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mercredi 20 octobre 2010
Par La rédaction, le
mercredi 20 octobre 2010 | Critique
La Revue littéraire n°49 (octobre 2010)
L'entrée de Marc-Édouard Nabe, avec L'Homme qui arrêta d'écrire, sur la deuxième liste du Renaudot (premier roman auto-édité, ou anti-édité, à se retrouver dans cette situation), est une bonne occasion pour lui de retrouver son ancien voisin de la rue de la Convention, Michel Houellebecq, également présent sur cette liste, ce qui est une surprise moins vive, et pour nous d'étudier la relation entre les deux écrivains.
Photo : les nabiennes du salon du livre.
Abeline Majorel. Créatrice de chroniquesdelarentréelittéraire.com et du Grand Prix littéraire du web, pigiste, traductrice et auteur à ses heures perdues.
Abeline Majorel
La Carte et le Territoire : un roman nabien
Si la lecture de La Carte et le Territoire fait songer si fort à L’Homme qui arrêta d’écrire, c’est que Michel Houellebecq n’a jamais aussi mal caché son intérêt pour Marc-Édouard Nabe, en particulier pour ses romans. Toutes les caractéristiques de L’Homme sont dans La Carte : le narrateur en demi-teinte, l’absence de scènes sexuelles, le narrateur dédoublé dans un autre artiste, l’art contemporain, les peoples utilisés comme personnages… Sans parler de la mort et de l’enterrement de l’auteur, qu’on trouvait déjà dans Je suis mort (1998), et de la présence d’un flic enquêteur (autre double) qui était le sujet même de Alain Zannini (2002).
Nous avons demandé à Abeline Majorel d’enquêter sur ce voisinage.
L. S. & F. G. Lire la suite
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mercredi 6 octobre 2010
Par La rédaction, le
mercredi 6 octobre 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine français
Photographie : Douglas Fairbanks jr. dans Sinbad le marin de Richard Wallace (1947). © Martha Holmes.
Salim Bachi, Amours et aventures de Sindbad le Marin, Gallimard, 272 pages, 17,90 euros
par Ania Vercasson
Salim Bachi est désormais un romancier reconnu. Reprenant certains thèmes favoris que le lecteur aura pu découvrir dans ses précédents romans, à savoir la société algérienne, les voyages, l’imaginaire, le mythe et l’actuel, l’auteur nous plonge cette fois-ci au cœur des légendes et des contes ancestraux qui semblent trouver leur écho dans le monde moderne que nous arpentons jour après jour. Bienvenu, donc, dans une littérature qui semble retrouver ses origines. Lire la suite
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vendredi 1 octobre 2010
Par Florent Georgesco, le
vendredi 1 octobre 2010 | Édition
Je suis heureux de vous annoncer ce qui n'est plus une surprise, mais demeure pour moi un enchantement : la mise en vente, à partir d'aujourd'hui, sur internet d'abord (chez l'éditeur), du Gabriel Matzneff que j'ai eu l'honneur de diriger aux Éditions du Sandre. Il sera en librairie dans une dizaine de jours.
Ce gros livre (368 pages, grand format – similaire à celui des « Cahiers de l'Herne ») ressortit au genre des « Mélanges », que le Trésor de la langue française définit comme « un ouvrage composé d'articles réunis et dédiés à un maître par ses amis, ses collaborateurs, ses disciples, en hommage à ce maître et portant sur la discipline dans laquelle il s'est distingué ». Il y a là en effet, sinon des collaborateurs de Matzneff, quelques-uns de ses amis, de ses disciples, de ses lecteurs, certains universitaires, d'autres écrivains, tous talentueux. De même, l'hommage est permanent, rendu aussi bien à Gabriel qu'à la discipline dans laquelle il se distingue aujourd'hui comme hier : la littérature, que chacun de nos petits travaux entend fêter, dans cet esprit de plaisir qui anime, par définition, tout matznévien. Tel était du moins le but, que je crois atteint.
