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samedi 31 mai 2008
Par Léo Scheer,
samedi 31 mai 2008
Le prochain numéro de La Revue Littéraire sera double N° 34/35 et paraîtra le 18 juin 2008, bonne date pour lancer un appel. J'aimerais avoir votre avis. La R.L. a d'abord été mensuelle, puis, devant les réactions des libraires, qui trouvaient que ce n'était pas une périodicité leurs permettant de vendre convenablement la revue, nous avons suivi leur conseil de la rendre trimestrielle. Je ne constate aujourd'hui aucun effet sur les ventes en librairie et, par contre, je découvre que, paradoxalement, c'est plus difficile à réaliser qu'une revue mensuelle. Nous aurons un N° de "rentrée" le 15 septembre (N° 36) et un autre en Janvier 2009 (N° 37) également avec la "rentrée" + un hommage, pour le centenaire de la N.R.F (Que nous préparons déjà . Si vous souhaitez y participer, n'hésitez pas à nous contacter.)
À partir de ce N° 37, je me demande si nous ne devrions pas rétablir la périodicité mensuelle et lancer une nouvelle campagne d'abonnement. J'aimerais avoir vos réactions sur cette question.
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Par Léo Scheer,
samedi 31 mai 2008
Nous avions décerné le Goncourt @ "B" à Antoni Casas Ros pour Le théorème d'Almodovar, consacré de nombreux billets à ce livre(dont celui de Zoé) et commencé à publier ses nouvelles dans La Revue Littéraire. Nous sommes à la fin du premier semestre 2008 et on commence à "vraiment" parler de ce livre et de cet auteur. Ainsi, Pierre Assouline lui consacre un excellent billet : Ce qui en nous s'élance vers l'inconnu. daté du 29 mai, où il évoque l'article de El Pais sur son auteur et sur le mystère qui l'entoure. La règle des prix littéraires est de récompenser un livre paru dans l'année, celui ci est paru en janvier 2008, pourquoi notre Goncourt @ "B" ne deviendrait-il pas celui de novembre?
Sur son site, Antoni donne la traduction en français de l'article de El Pais : Lire la suite
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jeudi 29 mai 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 29 mai 2008
Je suis né le 29 mai 1947 à Pocking en Bavière, dans le camp pour "personnes déplacées" géré par l' I.R.O. Mes parents, Myriam et Aaron étaient là , avec mon frère Henri, né en 1937. C'était le terme du parcours qui les avait conduit du ghetto de Cracovie où ils vivaient en 1939, à la déportation, puis la fuite à Kiev, l'autre déportation en Sibérie, l'Ouzbékistan à la fin de la guerre, le retour en Pologne et finalement le départ vers ce camps de réfugiés. Ils étaient les seuls survivants de leurs familles respectives, situation qui est aujourd'hui la mienne, je mesure à quel point elle était peu probable. Lorsque, quelques années plus tard, on leur dit qu'il fallait faire un dossier pour l' Etat Allemand qui avait décidé d'indemniser les victimes, l'avocat en charge leur expliqua qu'il valait mieux passer sous silence cette naissance qui pourrait sembler suspecte. Lorsque les experts venaient chez nous pour vérifier notre situation, on me cachait, il était clair que je n'aurais pas dû naître ce 29 mai.
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Par Léo Scheer,
jeudi 29 mai 2008
 
Mon éditeur, un des meilleurs de la place, (c'est normal puisque c'est le mien) : Flossie Felix, a eu l'excellente idée de publier, chez Librio, qu'elle dirige, un nouveau guide : celui des 100 romans incontournables (très bien réalisé par Pierre Vavasseur) et celui des 100 polars (non moins bien réalisé par Hélène Amalric). Je trouve que c'est une idée remarquable. Il existe des guides pour tout, sauf pour les livres, et pourtant c'est un des domaines où on en a le plus besoin. J'espère que le succès de ces petit livres à 3 € donnera envie de multiplier les angles pour aider les lecteurs dans leurs choix.
