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Blog des ELS La Revue Littéraire


dimanche 27 novembre 2011

1766. De quoi Ernest Pinard est-il le nom ?

J'espère qu'Alain Badiou me pardonnera cet emprunt, mais ayant publié les trois premiers Circonstances, je dois toujours bénéficier de mon AAA.

Il y a longtemps que nous consacrons ce blog exclusivement à la promotion des publications des ELS et abandonné les discussions à bâtons rompus, dont je suis un peu nostalgique. Je propose donc cette question aux commentateurs à partir de la conclusion du réquisitoire d'Ernest Pinard contre Madame Bovary :

"Cette morale stigmatise la littérature réaliste, non pas parce qu'elle peint les passions : la haine, la vengeance, l'amour ; le monde ne vit que là-dessus, et l'art doit les peindre ; mais quand elle les peint sans frein, sans mesure.

L'art sans règle n'est plus l'art ; c'est comme une femme qui quitterait tout vêtement. Imposer à l'art l'unique règle de la décence publique, ce n'est pas l'asservir, mais l'honorer. On ne grandit qu'avec une règle. Voilà, messieurs, les principes que nous professons, voilà une doctrine que nous défendons avec conscience."

Ernest Pinard, à l'époque (1857) , est procureur impérial et il deviendra, par la suite, Ministre de l'Intérieur de Napoléon III. Depuis, l'Etat, puis la Justice se sont progressivement désengagés de leur rôle de censeur des oeuvres romanesques.

Qui sont les Ernest Pinard d'aujourd'hui, disons depuis la dernière guerre mondiale, et que poursuivent-ils?

samedi 17 avril 2010

1301. Modification des Blogs des ELS

À partir de maintenant, ce Blog (des ELS) va devenir celui de la communication des Éditions Léo Scheer. Les billets seront signé "General" par l'ensemble de l'équipe des ELS. Les informations présentées concerneront exclusivement les livres publiés par les ELS. On pourra suivre l'ensemble des étapes d'un ouvrage : sa fiche commerciale, sa note de presse, sa présentation aux libraires, les entretiens avec l'auteur, les articles sur le livre etc. Il s'agit d'un outil de travail de la maison d'édition qui s'adresse principalement aux équipes commerciales et au distributeur ainsi qu' aux représentants de l'équipe de diffusion, aux libraires et aux journalistes, mais aussi à tous ceux qui nous suivent sur le Net et souhaitent communiquer avec nous.

J'ouvre, par ailleurs, (comme Marilou, Florent Georgesco ou LaureLi) un blog "perso" qui s'appellera le Blog de Léo Scheer et dont les billets seront signés leo.

Nous gardons inchangé l'ensemble consacré aux M@nuscrits dont le Blog-M@n.

Ceci constitue un ensemble de blogs qui sera peut-être regroupé par Tony sur une page d'accueil afin de fournir aux utilisateurs un plan et faciliter leur navigation. Je pense que le blog reste la forme la mieux adaptée à notre activité d'éditeur et à notre souci de l'exercer de façon transparente tout en dialoguant avec tous ceux qui le souhaitent.

vendredi 9 avril 2010

1298. Chronique d'un adultère de Sarah Stern par Delphine Peras dans l'Express.

Sarah Stern et l'infidélité

MÉNAGE À TROIS

L'auteure aborde avec finesse l'usure du couple et l'infidélité. Bluffant.

Elle s'appelle Rosa Blum, elle va sur ses 40 ans, elle habite un bel appartement rue des Feuillantines, dans le Ve arrondissement de Paris. Sociologue, cultivée, jolie, elle est mariée depuis plus de dix ans avec Jean Bauer qui lui a donné deux beaux enfants, Max et Adèle. Mais, voilà : un doux soir de septembre, lors d'un vernissage, Rosa fait la connaissance de Denis Vinter, écrivain, la cinquantaine grisonnante, sexy, nonchalante. Rosa s'entiche de cet homme qui lui fait entrevoir un nouvel horizon sentimental alors que sa vie conjugale est menacée par la routine. Son père ne lui avait-il pas déclaré un jour qu'"un amant, ça peut sauver un couple" ?

