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vendredi 25 septembre 2009
Par Léo Scheer,
vendredi 25 septembre 2009
Demain, samedi 26 septembre à 14h, je participerai à une table ronde organisée par Abeline Majorelle de Chroniques de la rentrée littéraire sur le thème : La critique et le bloggeur littéraire et son intégration dans des stratégies d'édition. Ce Bookcamp aura lieu à La Cantine, 151 rue Montmartre, 12 passage des Panoramas, 75 002 Paris.
C'est un sujet qui commence à intéresser beaucoup de monde comme l'écrit Julie Malaure, le 24-09-2009, dans Valeurs Actuelles (Article signalé par Stalker à qui je dois probablement d'y être mentionné), peut-être une nouvelle façon de comprendre le titre de ce journal :
Le tout-à-l'ego des blogs littéraires
Internet. Quand la critique de livres se fait sur les écrans.Tour d'horizon du meilleur et du pire.
Par Julie Malaure, le 24-09-2009
Quelle influence ont-ils sur le monde de l’édition ? Sont-ils prescripteurs auprès du public ? Ou ne s’agit-il que de “beaucoup de bruit pour rien” ?
Ils s’appellent Polémikoeur, White Spirit, Ouam-Chotte, Clopine Trouillefou, Pag, et ils commentent, discutent ou déblatèrent, selon la polémique du jour, sur une échelle qui va du dithyrambe à la diatribe dans les salons littéraires du XXIe siècle : les blogs. Lire la suite
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lundi 21 septembre 2009
Par Léo Scheer,
lundi 21 septembre 2009
Emmanuel Pierrat est notre avocat, il est aussi l'auteur de plusieurs livres aux ELS, nous sommes associés dans les éditions Cartouche, Emmanuel est un ami, au point qu'il a accepté de suivre, en personne, les négociations avec l'avocat de l'hébergeur de Wrath pour notre affaire de diffamation. Comme il est insomniaque et qu'il lui restait quelques heures pour s'activer, il a lancé un blog judiciaro-littéraire d'un genre nouveau (subtil et drôle) qu'il faudra suivre de près.
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Par Léo Scheer,
lundi 21 septembre 2009
Tournant important dans la courte histoire du Web dans le domaine du livre : Isabelle AVELINE vient de décider d'interrompre le réseau social de lecteurs ZAZIWEB après 13 année d'existence. Comment comprendre cet événement et ce qui peut en découler?Explications dans un billet sur son site : Lire la suite
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samedi 19 septembre 2009
Par Léo Scheer,
samedi 19 septembre 2009

J'avais annoncé le passage de Saphia chez Ruquier, je n'ai pas eu le temps de le faire pour le Grand Journal de Canal+. Comme c'est "multi-diffusé" c'est aussi l'occasion de montrer une autre photographie de la série de Julien Cauvin et d'évoquer la suite des Confidences à Allah : après le théâtre, une adaptation au cinéma réalisée par l'auteur. Je crois bien qu'il y a écrit TRAVAILLE sur le tableau.
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Par Léo Scheer,
samedi 19 septembre 2009
Maurice Rheims, le père de Nathalie, n'était pas, comme le dit Hélène Carrère d'Encausse, et comme il le pensait lui même : "une exception à la règle" mais "un homme exceptionnel". Se retrouvaient chez lui des aspects qui ne se rencontrent que très rarement chez une même personne : séduction et malice, mais aussi gentillesse et bonté profonde; légèreté, curiosité, élégance absolue mêlés à une distance sans illusions dans la quête tragique de la beauté, celle des objets, des êtres, des femmes. C'est la personne la plus extraordinaire que j'ai rencontré et il fut, pour moi, un deuxième père. Il est présent dans chacun des livres de Nathalie, en particulier dans Les Fleurs du silence et Le Rêve de Balthus.
Nathalie ne voulait pas une rencontre conventionnelle. Connaissant son goût pour l'image et ses dons de conteur, elle lui proposa de faire, ensemble, une émission de télévision consacrée à l'art qui reprendrait le titre de son célèbre livre : Haute Curiosité. Nous avons réalisé la maquette d'un magazine mensuel d'investigation sur les dessous du monde et du marché de l'art. (Une autre façon d'aborder ce sujet si difficile à traiter à la télévision). Le fait d'être le producteur de cet homme qui m'impressionnait et de sentir qu'il dépendait un peu de moi pour sa présence à l'antenne, (ce qui lui importait au plus haut point), fut une bonne entrée en matière.