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mardi 27 mai 2008
Par Léo Scheer,
mardi 27 mai 2008
Le dernier livre de Marc Levy a été vendu à 100.000 ex dans la semaine qui vient de s'écouler (Passages en caisses), selon une estimation pessimiste; enfin, pas pour tout le monde. Par ailleurs, L'élégance du hérisson aurait franchi le cap du million d'exemplaires vendus.
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Par Léo Scheer,
mardi 27 mai 2008
J'ai reçu ce matin ce courriel de Stéphane Darnat qui m'a touché. L'expérience de M@nuscrits a sans doute des aspects ludiques, elle fait parfois même l'objet de commentaires qui se veulent cyniques, mais elle reste avant tout, pour moi, une source d'émotion, celle que j'ai ressentie en lisant ce message.
"Tourner les pages de son texte au moyen d'un clic de souris est un sentiment extrêmement émouvant... On a beau savoir qu'il n'y a pas de sélection, qu'il n'y aura pas de tirage papier, qu'on sera peu lu, M@nuscrits <mailto:M@nuscrits> est une manière de publication qui donne le sentiment d'un travail accompli s'agissant d'un roman que l'on porte depuis deux ans (dans mon cas), qu'on a peaufiné, dont l'envoi à des éditeurs a donné lieu à des lettres-types de refus comme à des éloges ou témoignages d'émotion de grands éditeurs (qui le refusaient pour des raisons tout à fait logiques). Lire la suite
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dimanche 25 mai 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 25 mai 2008
Nouveau jeu proposé par Reb (dont la démission a été refusée) et afin de modérer d'autres excès homonymes durant les pauses : il s'agit de deviner à quel auteur correspond ce pastiche trouvé sur la toile. Lire la suite
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samedi 24 mai 2008
Par Léo Scheer,
samedi 24 mai 2008
La suppression de cette encyclopédie est proposée selon la procédure décrite sur Wikipédia: Encyclopédie à supprimer. (voir le débat)
Vous êtes invité à donner votre avis sur cette proposition.
Merci de ne pas retirer cet avertissement tant que la discussion n’est pas close.
À faire après la pose du bandeau
Cette Encyclopédie ne cite pas suffisamment ses sources.
Son contenu est donc sujet à caution. Wikipédia doit être fondée sur des sources fiables et indépendantes. Améliorez cette Encyclopédie en liant les informations à des sources, au
moyen de notes de bas de page (voir les recommandations).
(-) : Supprimer.
(+) : Maintenir.
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vendredi 23 mai 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 23 mai 2008
Nous y sommes. Cette période, imaginée par quelques intellectuels, où la "société de l'information" ne serait plus préoccupée que de démêler le "vrai" du "faux", inextricables, est devenue actuelle. En une semaine, la fausse annonce d'un décès, la publication de photographies "inédites" d'Hiroshima (Dans Le Monde, s'il vous plaît, mais qui, semble-t-il, n'avaient rien à voir avec Hiroshima), la découverte d'un "inédit" de Rimbaud, tous ces petits événements témoignent d'une course à l'information devenue un peu folle. La faute à qui? À l'internet, bien sûr, (au moins là dessus, tous les medias sont d'accord).
Nous avions créé, dans les années 80, avec quelques amis (Jean Baudrillard, Paul Virilio, Paolo Fabbri, Jean-Paul Curnier etc...) une "Agence Inter-Fax" (la Toile n'existait pas encore) qui s'était donné pour mission d'annoncer "ce qui n'avait pas eu lieu". Nous avons dû fermer notre petite Agence lorsque Baudrillard a fini par publier ''La Guerre du Golfe n'a pas eu lieu''. Cette rétropublication (avant l'heure) avait fait entrer la "notion" dans l'univers tangible de la réalité du livre.
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jeudi 22 mai 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 22 mai 2008
Apostrophes 13.03.1981. Il s'agit de Gerhard Heller chez Pivot, mais l'adresse de l'INA correspondante change tout le temps.
