Colombie. Un jeune garçon et son meilleur ami. Les trafics, la drogue, ils touchent à tout. Un jour, ils sont enlevés par des hommes plus forts et véreux. Ils se libèrent, ils les tuent, ils apprennent le goût de la mort. Ça rapporte. L’un devient tueur à gages, l’autre lui dit de se méfier. Il s’appelle Hernando. L’un croit qu’il se bat pour la cause jusqu’au moment où son commanditaire lui dit d’assassiner l’autre, Hernando…
Une petite ville au Japon. Avec des gens comme les autres, des familles, des enfants. Bien sûr il y a la guerre, bien sûr on n’aime pas les Américains, bien sûr la nourriture vient à manquer, le riz n’est pas aussi bon qu’avant et puis les gens n’ont pas trop le moral… mais enfin, tant que les oiseaux chantent encore au-dessus d’Hiroshima…
C’est un bateau rempli d’émigrants vietnamiens. Ils rêvent de l’Australie. Ils sont entassés dans la cale. Ils ne sont ni assis ni debout, il n’y a pas de place, il n’y a bientôt plus rien à manger ni à boire. Le bateau dérive, la terre ne vient pas, on jette les premiers cadavres par-dessus bord. Et puis il y a Maï, une jeune fille, et puis Quyen et son petit garçon, Truong. Il a 6 ans et déjà il ne croit plus à rien mais il chante comme s’il allait mourir demain. Il va mourir demain.
Il y en a sept. Sept très grandes nouvelles ou bien sept mini-romans au style incisif, aux phrases courtes et aux images renversantes. Dont on se remet à grand peine. Parce qu’on a qu’une envie, se laisser submerger par une émotion presque palpable, c’est cela la force de la littérature, voguer ensemble sur le même bateau. Celui de Nam Lé, un écrivain majeur. Il s’agit de le crier haut et fort !