Comme l'écrit l'obscur préfacier de l'ensemble : « Les auteurs des textes que vous allez lire forment un club de privilégiés. Ils ont en commun un amour pour l’œuvre de Gabriel Matzneff, cela va de soi ; mais, plus que n’importe quels commentateurs de n’importe quelle œuvre, ils partagent l’expérience d’un plaisir qui n’a cessé de se renouveler. Vous ne trouverez pas ici de doctes salmigondis, d’esprit de sérieux ou de parades conceptuelles, vous ne serez pas entraînés dans un vol plané au milieu des nuées. Vous trouverez de l’érudition, de la rigueur, certes, mais avant toute chose, et en toute chose, la célébration de cette chance qui nous a été octroyée, de la joie profonde que nous donne la fréquentation du monde de Matzneff. »
Je recopie ci-dessous le sommaire. Ensuite, il n'y aura plus qu'une chose à faire : vous savez laquelle. Lire la suite
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samedi 25 septembre 2010
Par La rédaction, le
samedi 25 septembre 2010 | Textes
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Ariane Lüthi est l'auteur de Vers une poétique de la note (Zurich, Druckerei der Zentralstelle, 2007) et Pratique et poétique de la note chez Georges Perros et Philippe Jaccottet (Éditions du Sandre, 2009). Elle a participé à divers ouvrages collectifs, et a publié, avec Sylvain Kerandoux, une édition du Flaubert de Maupassant (La Part commune, 2007). Elle collabore entre autres à Acta fabula, ALKEMIE (Timisoara), CCP, Euresis, Europe, Revue de Belles-Lettres (Genève) et Variations (Berne). À paraître en 2010 : Joseph Joubert (La Part commune).
Image : Caspar David Friedrich, Moine au bord de la mer (1809-1810), © BPK, Berlin, Dist RMN – Jörg P. Anders.
Ariane Lüthi
Chez l’artiste en son absence
Le Quantique des quantiques d’Alberto Velasco
Certains écrivains vivent et meurent dans l’ombre, et leur vie ne commence pour nous qu’après leur mort. Quinze ans après le décès d’Alberto Velasco (1963-1995) paraît ainsi une vingtaine de nouvelles de cet auteur qui n’avait jamais rien publié de son vivant. Qui était ce jeune créateur, écrivain et plasticien homosexuel mort du sida à l’âge de trente-deux ans ? Fils d’un ouvrier et d’une femme au foyer espagnols, Alberto Velasco grandit en banlieue parisienne ; élève brillant, spécialement doué pour le dessin et l’écriture, il entre en 1983 à l’École normale supérieure, en section histoire. Cinq ans plus tard, il se révolte contre l’institution et quitte la rue d’Ulm. En 1988, il découvre sa séropositivité et se jette dans la photographie, l’assemblage, la peinture, la sculpture, sans pour autant abandonner l’écriture qui restera toujours pour lui une activité parallèle à la création plastique. Sa santé décline constamment, le corps ne fonctionne plus comme autrefois, mais il résiste. C’est durant ces années de lutte qu’Alberto Velasco écrit Le Quantique des quantiques. Quelques mois après son achèvement, le 25 septembre 1995, il succombe à un sarcome de Kaposi diagnostiqué trop tard. Ses œuvres et objets sont dispersés chez une vingtaine de ses amis. Lire la suite
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vendredi 24 septembre 2010
Par La rédaction, le
vendredi 24 septembre 2010 | Édition
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mardi 21 septembre 2010
Par La rédaction, le
mardi 21 septembre 2010 | Textes
La Revue littéraire n°49 (à paraître en octobre)
Henry de Montherlant est mort le 21 septembre 1972, il y a précisément trente-huit ans aujourd'hui. Christian Lançon raconte ses derniers instants.