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Par Léo Scheer,
jeudi 22 mai 2008
Sur le site de Fattorius on peut lire le billet suivant daté du Mardi 20 mai 2008 :
"Des perles à supprimer sur Wikipedia
Il est fort intéressant de se balader dans les "pages à supprimer" de Wikipedia. Il s'agit d'une espèce d'inventaire à la Prévert des pages qu'un contributeur a jugées indignes de figurer propose à la suppression, faisant appel à l'avis de ses pairs. Avis pas toujours autorisés, hélas... on trouve donc parfois des perles là -dedans.
C'est justement là qu'une certaine Barberine a refait surface. Barberine? L'affaire date de novembre dernier. Désireuse d'envoyer un manuscrit aux éditions Leo Scheer, elle est à l'origine d'un dialogue auteur/éditeur dont l'un ou l'autre blog s'est fait l'écho, et qui a débouché sur la création des M@nuscrits chez l'éditeur. L'idée? Chacun peut envoyer le tapuscrit de son roman inédit à Leo Scheer, qui le publie sous une forme normalisée sur son site Internet, en le livrant au lectorat en ligne et en invitant chacun à commenter et à noter. Avec son texte "Rater mieux", Barberine a été la première à jouer ce jeu; elle a été suivie de pas mal d'autres.
L'affaire suivait son cours. Et pour moi, c'est justement sur Wikipedia qu'elle a refait surface. Leo Scheer y a en effet créé la page consacrée à la "rétropublication". Rétropublication, vous avez dit? C'est la technique consistant à publier sur papier un texte d'abord paru en ligne. Et c'est justement au manuscrit de Barberine que revient, selon l'article de Wikipedia, le redoutable honneur d'être le premier, en France, à être publié de la sorte. En anglais, on nomme le procédé "Reverse publishing"; apparemment assez neuve, elle aurait déjà des précédents dans le domaine anglophone.
Et voilà que l'article "Rétropublication" est menacé de passer à la poubelle: pas assez sourcé, pas assez connu, trop novateur comme concept. Que penser des avis de ceux qui proposent l'article à la suppression? Certains suggèrent même de créer d'abord l'article en anglais, comme s'il fallait toujours être à la traîne des wikipédiens anglophones. Je me suis permis de ramener mon grain de sel en ce qui concerne la proposition de supprimer, en votant pour la conservation de l'article. Puisque le procédé existe, il a sa place dans l'encyclopédie dite libre! Sans compter qu'on est en droit de penser que Leo Scheer connaît son métier d'éditeur, et en parle en connaissance de cause.
Et en guise de conclusion, je dirai qu'on se réjouit de voir le livre de Barberine!"
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mercredi 21 mai 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 21 mai 2008
Le 19 mai 2008, l'excellent spécialiste de Rimbaud : Jean-Jacques Lefrère et le non moins excellent Marc-Edouard Nabe venaient lire chez Taddei dans "Ce soir ou jamais" un inédit de Rimbaud récemment découvert par Patrick Taliercio à Charlestown : Le rêve de Bismark.
Il est à noter que sur Wikipedia, où nous savons que les sources sont particulièrement surveillées, l'article est déjà présenté, avec certitude, comme un faux. (Le 22 mai, ce paragraphe de Wikipedia avait étrangement disparu.)
Cette histoire me fait penser aux débuts du Collège de 'Pataphysique et à La chasse spirituelle, ce "faux Rimbaud" démasqué par A. Breton, qui avait été écrit par Emmanuel Peillet avec ses élèves. Il se trouve que Jean Baudrillard, qui en faisait partie au lycée de Reims, m'avait un jour confié avoir participé à l'écriture de ces poèmes de Rimbaud. Le pseudo utilisé par le wanabe Rimbaud pour envoyer ses articles au journal Le Progrès des Ardennes est particulièrement troublant puisqu'il signait : Jean Baudry.