L'émission, proposée à Antenne 2 fut immédiatement acceptée par Sylvie Genevoix qui dirigeait alors les programmes culturels de la chaîne, puis diffusée pendant trois ans (87-90) tous les mois et co-présentée par Claude Sérillon, qui venait d'être renvoyé du 20h pour des raisons politiques et qu'une telle proximité avec un ami intime de Jacques Chirac ne pouvait qu'aider à "sortir du placard". Bizarrement, il n'en reste aucune trace sur le site de l'INA. (Les enquêtes menées avec une grande liberté n'étaient peut-être pas du goût de tout le monde, peut-être même au sein du Conseil d'Administration de la chaîne.)
Maurice Rheims, né en 1910, avait, lorsqu'il présentait son émission, entre 77 et 80 ans et il s'amusait comme un jeune homme; il ressemblait au personnage de L'Homme pressé de son ami Paul Morand.
En travaillant avec lui pour cette émission, en vivant avec lui, j'ai découvert son rapport magique, quasi chamanique avec les oeuvres et les objets. Ainsi, ce fameux Fauteuil N°32 (Celui de l'Académie) qu'il occupait depuis 1976 et qu'il aimait tant. J'ai cru apercevoir son sourire et un clin d'oeil malicieux à l'idée qu'il n'y était toujours pas remplacé et que son éloge sous la coupole n'avait toujours pas été prononcé.
Préviously on Bio/Blog : Episode N° (1), (2), (3), (4), (5), (6), (7), (8), (9), (10), (11), (12), (13), (14), (15), (16), (17)
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mardi 15 septembre 2009
Par Léo Scheer,
mardi 15 septembre 2009
Post Sriptum pour un 2ème roman :
"Saphia Azzeddine avait publié chez Léo Scheer Confidences à Allah. Ce premier roman remarqué a fait l'objet d'une adaptation théâtrale saluée par la critique.
Dans son nouveau roman, Mon père est femme de ménage, Saphia Azzeddine a choisi comme héros Paul, un adolescent que tout le monde appelle Polo, et qui vit dans une de ces cités pour pauvres et miséreux de la région parisienne. Le gamin a honte de sa famille et il a des raisons d'avoir honte, Paul: son père est un prolétaire qui fait la femme de ménage, métaphore employée pour remplacer le politiquement correct “technicien de surface”, sa mère est une espèce de monstre égoïste et inculte qui passe ses journées vautrée à regarder la télévision (même la cuisine, elle est trop feignante pour la faire debout); sa soeur, enfin, est une “pouffe” dont les deux seules ambitions sont d'apprendre à poser des faux ongles et de gagner le concours de beauté régional. Lire la suite
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lundi 14 septembre 2009
Par Léo Scheer,
lundi 14 septembre 2009
Hier, dimanche 13 sxeptembre 2009, Anne-Françoise professeur de lettres à Mulhouse a publié une analyse intéressante de La Chambre de Jean-Clet Martin (Deuxième livre de la collection M@nuscrits) sur le site DE SEUIL EN SEUIL qui s'ouvre par cette phrase de Paul Celan : Fais que ton oeil dans la chambre soit une bougie, ton regard une mèche, fais moi être assez aveugle pour l'allumer, phrase qui convient particulièrement au livre de Jean-Clet Martin, professeur de philosophie, dont La Chambre est le premier roman. Cette note, par sa limpidité, sa simplicité, contredit l'idée fausse de livre difficile.