Christian Lançon. Né en 1957. A collaboré à une dizaine de journaux et revues. Amateur de pamphlets, il se frotta au genre avec Une taupe chez Chirac (Les Belles-Lettres, 1997) et cosigna avec Dominique Lacout un hommage à un expert en la matière, La mise à mort de Jean-Edern Hallier (Presses de la Renaissance, 2006).
Christian Lançon
La dernière journée de Montherlant
J’ai vécu comme j’ai voulu ; je mourrai comme il me plaira.
(Pétrone, dans Quo Vadis de Henryk Sienkiewicz.)
Au début de 1904, Riry, garçonnet de huit ans, se voit offrir par sa grand-mère une édition pour la jeunesse de Quo Vadis, le roman du Polonais Sienkiewicz qui fait alors fureur. Les malheurs de la jeune Lygie, chrétienne des catacombes persécutée par l’horrible Néron, feront vibrer, pense la pieuse dame, la fibre catholique du petit garçon. Grossière erreur. Son petit-fils saute les pages consacrées à l’apôtre Pierre et s’enflamme pour l’hédoniste Pétrone, l’« arbitre des élégances » de la cour de Néron, dont il adopte illico l’excitant programme : faire de sa vie une œuvre d’art. À douze ans, révélation : son héros a existé. Il a même signé un roman quelque peu canaille, Le Satiricon, dont Riry va faire ses délices. Plus tard, en lisant Tacite, il découvrira à quelle source Sienkiewicz a puisé. Il comprendra surtout que l’auteur de Quo Vadis a sacrément brodé : le portrait de Pétrone dans les Annales ne fait pas trente lignes. Mais Riry se soucie de la vérité historique comme de son premier biberon. Il a tôt fait de trancher, le seul et vrai Pétrone, c’est celui de Quo Vadis, et ce, pour une raison irrécusable : avec lui, son imagination galope bien plus loin qu’avec celui de Tacite. Lire la suite
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lundi 20 septembre 2010
Par La rédaction, le
lundi 20 septembre 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine français
2. Michaël Ferrier, Anne-Sylvie Sprenger & Dominique Barbéris Lire la suite
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mercredi 15 septembre 2010
Par Florent Georgesco, le
mercredi 15 septembre 2010 | Édition
Voici à quoi j'ai consacré mon été. Je vous reparlerai de ce travail, mais je ne pouvais pas, en ce jour faste, faire autrement que vous annoncer la prochaine parution de ce premier ouvrage collectif consacré à l'œuvre de Gabriel Matzneff, à paraître aux Éditions du Sandre.

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mardi 14 septembre 2010
Par La rédaction, le
mardi 14 septembre 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine français
1. Jean-Philippe Domecq, Virginie Mouzat & Fabrice Gabriel Lire la suite
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lundi 13 septembre 2010
Par La rédaction, le
lundi 13 septembre 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine français
Photographie : Claro par Olivier Roller.
Claro, CosmoZ, Actes Sud, 496 pages, 22,80 euros
par Laure Limongi
Cher lecteur,
On a essayé de ne pas donner dans le méchant vilain spoiler.
Mais comme CosmoZ parle du Magicien d’Oz, on en raconte l’intrigue pour pouvoir expliquer comment et pourquoi l’auteur… enfin, vous voyez, quoi. Alors si ça fait trente ans que vous attendez de dévorer ce livre de L. Frank Baum ou de voir le film homonyme où l’on chante « Somewhere over the rainbow »… Eh bien, faites-le avant de lire cet article.
De surcroît, depuis la lecture de CosmoZ, on cherche à inventer un mot plus fort qu’« adorer » – là on est entre « aduldorer » et « gosténérer » –, alors on n’a pas pu s’empêcher, c’était plus fort que nous, d’analyser certains éléments du texte, notamment en les mettant en rapport avec d’autres livres de Claro.
