Pour me rapprocher du concept que je souhaite développer de « blog-mag » culturel et trendy, j’ai décidé de commencer par des courtes vidéos (3 mns environ) où je présenterais, face à ma webcam, les références culturelles qui n’ont pour critère de sélection, comme vous le savez, que mon quotidien en la matière.

Si j’ai vu un film de Billy Wilder de 1960 hier soir sur une chaîne cinéma, je peux en parler en même temps que du dernier opus de Pete Doherty, tout en lisant un extrait d’un roman à paraître, avant de faire un commentaire sur une émission de télé trash devant laquelle je me suis régalée. Sans jamais oublier, évidemment, une petite cession mode.

Eclectisme donc, mais aussi contournement de la sacro-sainte « actu », ce n’est pas le moment de la parution ou de la promotion qui prime, mais celui où je l’ai découvert, au hasard du quotidien. Transdisciplinaire et intemporel.

Modernité oui, bien sûr, mais avec des accents rétros : je vais faire la speakerine, cette vieille institution audiovisuelle qui manque cruellement et que les chaînes de télé n’arrivent pas à réinventer.

Le dispositif technique sera élémentaire, je me filme devant la webcam intégrée à mon ordinateur, les fonds et les costumes peuvent changer, mais il n’y aura pas de travail spécifique sur l’image, le cadre et la qualité de réalisation. C’est du lo-fi, tout simplement.

Je ne sais pas encore si je serai sage ou déjantée, ça dépendra des jours, mais j’espère que ce sera drôle et attractif car je risque gros cette fois-ci : montrer ma bobine aux internautes, chez moi, dans des conditions physiques ou morales pas toujours au maximum. Cette surexposition est très impressionnante et j’ai donc choisi de faire un partenariat de bloggeuses pour renforcer le contenu de chaque billet.

Le blog de Marilou se présentera sous la forme d’un texte écrit par mes amies : Les Fantomettes de la Mode, que j’accompagnerai de ma vidéo de présentation.

Si les deux supports se complètent, chacun gardera sa ligne éditoriale.

Les Fantomettes de la Mode, à l’inverse de moi, non seulement ne se montrent pas, mais elles se présentent sous pseudo, dans le plus strict anonymat. Leur vie est à l’opposé de la mienne, elles travaillent dans des bureaux extrêmement affairés autour de sujets graves et dans un monde exclusivement masculin. Ainsi, les Fantomettes ne rêvent que de mode, de lieux hype où on peut être féminine, des trucs de filles quoi. Telle une série HBO, elles nous feront partager leur quotidien avec fantaisie et humour décalé. Elles écrivent de leur côté, je réalise du mien. Mais la cohabitation de nos contributions me paraît complémentaire et originale.

Photo Copyright : Fauve Lapijower