"Qu’y a-t-il à l’origine d’un roman ? Trop souvent, le besoin presque maladif de se raconter, de donner une importance démesurée à sa petite vie. Le piège de l’autofiction guette la plupart des auteurs d’aujourd’hui, réduisant l’écriture romanesque à un exercice nombriliste et, il faut l’avouer, peu intéressant pour le lecteur. Mais parfois, le hasard (ou le destin) favorise la rencontre avec un texte hors norme, évitant avec intelligence et brio les embûches narcissiques dans lesquelles tombent très souvent les romanciers d’aujourd’hui. La Chambre de Jean-Clet Martin fait partie de ces heureuses et trop rares surprises…" Lire la suite
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samedi 12 septembre 2009
Par Léo Scheer,
samedi 12 septembre 2009
Dans la bibliothèque de Raphaël Labbé :
Les séditions de Karl Mengel collection M@nuscrit éditions Léo Scheer
Le web a provoqué des mutations lourdes, médiatiques et stylistiques, il suffit de regarder la presse pour s’en convaincre. Ainsi, il m’est souvent arrivé dans des conversations autour de l’écriture d’évoquer la possibilité d’une forme nouvelle: une écriture « numérique ». Les hypothèses qui reviennent souvent sont celles du multimédia ou de l’hyper textualité… mais on parle alors de la forme et pas du fond. Et bien cher lecteur je suis heureux de vous présenter un texte qui a été nourrit au sein numérique.
Commençons par l’histoire : Le narrateur, officiellement traducteur aux Nations unies est en réalité un agent multiple. Par cela j’entends qu’il a retourné sa veste et a revêtu tellement d’identités que l’on ne serait dire si c’est agent double, triple ou quintuple. On est donc plongé dans le bain du roman d’espionnage à Le carré ou à la Clancy mais Jason Bourne n’a qu’a bien se tenir car son petit frère Karl Mengel qui est un digital native est encore plus difficile à attraper. Captcha me if you can ! Lire la suite
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vendredi 11 septembre 2009
Par Léo Scheer,
vendredi 11 septembre 2009
Oui, j'avais oublié de mettre en ligne le premier billet consacré au livre de Karl Mengel, celui d'Alex sur son blog le 25 août.
"Who the fuck is Karl Mengel ?
En dépit de quelques ridicules tentatives visant à intituler quelques fausses pistes, nul ne le sait vraiment.
Et ce ne sont pas les fragments dicibles des Séditions qui nous aideront à y voir plus clair.
Les Séditions ne s'encombrent pas de convenances, de présentations formelles, d'une structure narrative classique ni même s'un décor avec lequel on pourrait se familiariser.
Vous êtes dans la nuit, noire, à espérer vaguement que vos yeux finiront par s'habituer à l'obscurité et, qu'à terme, vous y verrez quelque chose.
Et puis un éclair, vif, qui zèbre le ciel et qui vous éblouit.
Vous avez tout juste le temps d'entre-apercevoir le lieu dans lequel vous vous trouvez que, déjà, vous replongez dans l'obscurité.
Vous n'avez pas le temps de vous interroger, de vous demander si vous avez bien vu ce que vous croyez avoir vu, car un autre éclair vous aveugle et c'est un nouveau décor qui s'esquisse sous vos yeux, qui s'ouvrent de plus en plus grand à mesure que vous tournez les pages. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
vendredi 11 septembre 2009
Sur son blog de l'Obs, Peggy Sastre parle du livre de Karl Mengel : Les Séditions (Coll M@nuscrits) :
"Je sens mon cœur battre sous les trois badges de sécurité que j'ai autour du cou.
J'avais de l'appréhension à lire ce livre. La peur de connaître déjà les textes, de m'ennuyer, de voir l'artifice : pourquoi imprimer sur papier des textes déjà très bien sur Internet. Pour la gloire ? Pour le statut ? Pour l'objet, qu'on offre ou transmet plus facilement qu'une url, encore bloquée pour cause de fracture numérique ? Bref, je ne voyais pas ce fameux intérêt de passer du virtuel au réel, brick and mortar – surtout que, oui, la chose n'était pas vraiment manufacturée pour devenir un best-seller, fond comme forme, et c'est là un compliment. Lire la suite
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Par Léo Scheer,
vendredi 11 septembre 2009
Voici la sélection du Prix Renaudot-Essai :
François Mauriac, biographie intime, de Jean-Luc Barré (Fayard)
Un cœur intelligent, d'Alain Finkielkraut (Stock)
Carnets noirs, de Gabriel Matzneff (éd. Léo Scheer)
Le Lièvre de Patagonie, de Claude Lanzmann (Gallimard)
Proclamation du Prix par le Jury le 2 novembre 2009.