Mais les délices de l'adultère ne durent qu'un temps : Rosa est vite rongée par la culpabilité. De ruptures en retrouvailles, Rosa n'arrive pas à choisir, déprime, dépérit. Ah ! si le destin pouvait décider à sa place... C'est précisément cette incapacité de prendre sa vie en main que Sarah Stern évoque avec finesse dans ce premier roman bluffant. Elle n'a pas choisi un sujet original, pourtant elle parvient à le renouveler, au rythme d'une petite musique où ses phrases courtes, précises, pudiques donnent un ton inédit. La romancière s'enhardit également à imaginer, sous la forme de courtes séquences, les issues possibles de cette histoire qui se joue d'abord à trois, puis à cinq, à mesure que les enfants de Rosa entrent dans la danse douloureuse de la séparation. Leur voix est d'ailleurs restituée avec une formidable justesse. Nul doute que de nombreux lecteurs et, surtout, lectrices, se retrouveront dans le dilemme de Rosa Blum : vaut-il mieux refaire sa vie amoureuse tant qu'il en est encore temps, ou sauver une famille construite avec tant d'amour ?

Légende sous la photo : HARDIE Sarah Stern parle de l'adultère avec un ton inédit.

Par Delphine Peras, le 8 avril 2010

Chroniques d'un adultère, Sarah Stern

jeudi 8 avril 2010

1299. Casse de Daniel Foucard par Florence Bouchy dans Le Monde.

"Casse", de Daniel Foucard : thèse et antithèse

Le roman à thèse a mauvaise presse. Il fait courir à la littérature le risque de se réduire à la simple illustration d'idées. On le soupçonne d'imposer au lecteur un sens unique en laissant derrière lui la complexité des choses et les possibles du langage. Comment éviter le piège de l'exercice quand on a tout de même deux ou trois propositions à avancer sur le monde contemporain ?

Il se pourrait que Daniel Foucard soit de ces écrivains qui ont quelques idées sur la marche du monde. Casse, son sixième livre, met au jour la nouvelle donne de la lutte des classes et débusque, derrière les pratiques contemporaines, les nouveaux rapports de forces et les formes insidieuses de la domination. Mais il les expose en les cachant et nous leurre avec bonheur.

Prenant prétexte d'un échange de mails avec un Chinois curieux de comprendre les démocraties occidentales, le narrateur expose à son intention quelques notions qui rendent compte des tensions propres à notre société. On y apprend notamment que "les deux forces les plus actives, les plus attractives de nos sociétés contemporaines sont (les) tradistes et (les) traders", les tenants de la tradition et ceux des lois du marché. Mais ces théories ne sont notées qu'en post-scriptum. Faut-il les prendre au sérieux ? Au lecteur de choisir.

On préférera peut-être en rester à l'intrigue développée dans le corps des mails. En première instance, Casse est en effet le récit du vol d'une banque, commandité par un artiste contemporain, lequel expose le butin un soir de vernissage. L'auteur des mails est le galeriste, mis au pied du mur par l'artiste. Pris au piège d'une "mécanique esthétique" qui le torture, le galeriste ne peut que "cogiter cogiter cogiter" : "Il va falloir se demander que faire avec cet argent (...). Le conserver comme oeuvre (...), expliquer l'affaire aux assises, se disculper ?" Et puisqu'il soulage sa conscience en se confiant sur le Web, sans doute est-il déjà démasqué par les autorités !

