux principaux de la ville, l'Hôtel Metropole offre un point de départ idéal pour découvrir la ville et une situation stratégique pour les hommes d'affaires."

Dernier SMS reçu : "Tu dors, je suppose." le 09.07.07. à 3h08. Auquel j'ai répondu : "Plus maintenant." le même jour à 9h35.

samedi 7 juillet 2007

65. Gabriel Matzneff

Nous recevons de Gabriel le message suivant :

"Entre les paisibles années 1930 où Montherlant descendait au Saint-Georges et le paisible an de grâce 2007 où y séjourne Weyergans, il y eut une période intermédiaire, beaucoup moins paisible où à Alger les bombes et les grenades explosaient telles que des pétards le jour du 14 juillet, mais où la vie n'en était pas moins charmante au bar de l'hôtel Saint-Georges où les colonels conspiraient devant un pastis et les jolies filles vous reluquaient en sirotant un blody-mary. Dans ces années 1959, 1960, 1961, c'était la guerre, mais la vie continuait et le bonheur était d'autant plus exquis qu'il était menacé. Ce qui faisait alors le charme d'Alger, c'était cet amalgame de présence européenne et de vie indigène, le contraste existant entre la Casbah et Belcourt, Bab-el-Oued et la rue Michelet, cette diversité chatoyante, méditerranéenne. C'était pourquoi, bien que je ne fusse pas "Algérie française", je ne parvenais pas à imaginer Alger sans la France, tant elles semblaient liées, consubstantielles. Ah! la rue Michelet! A l'époque j'étais fou amoureux de Monique, la ravissante fille du meilleur boulanger de la très européenne et bourgeoise rue Michelet. J'avais vingt-trois ans, Monique en avait treize, et il n'était pas question de l'amener dans une chambre de l'hôtel Saint-Georges, sa soeur aînée lui servant de vigilant chaperon, mais nous nous bronzions dans une piscine très élégante où (malgré la prétendue "intégration" pronée par le gouvernement) les Arabes n'étaient pas admis, nous mangions des huitres sur la plage de Sidi-Ferruch, nous nous donnions des baisers en cachette. C'était la guerre, mais la tragédie nationale que tous nous vivions ne nous empêchait pas de savourer nos plaisirs particuliers. Le Saint-Georges s'appelle aujourd'hui le El Djézaïr, les baisers de la jeune Monique n'existent plus que dans le souvenir que j'en ai, nos existences s'écoulent comme du sable entre les doigts d'un enfant, bientôt seuls nos livres resteront pour témoigner de ce que nous fûmes."

Gabriel Matzneff, 7 juillet 2007

63. Carte Postale

Bon souvenir de Saint Florent.

Croisé, ce matin, Teresa Cremisi, devant une pizzeria.

Il parait que le 07.07.07. est un jour porte-bonheur.

vendredi 6 juillet 2007

61. Deuxième Cercle

Cabrera 12 (du billet N°44) m'apparaît comme une commentatrice particulièrement inspirée. Le deuxième cercle de ce blog commence à prendre tournure. Evidemment, ils ont l'avantage sur nous de pouvoir se cacher derrière un pseudo. Mais certains, qui voudraient écrire des billets sous leurs noms, pourraient peut-être faire partie d'une liste invités, auteurs ou parrains. A moins que nous acceptions l'idée d'avoir des billets sous pseudo. Tony peut-il créer ça? A ne pas confondre avec le Cercle des Economistes, ou avec celui du "club" de l'ouverture. (cf Le Monde daté du 6 juillet 2007)

59. MOEPFW (3)

Thème astral, carte du ciel et planètes pour François WEYERGANS, né le 2 août 1941 à 18h30 à Etterbeck (Belgique) Soleil en 9°58 Lion, AS en 21°44 Sagittaire, Lune en 10°31 Sagittaire, MC en 24°32 Balance

jeudi 5 juillet 2007

57. visites virtuelles des librairies.(3) TSCHANN

Sur le site de Textes & Voix animé par Nadine Eghels (Photo)

On peut lire ce petit historique de la librairie TSCHANN

"La librairie Tschann est fondée en 1929 par M. et Mme Tschann à Montparnasse. La librairie est inscrite dans l’histoire de la littérature et du livre au XXème siècle. Louis Tschann et Marie-Louise Castex, son épouse, sont amis des principaux acteurs de la vie artistique de Montparnasse.

