Session musique électronique. Après les pionniers de la techno from Détroit, Richie Hawtin (aka Plastikman) et Jeff Mills, un DJ anglais s'est imposé, en marge de Berlin, avec son label Output : Trevor Jackson (aka Playgroup). Il produit notamment la chanteuse japonaise complètement déjantée Mu, dont les morceaux sont écrits par son mec, Maurice Fulton. Son titre le plus drôle est "Paris Hilton".

Pour les frenchies, je ne citerai jamais assez le travail remarquable effectué par le label Tigersushi, créé par Joakim. Parmi les disques que je préfère : Principle of Geometry, Lazard ("A Moutain for President", clip réalisé par l'artiste Camille Henrot), More GDM, Various Artists ou K.I.M., Miyage. Pour ses propres compositions, Joakim est produit par le label Versatile : son dernier album, Monsters and Silly Songs ("Lonely Hearts"). Ce label est dirigé par DJ Gilb'R, auteur de l'excellent Versatile Mixtape.

Chez Allia, un livre retrace une partie de l'histoire de la musique électronique, Modulations de Peter Shapiro. Mais il est beaucoup moins complet que celui sur le Post-Punk, il ne donne pas les références les plus actuelles, bien qu'il explique assez clairement les origines de la techno (Détroit) et de la house (Chicago).

Pour finir, de l'électro butch, soft-core et hyper sexy : les Lesbians on Ecstasy, "Tell me does she love the bass". Tout ce que j'aime, de la musique de filles dark et punk. Un dernier, pour le plaisir : "The Pleasure Principal" (étrangement illustré par un manga sur YouTube, mais ce qui compte c'est le son).