De détours en fausses pistes, Daniel Foucard se garde bien d'imposer un sens explicite à son lecteur. Il l'incite plutôt à traquer les indices disséminés dans l'oeuvre pour en construire le sens : n'a-t-il pas remarqué que la police (de caractère) utilisée se nomme Univers ? Casse n'est-il pas une réflexion sur la paranoïa suscitée par la surveillance généralisée à l'heure de l'Internet ? C'est justement la force et la réussite de l'auteur, que de tenir son lecteur en éveil, sans jamais lui laisser le répit d'une solution définitive.

CASSE de Daniel Foucard. Laureli/Léo Scheer, 172 p., 16 €.

Florence Bouchy, le 8 avril 2010

vendredi 2 avril 2010

1297. Le premier livre antisémite contre l'antisémitisme.

Abner Assoun & Y.B. (Photographie : Thierry Rateau).

Dans l'Obs, cette semaine :

Une fable anti-antisémite

PAR FABRICE PLISKIN

Le juif a deux ennemis : l'antisémite (pas beaux, les juifs) et le philosémite (extra, les juifs). Délirante guignolerie gorgée de saines aberrations, « Bugsy Pinsky contre le complot juif » donnera des boutons à ces deux catégories de Français. Signée Y. B. et Abner Assoun, deux noms qui n'ont pas l'air supercatholiques, cette « fable antisémite contre l'antisémitisme », dans le goût de Mel Brooks et des Pieds Nickelés, retrace la vie exemplaire d'un certain Pinsky, « Chalala » dyslexique, « sûr de lui et dominateur ».

Quoique « né d'un père ashkénaze polonais et d'une mère séfarade diabétique », Pinsky se convertit à l'islam après un séjour en prison où « 99% des détenus sont d'origine antisémite ». Parmi eux, un ch'ti néonazi « qui voudrait regrouper les juifs du Nord dans le Häagen-Dazs des Champs-Elysées ». Sous son magistère, Pinsky, homme du Livre, dévore, « dans l'édition Grasset de 1933 », « les Protocoles des sages de Sion », un des plus fameux faux de l'histoire de l'Occident : bricolé par la police secrète du tsar Nicolas II, ce long-seller conspirationniste - conspira-sioniste, dirait notre héros - visait à faire accroire que les juifs se disposaient à conquérir le monde.

Avec ses doux compagnons de la cellule 212, Pinsky fonde les Fines Lames de l'islam. Mais ce groupuscule en burqa n'a pas les moyens de ses ambitions exterminatrices, ni le professionnalisme des « Experts à Jérusalem-Est ». Au gré de son burlesque djihad, les auteurs mettent un nez rouge aux grands récits fantasmagoriques de l'époque, du « complot négro-islamiste » aux bobards dieudonnards. Un bon suppositoire à l'heure où la rive gauche de Paris bat la campagne jusqu'à confondre la queue de Polanski et l'honneur de Dreyfus, quand elle ne lance pas une fatwa gaga contre la Suisse avec l'ami Kadhafi. Dommage que le livre finisse par comploter contre lui-même, dans sa deuxième partie, à force d'entasser les bons mots.

Fabrice Pliskin le 31 mars 2010."

Inutile de dire que je ne suis pas du tout d'accord avec cette dernière phrase de Fabrice Pliskin, quand on a commencé, on ne peut plus s'arrêter, et même, je crois qu'on en redemande. leo

jeudi 1 avril 2010

1296. Confidences et Révélation.

J'ai le plaisir de pouvoir annoncer une excellente nouvelle pour Confidences à Allah le premier roman de Saphia Azzeddine : l'acrice qui incarne l'héroïne du roman dans sa version théâtrale, sa remarquable interprète : Alice Belaïdi, vient d’être nominée dans la catégorie "Révélation" aux Molières 2010, qui seront diffusés sur France 2, dimanche 25 avril.

Cette nomination, avant même le résultat final, représente une consécration pour ce premier grand rôle porté, seule sur scène, par cette jeune et magnifique actrice et pour ce premier roman de la très talentueuse Saphia Azzeddine, livre qui est, aujourd'hui, devenu un "long seller" et un "classique".