Donc si vous êtes du genre à préférer arriver vierge de tout commentaire dans une œuvre magistrale – un peu comme à la plage on ne saurait s’interdire le plaisir violent de la déferlante –, vous pouvez suspendre la lecture de ces lignes, vous ruer les yeux fermés chez votre libraire préféré et lire CosmoZ là, maintenant, tout de suite, avant que le monde n’explose.
Lire la suite sur l'excellent blog de Laure Limongi : rougelarsenrose.
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mercredi 8 septembre 2010
Par La rédaction, le
mercredi 8 septembre 2010 | Textes
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Marie-Magdeleine Lessana est psychanalyste et écrivain. Elle est l'auteur d'essais, dont Malaise dans la procréation (Albin Michel, 1998), Entre mère et fille : un ravage (Pauvert, 2000) ou Marilyn, portrait d'une apparition (Bayard, 2005), et de romans : Chambre d'accusation (Pauvert, 2002), Ne quittez pas (Maren Sell, 2006), Mon frère (Ramsay, 2009).
Photographie : le crash du G-ADVA CAPRICORNUS d'Imperial Airways, le 24 mars 1937 à Ouroux (source).
Marie-Magdeleine Lessana
Forest traverse les nuées du vieux vingtième siècle
Philippe Forest, Le Siècle des nuages
(Gallimard, 560 pages, 21,50 euros)
En refermant ce livre on regarde les nuages et le ciel autrement. Ou plutôt se ravive l’acuité de certaines visions éblouissantes de ciels incroyables, nuages élevés en cheminées vaporeuses gigantesques, filaments étirés par les vents comme des cheveux d’ange, coucher de soleil sur l’océan où l’horizon s’épaissit de rouge, parfois de vert ou de noir, gros nuages sombres annonçant l’orage sur la plaine ou vus de la fenêtre, ou d’un hublot d’avion de ligne, présences singulières en apparence solides au milieu desquelles l’autocar volant plonge ; ces nuages splendides et fugitifs qui ont frappé nos yeux ont laissé des souvenirs dont l’impact esthétique s’est dissous avec eux. La lecture de ce livre les fait revenir aigus. Au milieu d’eux, nous sommes embarqués dans la langue de Philippe Forest, raffinée, précise, sensuelle, aux phrases longues au rythme chantant. Optant pour le participe présent tout au long de ces pages, nous entraînant avec lui à suivre un homme qui traversa le « vieux vingtième siècle », comme il se plaît à le nommer, le siècle des nuages, ce monsieur étant son père, mort, tombé d’un coup sur la face, rue de la Procession à Paris un 26 novembre 1998. Le narrateur, fils, écrivant le roman de lui, personnage énigmatique, impénétrable, à quiconque et premièrement à lui-même, n’ayant pas cherché à trouver la raison du fil de sa vie, de ses choix, ni de sa vraie passion, l’aéronautique – aventure pionnière de ce « vieux vingtième siècle » –, pilote instructeur lors de la Deuxième Guerre mondiale, à la fin, puis pilote de ligne à la compagnie Air France, parce qu’il était « de son temps », homme honnête, droit, légaliste, catholique pratiquant, sans aucun mysticisme, incarnant des valeurs qui comportaient l’effort, l’application, la rigueur, la fidélité, même l’humilité, mais pas le doute. Philippe Forest écrit le roman de la vie de son père, dit banalement, et il écrit un roman du vingtième siècle, siècle de l’aviation et du cinéma. Car l’aéronautique est un véritable cinéma sublime, enthousiasmant, dangereux, et finalement monotone, au milieu de ceux-ci qui, eux, ne vieillissent pas, ne torturent pas et ne déçoivent pas : les nuages. Le narrateur, en place de fils qui semble payer son tribu à la mémoire d’un père, dont il a la même voix, les mêmes yeux, peu connu de lui et d’un siècle qui le dégoûte plutôt, cherche à construire une raison à ce géniteur. Il fait partir sa vocation de l’aéronautique ; un jour de mars 1937, son père, jeune homme ayant alors seize ans (je suis contaminée par le participe présent, décidément), aurait pu, ou aurait dû, assister au crash désastreux d’un hydravion de l’Imperial Airways amerrissant sur la Saône à Mâcon, ville où le garçon grandissait, qui percuta la montagne alentour, tuant passagers et pilotes. La contemplation de la carlingue éventrée et des cadavres aurait décidé pour lui. Lire la suite