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mercredi 9 septembre 2009
Par Léo Scheer,
mercredi 9 septembre 2009
Le troisième livre de Nora Hamdi, publié par les ELS : Les Enlacés, sortira en librairie le 6 janvier 2010.
Nora Hamdi a adapté son premier roman : ''Des Poupées et des anges'' au cinéma dans un film qu'elle a réalisé elle même. Sorti en salle en 2008, il n'a pas encore été édité en DVD (nous espérons qu'il le sera en janvier 2010 en même temps que notre livre.
En attendant, vous pourrez voir Des Poupées et des anges avec Leïla Bekhti sur Canal +
- le Mardi 15 septembre à 23h55
- Jeudi 17 septembre à 10h45
- Lundi 21 septembre: 3h20
Voici la bande annonce du film :
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mardi 8 septembre 2009
Par Léo Scheer,
mardi 8 septembre 2009
Les auteurs en lice sont :
David Boratav, Murmures à Beyoglu, Gallimard.
Raymond Federman, Les carcasses, Léo Scheer / LaureLi
Hélène Frappat, Par effraction , Allia.
Frédéric Junqua, Kart, Léo Scheer / LaureLi
Jérôme Lafargue, Dans les ombres sylvestres, Quidam.
Dany Laferrière, L'énigme du retour, Grasset.
Jean-Marc Lovay, Tout là-bas avec Capolino,Editions Zoé.
Catherine Mavrikakis, Le ciel de Bay City, Sabine Wespieser.
Lyonel Trouillot, Yanvalou pour Charlie, Actes Sud.
Stéphane Velut, Cadence, Christian Bourgois.
Noémi Lefebvre, L'Autoportrait bleu, Verticales.
Thierry Hesse, Démon, L'Olivier.
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Par Léo Scheer,
mardi 8 septembre 2009
Pour ceux qui découvrent Saphia Azzeddine à l'occasion de la sortie de Mon père est femme de ménage ("une des plus épatantes surprises de la rentrée littéraire" selon Isabelle Bourgeois de Avantages, voici un entretien réalisé par le nouveau magazine Grazia,
L'interview blender de Saphia Azzeddine
Dans le paysage de la rentrée littéraire, Saphia Azzeddine signe un second roman touchant et drôle : Mon père est femme de ménage(Léo Scheer). Dans l'univers de Grazia.fr, l'interview blender est une interview dans tous les sens.
Chaque semaine, un invité choisit de répondre (ou pas) à nos questions avouables (ou non). Saphia Azzeddine est notre première auteur à s'y coller, voici ses réponses.
Nom : Azzeddine Saphia
Age : "Une femme qui vous dit son vrai âge pourrait vous dire n'importe quoi" (Oscar Wilde)
Nationalité : Française et marocaine
MODE :
Vos musts : des escarpins compensés Maloles, un chatouche beige et la Oui-Oui de Dior.
Votre fashion blocage : le pantacourt, les chaussures à bout carrés, les jupes à frange, les pulls à message, le mauve, les bottes avec les orteils découverts.
Votre dernier achat compulsif : les ballerines en plastique à cinq euros chez Leclerc, de toutes les couleurs.
Votre dernier caprice : des escarpins Armani, trop hauts.
Votre prochaine lubie : des boots compensées Louboutin trop hautes, encore.
Un accessoire : Le Birkin d'Hermès
Dans votre sac : un Carmex, 4,20 euros minimum pour un thé et ma clé.
Un designer : Giorgio Armani
BEAUTE :
Un moment de détente : devant "En terre inconnue" sur France 2
Un parfum : 24 Faubourg d'Hermès
Jamais sans : khôl
Un sport : j'aimerais tellement…
CUISINE :
Salé ou sucré ? L'un puis l'autre.
Votre arme de séduction gastronomique : le sikok (couscous avec du lait caillé). C'est peut être pour ça que je suis célibataire.
Votre péché mignon : un Yes mais ça n'existe plus alors les Donuts au sucre de chez Champion
Votre food blocage : l'aigre doux
LIFESTYLE :
Une expression : Ssssttttaaaaddddiiirrrreeee? (à n'importe quel propos, n'importe quand)
Un mot : Audacieux
Un juron : Kes Emik (en arabe qui veut dire littéralement "Le vagin de ta mère")
Une rue de Paris : Rue de l'Université, là ou tout a commencé
Une nationalité : je n'aime pas ça.