Voici l'article reproduit sur le site de Jean Petit.
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mardi 20 mai 2008
Par Léo Scheer,
mardi 20 mai 2008
À Macha, qui le trouvait en forme, George-s a répondu : "Non, Macha, c'est pas trop la forme, tu vois, on va dire. J'crois que j'déprime un peu…". Je pense que même Clément Rosset n'aurait pas résisté à ce strip-tease.
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dimanche 18 mai 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 18 mai 2008
En m'appuyant sur les commentaires du billet N°550 : Reverse publishing du 13 mai 2008, et retenant le mot trouvé par les Seds dans le commentaire N° 10 : Rétropublication, j'ai créé l'article suivant sur Wikipedia :
La rétropublication est une publication par un éditeur traditionnel d'un manuscrit mis en ligne et accessible gratuitement sur le net, sous la forme d'un livre destiné à être vendu en librairie. Ainsi l'édition du livre Rater mieux de Barberine, issu de l'expérience des M@nuscrits mis en ligne gratuitement sur le site des Éditions Léo Scheer, est la première tentative de retropublication dans le domaine littéraire en France. La rétropublication peut se traduire en anglais par reverse publishing comme dans le cas de la publication par Bertelsmann de Wikipedia.
Peu de temps après un bandeau apparaissait demandant la suppression de cet article :
La suppression de cette page est proposée selon la procédure décrite sur Wikipédia:Pages à supprimer. (voir le débat)
(Voir pour référence les critères d'admissibilité des articles sur Wikipédia.)
Vous êtes invité à donner votre avis sur cette proposition.
Merci de ne pas retirer cet avertissement tant que la discussion n'est pas close.
Les motifs invoqués sont les suivants :
Cet article ou cette section ne cite pas suffisamment ses sources.
Son contenu est donc sujet à caution. Wikipédia doit être fondée sur des sources fiables et indépendantes. Améliorez cet article en liant les informations à des sources, au moyen de notes de bas de page (voir les recommandations). (posé le 17 mai 2008).
Voici la discussion telle qu'elle se présente sur Wikipedia :
Manque liens vers M@nuscrits et tous les sites mentionnés. Idéalement, il faudrait créer la page reverse publishing sur Wikipedia en anglais.
--Mamazon (d) 17 mai 2008 Ã 21:07 (CEST)
Mamazon, j'ai mis un lien à partir du mot M@nuscrits vers la page du site des Éditions Léo Scheer les présentant. Sinon, il bruisse que le nom commun barberine soit, dans le langage courant, synonyme de rétropublication ! Christian.
Néologisme et concept modifier
Bonjour. Ce mot semble être un néologisme. Y a-t-il des sources fiables pour étayer le concept de rétropublication et sa pertinence à figurer dans une encyclopédie ? Merci. --Laurent N. D 17 mai 2008 à 21:33 (CEST)
Laurent, c'est effectivement un néologisme récent dont la fermentation se fait ici : Blog des Editions Léo Scheer ; néologisme comme peut l'être le "reverse publishing" ayant en particulier trait à l'expérience du passage de wikipedia d'internet en édition papier (pendant que Larousse, pour prendre un exemple récent, fait l'inverse). Merci, toutefois, d'être attentif à l'apparition de nouveaux articles comme celui-ci dont la pertinence ne pourra être vérifiée que par l'usage. Christian Domec (je n'ai pas mon compte wikipedia à portée de micro).
Wikipédia n'a pas pour rôle de lancer de nouveaux concepts ou produits, mais de relater du savoir suffisamment établi pour que des sources de qualité puissent permettre de bâtir un article. La pertinence doit précéder l'article sur Wikipédia et non l'inverse. Pour ces raisons, je lance une procédure de discussion à la suppression de cet article. --Laurent N. D 17 mai 2008 à 23:36 (CEST)
Laurent, je vous comprends. Cependant lorsque je vois, par exemple, cet article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 qui est long et uniquement basé sur un concept marketing et, dit l'article, créé par un éditeur Tim O’Reilly ; nous voyons dans la section critique quelques arguments qui critiquent, de fait, la présence de ce terme. La question est donc de savoir à quel moment un néologisme intègre wikipedia ou comme dit Humpty Dumpty qui est le maître. Christian D.