Marie-Madeleine, leur fille reprend la librairie vers 1960. Marie-Madeleine Tschann prend une part active à la présentation de Samuel Beckett, lorsqu’il commençe d’être joué. Elle défend à partir des années 70 le principe de la loi sur le prix unique du livre. Elle mène ce combat pour la reconnaissance de la spécificité du livre au côté de Madame Lavocat, libraire et Jérôme Lindon, éditeur. La loi Lang récompense en 1981 leurs efforts. Un procès oppose alors Tschann au propriétaire des murs du 84 boulevard du Montparnasse.

En 1989 Tschann déménage au 125 et triple son espace. Marie-Madeleine transmet la librairie à son neveu : Jerome Grossman en 1993. Lui-même la cède à deux employés en 1999 : Fernando Barros et Yannick Poirier. Avec Muriel Bonicel, ils forment équipe depuis 1990.

Aujourd’hui Tschann poursuit son travail en direction d’un lectorat fidèle à la qualité des textes. Elle défend autant la poésie, la littérature, les sciences humaines, l’esthétique."

J'aime beaucoup cette librairie, ses choix courageux et toujours intéressants. Textes & Voix est aussi un enjeu important.

56. Intime, in time

Lacan l'aurait peut-être essayé : l'intime arrive à temps. Aprés une période électorale marquée par le déplacement des frontières privé/public, la rentrée littéraire semble devoir prendre le relai en faisant basculer les enjeux politiques dans l'espace littéraire.

Personnellement, ce glissement me plait, d'abord parce qu'il accompagne le déplacement de la conscience en général, qui tire la politique vers la psychanalyse, (c'est sa place) ce qui la rend à nouveau intéressante; ensuite parce qu'elle confirme le primat de la littérature, ce qui ne peut que nous réjouir.

Le fait que ça tourne autour de l' "intime" est intéressant, la question étant, comme toujours : peut-on disposer sans vergogne du vécu intime de l'autre?

mardi 3 juillet 2007

53. MOEPFW (2)

Selon un de nos correspondants, FW, aurait été aperçu à Alger où il séjournait à l'hôtel El-Djazaïr ex-Saint George, "dans une chambre occupée avant lui par le général Eisenhower sixty-five years ago." Nous avons vérifié auprés de notre agent à Alger qui nous transmet le rapport suivant: "LES CHAMBRES:296 chambres standing. Toutes les chambres ont été réformées les deux dernières années. Ameublement, décoration, moquette, salle de bains...tout à été changé. Il était temps. Un hôtel de classe ne devrait jamais montrer de traces d'usure. L'aspect le plus important à mon avis est le changement des lits dont les matelas étaient vraiment en fin de course. 3 suites sénior et 15 suites junior. Une des chambres du Djazaïr.munie d'une plaque, à servi de QG au général Eisenhower pendant la préparation du débarquement en Italie. L'information transmise par notre observateur semble donc exacte.

L'hôtel El Djazaïr (anciennement Saint George) a été fondé en 1889, sur l'emplacement d'un vieux palais hispano-mauresque dont de nombreux vestiges subsistent encore. Il était surtout destiné, à l'origine, à loger avec tout le confort auquel ils étaient habitués, les amis et les invités de la bourgeoisie résidente à Alger. Parmi les pensionnaires les plus prestigieux, il faut citer : Le Roi de Grèce, Le Duc de Vendôme, Le Baron de Rothschild, Simone de Beauvoir, André Gide, Henri de Montherlant, Rudyard Kipling, Francis James, Winston Churchill…et, désormais, François Weyergans. Selon Eric.W., "Il voulait revenir là pour commencer ou finir un livre. On lui a conseillé de revenir après le ramadan." A travers ce message énigmatique, nous apprenons que F.W. est dans une de ces phases de transition qui font le style "weyergansien" ou "weyergrafesque". On me signale que Gabriel Matzneff a également séjourné là.

Message codé : L'apparition de F.W.in blog A.G. in J.D.D. = f ( 3jc2m/in folio) Nora étonné personne.

lundi 2 juillet 2007

51. martin arnold

Rendez-vous à 18h à la galerie avec 2J.S pour visionner le film de Martin Arnold : Deanimated/The invisible Ghost (2002) présenté dans le cadre de l'expo Fresh (encore quelques jours).