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Après deux festivals d'Avignon au Théâtre du Chêne Noir de Gérard Gélas (qui a formé Alice Bélaïdi à la scène), en 2008 et 2009, à guichet fermé, après 6 mois de succés ininterrompu au Théâtre Montparnasse et au Théâtre de La Gaîté Montparnasse à Paris et une tournée nationale et internationale de 2 ans en Belgique, Nouvelle Calédonie, Luxembourg, Guadeloupe, Martinique...

cette distinction serait un aboutissement pour le début d'une grande carrière de comédienne et pour la première étape dans la vie et et le destin de ce grand texte.

mercredi 31 mars 2010

1294. Bio.(19)

Previously on Bio-Blog : Episodes N° (1), (2), (3), (4), (5), (6), (7), (8), (9), (10), (11), (12), (13), (14), (15), (16), (17), (18).

J'ai toujours eu un rapport singulier avec les satellites et le Luxembourg. J'avais dix ans lorsque Spoutnik faisait la une de la presse. Etait-ce mon côté déraciné ? Je me sentais en phase avec ces bidules au dessus de nos têtes. Lorsque, vingt ans après, je me trouvais propulsé au poste de "numéro deux" du Groupe Havas, j'avais encore ces images d'enfant dans la tête, un peu jeune pour ce genre d'endroit.

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mardi 30 mars 2010

1290. Trop c'est trop !

couverture du # 64 de Chronic'art. Avril 2010. En Kiosque le samedi 3 avril 2010.

lundi 29 mars 2010

1293. De l'addiction, par Jean-Pol Tassin.

JEAN-POL TASSIN est directeur de recherche à l'Inserm. Il dirige un groupe de recherche au sein de la chaire de Neuropharmacologie du Collège de France, à Paris.

samedi 27 mars 2010

1291. Faire le point sur M@nuscrits.

Au moment où un deuxième numéro spécial de La Revue Littéraire est consacré aux M@nuscrits (N°44 mars 2010). Le premier, paru l'année dernière, (N°38 de février 2009) avait été suivi de plusieurs publications dans la collection M@nuscrits des ELS. Huit livres ont été publiés dans cette collection, un neuvième paraîtra en avril 2010, et cinq ou six autres devraient suivre d'ici la fin de l'année. (Deux auteurs de M@nuscrits seront par ailleurs publiés pour leur deuxième livre dans d'autres collections des ELS. M@nuscrits est en train de trouver son "régime de croisière" du côté de la rétro-publication et de sa version papier.

Du côté du numérique, un certain nombre d'opérations ont été menées à bien. Il y a d'abord eu le transfert (ou la suppression) de tous les fichiers de la première génération de M@nuscrits, (dite Alpha), dans l'interface entièrement automatisée (dite Beta). Aujourd'hui, tout le monde peut mettre en ligne le texte qu'il veut, le corriger, le modifier, le retirer sans avoir à passer par nous. M@nuscrits est désormais devenu un hébergeur de textes auto-publiés. Il y en a actuellement 610 en ligne pour 203 auteurs. Le principe de liberté absolue pour les auteurs fait qu'il y a un peu de tout n'importe comment. Si, sur cette page, vous cliquez sur "Les auteurs" ou sur "Les M@nuscrits" vous trouvez des textes de 1, 10 ou 100 pages, des auteurs avec 1, 10, 20 M@nuscrits.

Ne faudrait-il pas que la communauté des 200 auteurs se fixe des règles sur le minimum et le maximum approximatifs de ce qui devrait être mis en ligne? Je peux, là dessus donner mon point de vue, à la lumière de la première phase de l'expérience. Je pense que la taille "optimum" d'un M@nuscrit est d'une centaine de pages (entre la nouvelle et le roman, sauf s'il s'agit d'un recueil de nouvelles.) Pusieurs arguments vont dans ce sens tels que la capacité technique de mise en ligne, la capacité humaine de lecture en ligne, les conditions économiques et pratique de l'édition papier.