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jeudi 15 mai 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 15 mai 2008
Sur cette idée de Reb : "Billet sous lequel tous ceux qui écrivent placeront les quelques lignes (une dizaine au maximum) qui les ont fait écrire, celles qui ont décidé de tout. Et ceci, sans aucun autre commentaire et surtout, sans préciser l'écrivain qui en est l'auteur."
Vous les transmettez dans le fil des commentaires, et je les inscris dans l'ordre chronologique de leur réception. (Le texte du commentaire sera mis hors ligne.)
Voici (avec les 160 premiers commentaires au 21.06.08) : Lire la suite
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mercredi 14 mai 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 14 mai 2008
La Librairie la Terrasse de Gutenberg, à Paris 12ème, organise le jeudi 5 juin à 18h un débat entre Paul Veyne et Didier Eribon
sur l’œuvre et la pensée de Michel Foucault :
FOUCAULT HIER ET AUJOURD’HUI
Le jeudi 5 juin 2008 à 18h à Librairie la Terrasse de Gutenberg
9 rue Emilio Castelar, Paris 12eme
tel 0143074215, M° Ledru Rollin
Paul Veyne est historien, il a récemment publié Comment notre monde est devenu chrétien (Albin Michel) et Michel Foucault, sa pensée, sa personne (Albin Michel).
Didier Eribon est philosophe. Il est l’auteur d’une biographie de Michel Foucault (Flammarion) et il a publié l’année dernière D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française (Leo Scheer).
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mardi 13 mai 2008
Par Léo Scheer,
mardi 13 mai 2008
J'aime voir apparaître des mots nouveaux qui viennent qualifier une pratique émergente, cela permet de mieux comprendre ce qu'on est en train de faire. Le reverse publishing va donc devenir la nouvelle marotte. Il est curieux de constater que ce qui va le lancer : la publication papier de l'encyclopédie Wikipedia par Bertelsmann, est annoncé avant même qu'un article le définisse dans ce dictionnaire en ligne (je ne pourrai donc pas proposer de lien. Mais nous devrions l'écrire et le signer pour Wikipedia.).
En fait, avec la sortie en librairie de Rater mieux de Barberine cet automne, nous entrons dans le cercle des pionniers du "reverse publishing" en France. Il est vrai que nous avions pris un peu d'avance avec Chronic'art, il y a quelques années; mais était-ce déjà du "reverse publishing" ou ce nom doit il rester réservé à l'édition de livres? Il nous reste à créer le mot français. Publication inverse? Édition renversée? En tous cas, pas Publication Retournée! Il vaut mieux bannir cette racine (retour).
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Par Léo Scheer,
mardi 13 mai 2008
Désolé pour cette panne intervenue dans la nuit vers une heure du matin, peut-être provoquée par l'afflux des retours du WE de la Pentecôte.
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lundi 12 mai 2008
Par Léo Scheer,
lundi 12 mai 2008

Demain, mardi 13 mai, nous allons présenter les livres de la "rentrée" aux représentants de Flammarion. Nous vous les dévoilerons progressivement dans les jours qui viennent. Voici déjà la couverture à plat que Laure Mazzega à ramenée de l'imprimerie Laballery à Clamecy (Nièvre) mercredi dernier.
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samedi 10 mai 2008
Par Léo Scheer,
samedi 10 mai 2008
Nous en étions aux premiers chapitres du "conte" d'Éric Vigne : Le livre et l'éditeur, et nous avions commencé à faire des calculs : pour un livre vendu 10 € HT nous avons 0,75 € pour le distributeur, 3,75 € € pour le libraire, 1 € pour la diffusion (représentants), soit 5,5 € qui transitent par le groupe distributeur/diffuseur (paiement à 3 mois). Ensuite 2€ pour l'imprimeur, 1,5 € pour le travail sur le texte (corrections, littéraire, maquette) 1 € pour l'auteur. Reste : 0,5 pour l'éditeur et ses charges fixes. La question est : comment le numérique est-il susceptible de modifier cette économie?