Martin Arnold is one of Austria’s most prominent experimental filmmakers. His latest work, Deanimated: The Invisible Ghost, is a painting-over of the classical American horror film strip: As the action progresses, the protagonists are one by one digitally eliminated so that the film becomes progressively deserted. Through this process of "de-animation," a new, more open and enigmatic version emerges from the former conventional suspense.

Martin Arnold travaille image par image avec une tireuse optique qu'il a lui-même développée. Une pratique artisanale qui se rapproche fortement de l'échantillonage (sampling) utilisé dans le mouvement techno.

Martin Arnold, né à Vienne (Autriche) en 1959, est un cinéaste autrichien particulièrement réputé pour ses films de found footage. Il a dit :

"Le cinéma d'Hollywood est un cinéma d'exclusion, de raccourci et de rejet, un cinéma de refoulement. Il y a toujours autre chose derrière ce qui est nous est montré, qui n'est pas représenté . Et c'est précisement cela qui est le plus intéressant à prendre en compte."

50. Mais où est passé François Weyergans?

M.O.E.P.F.W. C'est le nom de code d'un projet des E.L.S. dans lequel le Prix Goncourt 2005 n'y va pas par quatre chemins, mais par mille. Pourquoi pas une version blog en attendant la publication de l'intégrale des SMS.

Premier épisode F.W.in China.

En fait j'aimerais lancer ici un nouveau Journal des Goncourt.

dimanche 1 juillet 2007

49. Houellebecq shoot Arrabal

Pendant ce temps là, Houellebecq tourne l'adaptation de La possibilité d'une île, ici avec Fernando Arrabal.

Les auteurs sont de plus en plus attirés par la réalisation de l'adaptation au cinéma de leurs propres oeuvres. Je pense qu'il s'agit d'un phénomène important et qu'à l'avenir les éditeurs devront devenir des producteurs. Les nouveaux moyens techniques numériques, qui permettent de faire des films avec des coûts moindres, devraient ouvrir ce domaine à des auteurs qui jusqu'à présent, n'osaient même pas y penser. J'ai revu Eric Vuillard avant hier, il commence bientôt le tournage de son premier long métrage...

48. Eribon dans la rue.

A voir l'entretien de Didier Eribon avec David Servenay dans Rue 89, le nouveau journal créé il y a deux mois sur le net par des anciens de Libé.

En ligne le 21 juin, il a 3.465 visites à ce jours et 26 commentaires et a fait remonter ''D'une révolution conservatrice'' à la 265e place des meilleures ventes sur Amazon.

Il est accompagné d'un extrait de 3mn de l'abecedaire de Deleuze sur le thème : "Etre de gauche" présenté par Alain Riché, pour aider à la reconstruction de la gauche, avec des commentaires à lire.

Tout ça pour inciter Anne Procureur à venir sur le Blog. J'espère, chère Anne que vous ne raterez pas le blog d'Antoine Gallimard ( un autre éditeur indépendant ), ce matin dans le JDD, tenu par une fameuse webmistress: Marie-Laure Delorme.

PS. Rue89 fête ses 3 mois.

Rédacteurs Archives Syndication
General
Revue Littéraire
Léo Scheer
Julia Curiel
Angie David
Florent Georgesco
Laure Limongi
Julie Machado
Laure Mazzega
Céline Ottenwaelter
Anne Procureur
Mathieu Térence
Fayçal Baghriche
Gabriel Matzneff
Jean-Baptiste Scieux
Ulysse Korolitski
Elodie Issartel
Florence Xueref
Florent Souillot
janvier 2009 (77)
décembre 2008 (80)
novembre 2008 (88)
octobre 2008 (86)
septembre 2008 (91)
août 2008 (109)
juillet 2008 (79)
juin 2008 (72)
mai 2008 (47)
avril 2008 (34)
mars 2008 (72)
février 2008 (35)
janvier 2008 (77)
décembre 2007 (80)
novembre 2007 (88)
octobre 2007 (86)
septembre 2007 (91)
août 2007 (109)
juillet 2007 (79)
juin 2007 (72)
fil rss
fil rss commentaires



Copyright
Top