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Par La rédaction, le
mercredi 8 septembre 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine étranger
2. Roberto Arlt, Hernán Ronsino & Abilio Estévez Lire la suite
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mercredi 25 août 2010
Par La rédaction, le
mercredi 25 août 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine étranger
Rodrigo Fresan, Le Fond du ciel, traduit de l’espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon, Le Seuil, 302 pages, 21 euros
par Bernard Le Saux
Tous ceux qui ont déjà ouvert un livre de Rodrigo Fresan connaissent le goût immodéré de ce dernier pour les postfaces à rallonge. L’occasion pour lui de préciser ses intentions mais avant tout de révéler, avec un souci de quasi exhaustivité, les sources alimentant son œuvre, ces sources que beaucoup s’efforcent au contraire d’offusquer. Ce sont donc autant de coups de projecteurs qu’il donne sur des influences multiples, hautement revendiquées, et qui mettent en lumière des grands aînés appartenant le plus souvent à une littérature expérimentale radicale (Philip K. Dick, J. G. Ballard, Kurt Vonnegut…), une littérature transgénique dont il faut bien reconnaître qu’elle puise presque exclusivement au tuf anglo-saxon et semble inexistante ailleurs, notamment sous nos cieux tempérés, sauf quand l’effleure le Houellebecq de La Possibilité d’une île ou s’en réclame l’exilé Maurice G. Dantec. Ce sont encore des coups de projecteurs éclairant des influences cinématographiques (Stanley Kubrick, of course !) ou télévisuelles (la série La Quatrième Dimension), sans oublier cet activateur permanent d’inspiration constitué par un fond musical où le rock – des Pink Floyd aux Beatles en passant par Lloyd Cole – se taille la part du lion. Lire la suite
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mardi 24 août 2010
Par La rédaction, le
mardi 24 août 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine étranger
1. Robert Goolrick, Henrik B. Nilsson & Katherine Mosby Lire la suite
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lundi 23 août 2010
Par La rédaction, le
lundi 23 août 2010 | Critique
La Revue littéraire n°48 (septembre 2010)
Notes de lecture/Domaine étranger
Photographie : Will Self (© Chris Close).
Will Self, Le Livre de Dave, traduit de l’anglais par Robert Davreu, L’Olivier, 542 pages, 25 euros
par Vincent Wackenheim
Voilà un roman d’ingénieur, mais noir, et minutieusement construit, et joueur, un puzzle fait de deux histoires qui s’enchevêtrent, se nourrissent et se répondent, huit chapitres autour de la vie de Dave Rudman, chauffeur de taxi à Londres, et huit autres autour du prophète Gus, de Carl et d’Antonë, et des figures post-apocalyptiques qui vivent dans ce qui reste d’une Angleterre d’après le déluge, un chapelet d’îles appelé Ing pour Ingleterre, et la société sera obscurément religieuse, tout entière dévolue au culte de Dave et son Livre, meurtrière et mortifère, brutale et pas vraiment joyeuse.
Une construction qui tient de l’escalier à double révolution de Chambord : on gravit simultanément les deux volées de marches et on se fait des signes de la main par les jours de la narration, qui apparaissent et disparaissent au fur et à mesure que l’on progresse. Et pour rendre la construction plus à même de tenir le lecteur éveillé, chaque histoire se déploie en ordre dispersé, je veux dire sans respecter la marche habituelle de la chronologie, à la manière des quatre journées du Bruit et la Fureur. Lire la suite
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