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mercredi 7 mai 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 7 mai 2008
J'espère que tout le monde aura remarqué et admiré cette "couverture-concept" inspirée de notre travail avec Jean-Pierre Raynaud à qui elle rend hommage. Je repense à ce magnifique roman où Hélène Bessette "évoque son exil en Suisse à la recherche d’un pays moins hostile à ce qui est considéré comme une activité marginale – l’écriture" en lisant cet article de Rue89 qu'elle aurait peut-être aimé (avec une illustration également "concept"). Je ne sais pas si c'est depuis que F.W. réside à Lausanne, mais il se passe des choses dans ce pays. Je ne parle pas que de cet engouement national qui fait fleurir ces couleurs sur toutes les librairies (parait-il) ni du "raidissement" que traduisent les projets soumis au votes. Dans son article, Robert Zimmerman nous explique que "le pays des matins calmes et des soirs paisibles est secoué par une histoire rocambolesque d’élu du peuple pris en flagrant délit de "coke attitude". Xavier Bagnoud, 40 ans, marié, député démocrate-chrétien (PDC), au parlement du canton du Valais, s’est en effet fait pincer le nez dans le sachet de poudre. Dans une vidéo distribuée à différents médias, on peut voir le Valaisan de droite, nu comme un ver. L’homme du parti de la famille raconte à une femme, qui le filme avec son téléphone, qu’il a acheté sa poudre "chez les Blacks à Lausanne". Il dessine ensuite une ligne sur une table et la sniffe." (Je n'ai pas retrouvé la vidéo sur le net, ce qui représente, en soi, une étrangeté supplémentaire.)
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mardi 6 mai 2008
Par Léo Scheer,
mardi 6 mai 2008
Ici (dans les librairies) et maintenant (6 mai, an 40) le RALBUM est là , avec Éric Chevillard, François Bon, Emmanuel Tugny, Éric Meunié, Nathalie Quintane, Nathalie Talec, Stéphane Bérard, Jérôme Mauche, Olivier Mellano, Yann Linaar, Arm, Claire Guezengar, Laure Limongi, David Wahl. Et ce n'est qu'un début.
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Par Léo Scheer,
mardi 6 mai 2008

Proposition de Christian pour le classement des M@nuscrits.
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lundi 5 mai 2008
Par Léo Scheer,
lundi 5 mai 2008
On regrette parfois que les auteurs ne participent pas plus souvent aux discussions sur les blogs. Celui-ci est d'ailleurs un des rares où ils le font. Je pense aux débats passionnants avec Saphia Azzeddine ou Nicolas Jones-Gorlin et, plus récemment à la lettre de Gabriel Matzneff. Voyant apparaître son nom, parfois utilisé par d'autres comme pseudo, je lui ai demandé d'ajouter un "signe de reconnaissance" afin de pouvoir vérifier l'origine de ses commentaires. À travers cet échange, m'est clairement apparu à quel point l'anonymat devenait un obstacle.
"Ce qui gêne, m'écrit Gabriel Matzneff, c'est le côté "lettre anonyme". Hier, seuls les minables envoyaient des lettres anonymes aux journaux et les rédacteurs en chef foutaient celles-ci directement au panier. Jamais un journal sérieux n'aurait publié une lettre non signée, sans les coordonnées précises du signataire. Aujourd'hui, sur Internet, nous, qui signons de notre nom, apparaissons à visage découvert, nous discutons courtoisement avec des inconnus (pas toujours courtois) qui signent Truc ou Machin, dont nous ignorons l'identité, dont nous ne savons pas si, derrière tel pseudo, se cache un vieillard à barbe blanche ou une jeune fille de quinze ans ; nous légitimons, par nos réponses, par notre courtoisie, cet anonymat de nos correspondants que je persiste à juger malsain, voire indécent. Nous pouvons remercier Dieu (s'il existe, ce qui n'est pas certain) qu'Internet n'ait pas fonctionné entre 1940 et 1944. Tu imagines les lettres de dénonciation à la police de Vichy ou à la Gestapo, qui furent déjà trop nombreuses, si les anonymes sycophantes avaient eu à leur disposition la toile infinie des blogs !!!".