Une adresse : Wasteland, 7428 Melrose Ave
La pire question : "Vous vous sentez plus française ou marocaine ?" (avec un sourire niais en prime)
Une ville : Beyrouth
Une pièce de votre appartement : mon appartement fait une pièce hahaha
Un lieu de rêve : l'Amanpuri à Phuket
La faute de mauvais goût : la french manucure longue et carrée avec incrustation de brillant.
Un plaisir inavouable : éternuer très très fort la bouche ouverte quand je suis seule et m'essuyer avec l'avant bras.
Une phobie : la foule dans les parcs d'attraction
Un moment sacré : le gouter.
Dans votre voiture : je klaxonne
Un moment de solitude : quand je dis la phrase de trop
Le métier dont vous rêviez enfant : anthropologue (pour l'allure du mot)
CULTURE :
Un héros littéraire : Le père de Polo (héros de Mon père est femme de ménage, ndlr)
Le personnage d'une série : Chandler dans Friends
Un tableau :L'odalisque en ré de Wygor Abramstella
Un film culte :Nos plus belles années (de Sydney Pollack) et Affreux, sales et méchants (d'Ettore Scola)
Votre playlist en voiture : Pitbull (1234) et Angus&Julia Stone (Paper Aeroplane)
SEXE :
Votre point G : la nuque
Une arme de séduction : Faire rire (mais quand même bien habillée et bien maquillée)
Une scène de film ou littéraire : Dans Les femmes de ses rêves, quand Ben Stiller part en lune de miel à Cabo et qu'il se rend compte sur l'autoroute qu'il a épousé une folle…
Pour vous la femme Grazia c'est… un cocktail de Rachel Weisz, Stéphanie Seymour et Rania de Jordanie.
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lundi 7 septembre 2009
Par Léo Scheer,
lundi 7 septembre 2009
Une double page d'entretien avec Thierry Guichard dans LE MATRICULE DES ANGES (N° I06 Septembre 2009) à la rubrique : ÉDITEUR, c'est une forme de consécration pour Laure Limongi qui dirige avec passion et talent LaureLi, un peu plus qu'une collection, une véritable maison d'édition. Voici l'entretien :
Les chevaux de Laure
Figure de l’Internet littéraire (de Facebook à Dailymotion en passant par son blog et Myspace), Laure Limongi écrit des livres, compose de la musique, se produit sur scène et dirige la collection« Laureli » aux Éditions Léo Scheer où elle publie des proses à la modernité affichée.
On aurait plutot imaginé la collection « Laureli » du côté d’Oberkampf que de ce huitième arrondissement clinquant qui héberge les Éditions Léo Scheer. Chics et compassés, les commerces ici affichent des prix qui ressemblent à des plaisanteries et les vitrines des galeries d’art exposent des bustes de Napoléon. Laure Limongi, seule rescapée d’une canicuIe qui a vidé les locaux de la maison d’édition, avoue qu’elle rêve aussi d’autres horizons ; ça tombe bien : le lendemain de notre rencontre elle s’envolera pour Ie Brésil où un colloque et des vacances I’attendent. Cette jeune Bastiaise de 33 ans semble avoir trouve le moyen de marier la littérature à une vie proche de celles de musiciens, sauce rock. Ses pages sur Facebook témoignent de soirées ici ou là, là ou ici, littéraires ou musicales ou les deux à la fois. Les livres qu’elle publie montrent une certaine fascination pour les icônes (de Sœur Sourire à Marlon Brando, en passant par Elvis qu’elle-meme a couche sur Ie papier dans Fonction Elvis), un goût pour la musique, les images télévisuelles, et un penchant pour les éléments lumineux de la modernité.