Ayant libéré le premier espace de M@nuscrits (Alpha) nous avons pu le dédier à l'édition numérique de M@nuscrits déjà maquettés, sous le label des ELS. Dans cet espace, où ne figurent, pour le moment, que deux textes (Jean-Clet Martin et Arthur Morneplaine, on a la possibilité de lire en ligne des fichiers de textes mis en pages comme des livres papier. Nous pouvons le développer ensemble : en améliorant la qualité de la présentation et du simulacre de vrai livre, en réalisant les maquettes de textes qui sont prêts à être édités, en donnant des conseils aux auteurs qui souhaitent réaliser eux même ou avec des amis leur travail éditorial et leur maquette. La collection M@nuscrits numérique des ELS pourrait ainsi devenir le centre de gravité de l'expérience et déboucher sur les textes, en édition numérique, qu'on pourra un jour acheter en ligne, ou sur des textes papier qu'on peut acheter en librairie.

Il me semble que si le Comité de Lecture Elargi se constitue à partir du Blog-M@n, ses premières décisions pourraient porter sur la publication dans cet espace de certains textes qu'il aura choisi et dont nous pourrons discuter entre le CLE et les ELS. Il pourrait y avoir, chaque semaine, sur le Blog-M@n, 1) les M@nuscrits de la semaine. 2) Les M@nuscrits sélectionnés par le CLE pour publication numérique. Pour cela, il faut que le CLE se constitue à partir de la communauté M@n selon des règles qui lui seraient propres, mettre en oeuvre des "cooptations", probablement définir une hiérarchie, une répartition des fonctions et une définition claire de ce qui permet de devenir E (Editeur) en plus de A,C, ou R, il faudra aussi, sans doute, désigner une personne pour rédiger cette liste hebdomadaire, qui peut être permanente ou changer chaque semaine. Le CLE peut assumer des fonctions d'édition : travail éditorial sur le texte, mise en page, maquette, corrections etc... Nous nous rapprocherions, dès lors, de ce que j'ai annoncé dans ma petite "présentation de l'éditeur" en préface de la Collection M@nuscrits des ELS.

vendredi 26 mars 2010

1288. Traité

Voici les mots-clef que nous avons utilisés, Abeline Majorel et moi, pour mettre en ligne le "brouillon" de la V1 (première version) du Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes blogueurs, (humble hommage à Raoul Vaneigem) qui sera publié par Librio (Flossie Felix) dans la collection des inédits à 2 €. Le classement sera différent, il commencera par Extime et finira par Intime (qui reste à écrire). Il y aura aussi probablement une traduction originale des chapitres des Essais de Montaigne qui ont été utilisés pour ce "Traité" préparés par Bénédicte Boudou qui dirige l'équipe d'universitaires et de chercheurs qui travaillent actuellement sur le Dictionnaire Montaigne qui sera publié aux ELS cet automne. Je tiens à remercier tout particulièrement ceux qui, par leurs commentaires avisés, nous ont aidé à avancer, Abeline et moi, dans ce petit ouvrage qui devrait me servir de plateforme pour définir les nouvelles règles qui seront utilisées pour les blogs du site des ELS, pour l'expérience de M@nuscrits et pour les différents prolongements de ces réflexions dans le domaine de l'édition.

1) Blog.
2) Blogosphère.
3) Pseudo.
4) Fil.
5) Troll.
6) Trollisme.
7) Conférence.
8) Wannabe.
9) Modération. (Suite).
10) Harcèlement.
11) Billet.
12) Communauté.
13) Commentaire.
14) Copinage.
15) Loi de Godwin.
16) Réputation.
17) Extime.
18) Communauté. II. (Suite).
19) Hypertexte.
20) Flooding.
21) Diffamation., (Suite)
22) Serendipity.
23) Micro-Blogging. (Art de A.M)
24) Identité.
25) Buzz.
26) Intime.