Des exemples fréquents démontrent à quel point ces dérives peuvent conduire à une véritable pathologie, entre mégalomanie, paranoïa et délire de persécution et décourager ceux qui espéraient que le net serait un nouvel espace de la liberté d'expression. En fait, l'anonymat conduit à un "trollisme" global qui détourne un outil d'expression culturelle pour le transformer en espace d'inscription de symptômes pathologiques. Ce phénomène évoque, pour moi, une des caractéristiques des espaces collectifs : il y a, depuis toujours, cette idée que ce qui est collectif, au lieu d'être perçu comme la propriété de tous, est considéré comme n'appartenant à personne, et donc destiné à être vandalisé. Je pensais à cela à propos des Velibs, dont le saccage récent est particulièrement révélateur. Comment faire? N'aurait-il pas été souhaitable de proposer, dès le début de l'Internet, des règles internes comparables à celles de la presse écrite. Il n'est peut-être pas trop tard pour y penser.
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dimanche 4 mai 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 4 mai 2008
25 commentaires

vendredi 2 mai 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 2 mai 2008
Le néologisme "Diotope" intrigue; voici la préface du livre Diotopes de Bruno Aveillan écrite par Marcos Lutyens, qui est "éclairante".
"En Colombie, dans la culture Tairona, les jeunes enfants choisis
pour devenir chaman sont mis à l’écart de la société.
Leur isolement s’inscrit dans la tradition Tairona selon laquelle les apprentis doivent être élevés dans une obscurité totale.
Durant toute leur enfance et leur adolescence, ils se lèveront dès le coucher du soleil, se formeront pendant la nuit, et se retireront avant le lever du jour.
Les nuits de pleine lune, les apprentis devront couvrir leur tête et leur visage comme des habitants du désert se protégeant du soleil.
En renonçant à voir normalement, les apprentis apprennent Ã
compter sur une perception sensorielle autre que celle de leurs
yeux, forçant leurs capacités intuitives à s’épanouir.
Une fois leur apprentissage terminé, les chamans sont replongés dans le cycle normal du jour et de la nuit, mais le changement profondément ancré dans leur hiérarchie sensorielle aura des conséquences infinies sur leur façon de percevoir le monde. Imaginez l’éblouissement de ces tous jeunes “prophètes� Tairona lorsqu’ils sont exposés pour la première fois à la forme explicite du monde extérieur en pleine
lumière. Lire la suite
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jeudi 1 mai 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 1 mai 2008
Je repense à cette scène rocambolesque du prix Goncourt 2005 attribué à François Weyergans pour Trois jours chez ma mère, alors que Michel Houellebecq, grand favori, attendait devant Drouant en compagnie de Clément. J'ai appelé F.W. pour le réveiller, en lui disant : "C'est toi. Il faut y aller." "Mais non, m'avait-il répondu, c'est Houellebecq.". J'y repense en lisant ce passage du texte de Lucie Ceccaldi : L'innocente, qui parait chez Scali : «Avec Michel Houellebecq, mon fils, on pourra commencer à se reparler le jour où il ira sur la place publique, ses Particules élémentaires dans la main, et qu'il dira : “Je suis un menteur, je suis un imposteur, j'ai été un parasite, je n'ai jamais rien fait de ma vie, que du mal à tous ceux qui m'ont entouré. Et je demande pardon�.»
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