Un penchant qui s’explique par Ie fait qu’elle reçut une solide initiation à la poésie contemporaine grâce à Jean-Marie Gleize qu’elle rencontre alors qu’elle est en Prépa à Aix-en-Provence. Ces années d’études (elle a 18 ans quand elle débarque de Corse) sont primordiales à sa formation : elle rencontre notamment Christophe Hanna, Michel Crozatier, Nathalie Quintane et Laurent Cauwet qu’elle va accompagner au sein de ses éditions Al Dante où elle dirigera sa première collection : « & » (créée en 2000). Elle y publie « cinq ou six essais » autour de cette poésie dont elle voudrait partager I’expérience. « & » stoppe sa production lorsque Laure Limongi publie son premier livre en tant qu’auteur : Éros Peccadille (Al Dante, 2002). Léo Scheer, qui a regroupé autour de sa maison d’édition des éditeurs indépendants lui confie la rédaction des argumentaires et la communication. En 2006, I’éditeur lui offre de diriger une collection et dessine même Ie logo de « Laureli ». Pour cette rentrée, Laure Limongi ajoute Kart un premier roman de Frédéric Junqua et deux titres de l’incroyable Raymond Federman, la réédition de La Fourrure de ma tante Rachel et Les Carcasses (dont une version avait été publiée par la librairie Olympique de Bordeaux) aux 22 titres du catalogue.
-AG. Laure Limongi, lorsque vous créez en 2006 « Laureli » quel en est le projet ?
-LL. C’est une collection qui s’inscrit clairement dans Ie roman, mais pas dans Ie roman traditionnel. L’image que j’ai eue en tête dès le début, c’est celIe de chevaux de Troie lancés dans un monde de communication épanchée. Ce sont des formes qui peuvent se fondre dans Ie paysage romanesque mais qui recèlent beaucoup de petites bombes formelles, d’idées en elles.
- Avec Ie désir que ces livres mettent en péril le genre dans Iequel ils se rangent ?
- Oui. Je ne crois plus trop à des genres hermétiques les uns aux autres. Je mets « roman » sur les couvertures de mes livres, pour un côté un peu poIémique et pour les faire entrer par la grande porte. Si je ne mets pas I’étiquette « roman » aux livres de Daniel Foucard, on va les ranger en poésie alors qu’il n’écrit pas de poésie, et il ne va pas exister du tout, parce que les gens qui lisent la poésie, quand ils vont feuilleter Foucard, ils vont Ie trouver trop romanesque. II y a plein de malentendus de la sorte qu’il faut essayer de biaiser avec les outils de l’édition, par Ie biais des couvertures, de codes typographiques. J’essaie d’avoir des couvertures attractive ou d’adapter les typos au livre, comme dans Sister Sourire ou dans Écrivains en séries où il y a des polices de caractères différentes. Lire la suite
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samedi 5 septembre 2009
Par Léo Scheer,
samedi 5 septembre 2009

Pour la première de son émission On n'est pas couché, ce soir, samedi 5 septembre 2009 à 23h, Laurent Ruquier reçoit Saphia Azzeddine pour Mon père est femme de ménage. C'est le livre de la rentrée littéraire qui a été sélectionné par l'équipe de Catherine Barma pour ouvrir cette nouvelle saison. Je crois qu'ils l'ont beaucoup aimé, ce qui est assez rare pour être souligné.
@Photographie : Julien Cauvin.
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jeudi 3 septembre 2009
Par Léo Scheer,
jeudi 3 septembre 2009
Pour une oeuvre comme celle d'Éric Vuillard, la conquête des medias est une expédition aussi rude que celle décrite par lui dans Conquistadors. C'est une question de raréfaction de l'air et de difficulté à respirer à partir d'une certaine altitude. Chaque ligne imprimée dans la presse sur ce livre m'enchante; surtout lorsque ce sont des mots comme ceux de Claire Julliard dans le Nouvel Observateur d'aujourd'hui. Elle écrit :
"Éric Vuillard signe un quatrième roman d'une prodigieuse intensité. Non pas un roman historique mais un livre sur l'histoire, une réflexion sur la guerre et le pouvoir, un livre de moraliste d'une portée universelle. "On y voit s'ouvrir la tragédie de notre monde, celui où nous vivons, par un grand fait divers où la mappemonde, Dieu, l'or et la poudre se rencontrent."
Le résultat est une longue procession funèbre, une épopée de sang, de boue, d'une beauté sordide. Le récit d'un vertige et d'un désenchantement."
Ces quelques lignes sont très importantes pour moi car elles démontrent que la grandeur et la beauté de la littérature française peuvent encore toucher les critiques littéraires, et que tout cela n'est pas aussi "mort" qu'on le dit trop souvent.
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