- De l'art de conférer. Chap VIII. Livre III. des Essais de Montaigne.
- De l'oisiveté. Chap VIII. Livre I. des Essais de Montaigne.

1289. Traité .26. Intime.

Voici le texte envoyé par Abeline Majorel avec ce commentaire : "Je peux pas faire mieux ! je me suis arrachée les cheveux ! Mais définitivement, ce n'est pas ce sur quoi j'aime écrire.". Nous passerons donc rapidement à la V2.

Le blog est un journal de bord , plus qu’un journal intime. La première transformation dont il faut tenir compte pour en arriver au blog, est le changement de support. Passer de l’écriture papier à l’écriture informatique, cette évolution du changement de support entraine deux conséquences : un éclatement polyphonique ( plusieurs contributeurs) et la volonté de s’exposer.

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lundi 22 mars 2010

1286. Le journal d'Eric Blair par Arthur Morneplaine.

Il me semble difficile d'aller plus loin dans l'expérimentation que de publier ce ''Journal d'Éric Blair'' d'Arthur Morneplaine dans la nouvelle collection M@nuscrits (Numériques) des Éditions Léo Scheer.

Il s'agit de la seconde sélection d'un fichier pdf proposé gratuitement à la lecture en ligne et au téléchargement après celui de Jean-Clet Martin Bréviaire de l'éternité (Entre Vermeer et Spinoza) qui fut notre premier "prototype" et qui, à ce jour, arrive à 810 lectures en ligne et 668 téléchargements.

Les deux premiers textes de cette collection, ont un peu moins de 100 pages, ce qui représente, à mon avis, l'optimum pour une lecture sur écran.

Le Journal d'Éric Blair est, en réalité, Le Journal de George Orwell. Le 9 août 2008, The Orwell Prize, a décidé de le publier, sous une forme originale : un blog, dont la mise en ligne se fait soixante-dix ans après que George Orwell l'ait écrit dans son journal intime, pour son "jour anniversaire". Ainsi, le premier jour, c'est à dire le 9 aout 1938 a été mis en ligne sur le blog le 9 août 2008..

La veille : le 8 août 2008, je proposais aux participants du blog des ELS de nous engager dans une "traduction participative" de ce journal. À chaque nouvelle page, je mettais en ligne un billet avec la version originale en anglais, qui était progressivement remplacée par une version collective en français sur laquelle les participants s'étaient mis d'accord avec moi dans le fil des commentaires. Je gardais quand même la version originale que je n'effaçais pas, dans l'hypothèse où un des traducteurs aurait eu un repentir. L'opération se mit donc en place immédiatement, animée en particulier par Christian Domec (Arthur Morneplaine) avec quelques traducteurs particulièrement doués et actifs comme Zoé Balthus ou Aloïs Hiller, et de nombreuses discussions auxquelles participaient Alain Baudemont, Véra et sa ribambelle, Emmanuel, Stubborn, Aubin Teo, Alain Descarmes, Ludivine Cissé, Dahlia, Henri, Leo Nemo, Manuel Montero, nic, Virginie, Anisée, Ecaterina, Artno, Ninon, Gaël, abcdefg, Lune etc...

Ce M@nuscrit a été mis en ligne par notre "libraire stagiaire" Christian Domec qui en a réalisé la maquette. Nous avons repris ici ses deux pdf en les rassemblant, ce qui explique la pagination (jusqu'à la page 53 pour la 1ère Partie, et de la page 1 à 38 pour la seconde). Si Christian souhaite que nous modifions la maquette, en particulier pour la pagination, il nous faudrait une version Word.

J'ai commencé les discussions pour une publication de la version française du Journal avec les représentants des ayant- droits. En attendant, je pense qu'il y a là matière pour expérimenter l'édition numérique et peut-être, un jour, la mettre en vente, après l'avoir testée dans La Revue Littéraire par exemple.

(1), (2), (3), (4), (5), (6), (7), (8), (9), (10), (11), (12), (13), (14), (15), (16), (17), (18), (19), (20&21), (22), (23), (24), (25), (26), (27), (28), (29), (30), (31), (32), (33),(34), (35), (36), (37), (38), (39), (40), (41), (42), (43), (44), (45), (46), (47-48-49), (50)

samedi 20 mars 2010

1285. Auteur/éditeur : le tournant de la distribution.

La question que nous avons soulevée à partir de l'expérience de l'anti-édition de Marc-Edouard Nabe au cours de notre entretien du 24 février publié dans La Revue Littéraire N° 44 de mars 2010, est en train de devenir à la mode. Ainsi Pierre Assouline l'évoque dans un billet du 19 mars : Ce qui ne va plus entre auteurs et éditeurs. Même Wrath, dans son billet du 20 mars, (une fois nest pas coutume) assez mesuré et intéressant : En quoi mon blog fait-il avancer les choses?.

La différence, avec Nabe, c'est que lorsqu'il évoque, lui, "le milieu hostile de l'édition", il sait de quoi il parle; c'est, pour lui, une chose bien réelle; ce qu'il en dit, c'est tout simplement la vérité, ce qu'il décrit, c'est ce qu'il a vécu, et ce qu'il fait, aujourd'hui, concrètement, avec l'anti-édition,c' est, pour le moment, la seule action véritable qui nous sort des bavardages, des ragots, des diffamations et nous permet d'aborder les enjeux réels.

Ce qui permet à Nabe de soulever cette question concrètement, (si on met de côté son profil particulier et son histoire personnelle), c'est la possibilité "technique" de vendre et de distribuer 3.000 ouvrages à 28 € en quelques semaines à partir de son propre site de vente. Ce qui le permet, condition nécessaire, même si elle n'est pas suffisante, c'est l'avènement de l'Internet comme instrument de distribution (concurrent des circuits classiques de la distribution), et c'est, en tout cas suffisant, pour qu'on s'interroge sérieusement sur le phénomène, ce que nous essayons de faire ici, depuis un bon moment.

jeudi 18 mars 2010

1284. Pourquoi iPhone est parti.

À ceux qui pensent que j'ai été méchant de modérer les brillants commentaires d' iPhone m'a tuer, je voudrais juste dire qu'en fait, il est parti tout seul. Il suffit de lire ce qu'il écrit à propos de l'édition sur d'autres blogs pour découvrir, derrière les belles démonstrations logiques, la réalité de son point de vue, (qui ressemble d'ailleurs beaucoup à celui de Wrath) et qui est, effectivement, incompatible avec le site d'une maison d'édition. Voici quelques "pensées" d'iPh :

"Il est désormais quasi-impossible de sortir un livre papier dans des conditions satisfaisantes ? Eh bien… que faire de positif, au lieu de répéter toujours les mêmes critiques.

En tant qu’auteur, je ne veux plus entendre parler du système de production, de sélection, de diffusion et de réputation du livre papier.

C’est niet, fini, sans moi. Mon prochain texte, je chercherai d’autres moyens de le faire découvrir (et bien sûr, je n’espère pas gagner un kopek, quand je veux gagner de l’argent, je n’écris pas de livre).

Je laisse donc à d’autres le déplaisir de critiquer sans fin et sans résultat les petits fours, les copinages, les pilons, les merdes popularisées par marketing, les choix arbitraires, les droits de cuissage, les promotions canapé, les livres à deux mois de durée de vie, les prix pourris attribués d’avance, les gloires indues, les libraires perdus dans les offices, les éditeurs foutus par les retours, les lecteurs manipulés, les petits écrasés par les gros, etc.

Il sort de tout cela une immense impression de pesanteur et d’aigreur. La fin d’un monde."

Rien que ça...

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